IV. : Iode
Limaille de fer 10
Carbonate de potasse pur, environ 26
On met dans une chaudière de fonte 10 parties d'eau froide ; on y ajoute successivement l'iode et le fer et l'on agite avec une spatule de fer jusqu'à ce que la liqueur soit en grande partie décolorée; on chauffe alors pour achever la réaction. Quand, au contraire, on opère sur des niasses considérables de produits, il est bon de n'ajouter l'iode que par fractions, car la chaleur qui résulte de la combinaison volatiliserait une quantité notable de ce corps.
La couleur de la solution est d'abord très-foncée, parce qu'il se fait un iodure de fer iodure, puis elle disparait, parce que le fer métallique s'empare de l'excès d'iode; on reconnaît que la réaction est terminée à ce que la liqueur présente la teinte verte propre aux
ioliuhk de potassiuh. stio
ifels ferreui. Alors on fillre et on lave l'excès de fer avec de l'eau que l'on ajoute à la première liqueur.
On verse dans celle dissolution d'iodu» ferreux un petit excès de carbonate de potasse jusqu'à ce qu'il oRd'y Tonner un précipité. 11 se produit de l'ioduie de potassium qui reste en dissolution et du carbonate de fer qui se dépose ; on fait bouillir pendant un quart d'heure pour donner de ta cohésion au carbonate de fer et faciliter sa séparation. Ce sel se précipite par le repos ; on le lave à plusieurs reprises à l'eau bouillante. Toutes les liqueurs sont réunies, et ou les évapore à siccitè dans une chaudière de fonte; le pi'oduit est de l'iodure de potassium mélangéd'un peu d'iudure de fer ; on le redissout dans 4 & 5 parties d'eau; on iiltrc, et l'on évapore pour faire cristalliser.
H. Gîrault prétend qu'il est avantageux de remplacer le fer par le linc ; les métaux èlranj^ers, et même le fer que le zinc peut contenir, restenl indissous si l'un a soin d'employer un cxcéule xinc, Ue plus, l'hj'drocarbonate de zijic qui se dépose, et qui Rlicnl de l'iod^' le perd tout entier à la chaleur rouge et Laisse de l'oxyde de linc que l'on peut uliliser. On opère la décomposition del'iodurf de tinc, en versant peu à peu ce si-1 jiréalablement dissous, dans uiui solution bouillante de carbonate de potasse, et en ayant soillbp laisser un faible excès de carhunale alcalin; on fdlre, et l'on fait é^porer.
Estai de l'iodure Je potassium. L'iodure de potassium du commerce peut n'avoir pas la pureté nécessaire pour l'usage médical ; il contient quelquefois des chlorures de potassium ou de sodium, souvent il est uiélangè accidentellement de bromure de potassium, d'iodate ou de carbonate de potasse.
Cour recomiaitre la présence des chlonireyicatins on précipite la solution d'iodure par un léger excès d'azotate d'argent. Le dépAl, bien bvê et rassemblé, est traité par une solution aqueuse d'annnoniaque> que l'on sépare après une digestion de quelques heures. Si cette Uqueur, neutralisée parl'acide sulfurîque étendu, donne un précipité blancetsecolorantenviuletsousl'innuenccdela radiation lumineuse, on peut conclure avec certitude à l'eiistencc d'un chlorure.
Le meilleur procédé pour déceler la présence d'un bromure alcalin a été donné par M. Personne. Il consiste à verser dans la dissolution d'iodure soupçonné un excès de sulfate de cuivre, on fait cusuile passer dans la liqueur un courant d'acide sulfureux, et roaflUrc. Oiî sépare sûisi l'iode à l'état d'iodure de cuivre. On met une portion du liquide surnageant dans un tube avec un peu d'eau chlorée qui sépare le broute, s'il existe, et qui se colore en jaune. Pour dttermiucr u. — ïir ûiT. 34
S70 HËblUHKHTS CUDIIQUES.
la proporlioii des deux sels, il faut sèclier et peser l'iodure de cuivre. Le bromure se dose en Roulant à la liqueur, après U séporalion de l'iode, une nouvelle qu^^U de sulfate de cuivre et d'acide sul- Aireux et faisant bouîllir'.^n peut également précipiter tout l'iode au moyen d'une solution d'azotate de protozydejle palladium, dont on enlève l'eicès au moyen de l'acide surhydrique qui prëdpite le palladium ; on détruit l'acide sulfhydrique disHOus par le sulfate de fer, et l'on filtre. Le brome doit être recherché dans cette dissolution.
Quand le poids du carbonate de potasse, contenu dans l'iodure de potssMu m, n'atteint pas4â5p. 100, il provient de l'habitude adoptée dans l'industrie de laisser un petit excès de ce sel dans les liqueurs, afin d'obtenir des cristaux d'iodurc de potassium opaques et moins altérables. En traitant dans un tube l'iodure de potassium mêlé de carbonate de potasse par de l'alcool à 90°, le carbonate se •épare en un liquide dense qui fait une vive efferveacence avec les tddea. '
Si l'iodure de potassium renferme de l'iodate de potasse, l'alcool i 90° doîDie un moyen simple de séparer ce sel, qui se reconnaît aisément à lu propriété qu'il possède d'activer la combustion des chaînons. Du reste, lorsquuHodure de potassium renferme de l'iodate de potasse, sa solution additionnée d'empois d'amidon et d'acide sullurique étendu, se colore en bleu.
