‹ Traite de pharmacie theorique et pratique v. 2, 1870Chapitre 172 sur 494 · PHOSPHATE DE CHAUX · texte numérisé non relu

PHOSPHATE DE CHAUX

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Le phosphate de chaux employé en médecine est celui qui eiiste naturellement dans les os. Ce sel est le phosphate basique, dont la composition peut être représentée par la formule PhO*,5CaO. Le phosphate de chaux se présente sous la forme d'une poudre blanche, il est insipide, inodore, à peu prés insoluble dans l'eau, mais soluble dans les liqueurs acides; ce sel est associé dans les os à de faibles pro)H>rlions de phosphate de magnésie, de carbonate de chaui el d'oxyde de fer.

Les os calcinés entrent dans la préparation de la décoction blanche de Svdenham, el pour ce seul usage, on en consomme de très- ^ndes quantités; il- faut donner la préférence aux os de moutons, l»arcc qu'ils sont peu cohérents. La catcination des os s'eiécute de la it»tiière suivante : on dispose sur un rang de briques, placées de rliamp, une grille ordinaire de fourneau ; sur les câtès de celte grille, on élève avec de nouvelles briques et un peu de terre une espèce de tour carrée qui sert de fourneau, on place les os sur la grille en ayant soin de ne pas les tasser, el l'on allume un feu de charbon de bois sous la grille. Dientdt la graisse contenue dans les os s'enflamme, el elle continue à brûler en même temps que la matière animale se détrull. La chaleur se communique successivement aux couches supérieures, et, quand la combustion fmil d'elle-même, l'opération est terminée. On trie alors les os avec soin pour séparer loutes les parlies qui sont restées noires, et on les conserve pour les soumettre à une nouvelle calclnalion. Les os calcinés sont pulvérisés dans un mortier, passés au tamis de soie, et broyés enfin sur un porphyre, jusqu'à ce qu'ils soient réduits en poudre impalpable. On fait avec cette pâte de petits Irochisques que l'on sèche à l'étuve ou à l'air libre.

La porphyrisation des os calcinés esl une opération fort longue; on peut arriver à les obtenir en poudre irés-fine, en les précipitant de leur dissolution dans l'acide chlorhydrique. Voici le procédé employé par Soubeiran.

On pile les os et on les passe au tamis ; on met alors en contact à Troid Ti parties d'os avec 8 partîtes d'acide chlorhydrique A 3Ï*.

On agite de temps en temps le mélange, et si la matière est trop

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épaissie, on y ajoute un peu d'eau pour lui conserver une consistance de pâte molle. Après quelques jours, on délaye la niasse dans Teau, et Ton clarifie la liqueur par le filtre ou le repos.

On met alors dans une bassine de tôle 42 parties de carbonate de soude cristallisé dissous dans 40 parties d'eau ; un tiers de la bassine doit rester vide. On porte le liquidée l'ébullition; puis, entretenant un feu vif sous la bassine, on y verse peu à peu la dissolution du phosphate t*,alcique dans Tacide chlorhydrique, de manière à ne pas interrompre Tébullition. Quand toute la liqueur a été introduite, le liquide de la bassine doit rester légèrement alcalin; on laisse déposer, on décante, on lave le précipité à grande eau ; on le reçoit enfin sur une toile, on Tégoutte et on le divise en trochisques.

Au moment du contact du carbonate de soude avec la dissolution des os, Tacide carbonique se dégage et il se fait du chlorure sodique. U^ phosphate de chaux des os, n'étant plus maintenu en dissolution par Tacide, se dépose. Si la décomposition élait exécutée à froid, le précipité serait extrêmement gélatineux, et deviendrait dur et corné par la dessiccation ; mais à TébuUition, le phosphate de chaux, comme tous les précipités calciques, se condense; le lavage devient facile, et le sel ne prend pas de cohésion en séchant.

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