L'iodure de potassium est un sel très-soluble, que l'on administre toi^ours en solution dans l'eau, sous la forme de potion ou de tisane. h la dose de 1/3 gramme i 1 gramme dans les maladies chroniques, et à celle de 2 à 8 grammes par jour dans les affections syphilitiques, quand il s'agit ^'enrayer promptement des accidents graves. L'iodure de potassium exerce parfois une action fâcheuse sur les voies digestives; il cause des douleurs d'estomac ou de la diarrhée ; si des accidents de ce genre se développent, on a proposé de l'employer à l'extérieur sous la forme de frictions.
SmOP DtODDBE DE POTASSIUM.
Pr. ; lodure de potusium ^
Eau distillée Î5
. Siro)i Ue sucre iiuwlare B50
Dlssolvci l'iodure de potassium dans l'eau distiUèe et mélangez la dissolution avec le sirop.
ÏO grammes de sirop contiennent 9'',S0 d'iodure de potassium.
lOUliRE IIK l>OTASSIU)l. Ï7I
EAU CAZEttSE lootniÊi:.
l'r. . lodurc àc potassium J^ 1 cr.
Eau t;.iiuu9C ;u[ic bouleillu; tliS
On introduit <lai)s une bouLcille l'iodure dissous dsns une pelil6 quantité d'eau, et l'on remplit d'eati gazeuse k la luaniëi'e ordinaire.
On peut encore débuitclier une bouteilli; d'eau gazeuse et y introduire rapidement l'ioduiv de polaxsiuin, on bouche immédiatement.
Chaque bouteille contient I {gramme d'iodurc de potassium.
POMIIADI': d'iODUHK de pnTASSIDH.
l'r. : lodurc de potisrium 4 K''.
Eau distillée i
Aïongc 3U
UîssolTez l'iodure de potassium dans l'eau, et lUIez la solutioai l'aionge en tilturaiit de façon à obtenir une pommade homogène. (Form. des lldpit.)
Quand l'aionge est récente, lu pomntade est incolore au moment où elle vient d'être préparée, mais elle jaunit peu à peu sous l'inllnence de fuir. Lorsque 1 iodurc de potassium est Kgéreinent alcalin, la pommade est blancbe et se conserve longtemps en cet état.
S l'aionge ii'e>t pas trés-fr;iiclie, la iiomiitade d'iodure de potassium est colorée, mi^me au moment où l'on vient de la préparer. Les acides libres de la gi-aisse rancc se combinent A une partie du potassium et mettent de l'iode en liberté.
Afin d'évitiT ces phénomènes. Deschamps a conseillé le premier lie pniparer la pommade iodurét.' à l'aide m la graisse bcntoinée.
La Vomnwule ttiodure de imlagiitim iodé s'obtient en iii(;orporaut à iO <jramities d'aionge benzoïnéc I gramme d'iode et Ti grammes d'ioduii' de potassium préalablement dissous dans environ 0 j;ranimcs ■l'eau distillée.
BAUNK lODUHË.
Pr. : lodure de poUMium ^
Alcool i IKK. 8
Faites dissoudre ; d'autre part :
Pr. : Savon aniiuil 3
Alcool i (»■ 5
Di»>olvez à une douce chaleur ; mélangez la secoiule aolutîoii en-
373 MÉDICAMENTS CUIHIQUES.
core l'iiaude avec la |irÈcë(lciite ; aromalisci uu moyen de quelques gouttes d'essence de citron, et partagez dans des flacons à lar^e ouverture. On obtient ainsi i^^esjtéce de gelée qui se conserve parfaitement. ^
Cette {iréparalion est employée avec succès en Suisse sous le nom de Gelée contre Ug^tre; on peut ajouter à ce médicament de l'iode, et obtenir un baume d'iodure iodé.
lODIlYDRATE D'AHHONIAQUE.
(lodnra d'anunoiiiiuB.)
Aill*,IHouAiI1«,I.
L'iodhydralc d'ammoniaque cristallise en cubes ; il est volatil, déliquescent, trés-soluble dans l'eau; il s'altère sous l'influence de l'oxy- ^ne de l'air, qu^^ combine avec une partie de riiydrojjène du composé et met de l'îode en liberté. Ce corps sitagle s'unit à l'iodliydrote d'ammoniaque et le colore.
Pour obtenir cette combinaison, on prépare une solution d'iodure de fer par le procédé qui a été décrit û l'ailicle lodure de pottuêiam, et l'on traite celte dissolution par le carbonate d'aimnoniaquc ; ou évapore la liqueur filtrée jusqu'à forte pellicule, et l'on fait cristalliser.
La dirUcultë qu'on éprouve a obtenir ce sel incolore dépend de l'altération qu'il subit au contact de l'air. Pour éviter cet accident il faut, pondant l 'évaporât ion, maintenir dans la liqueur un léger excès d'ammoniaque ; c'est surtout au moment où la cristallisation va s'elTcctuer que cetl^récauliun est nécessaire.
On fait égonller le sel et, s'il est coloré, on le lave dans un entonnoir avec de l'eau faiblement ammoniacale.
lODUElE DB BARYUM.
Bal.
L'iodffe de baryum L<st un sel incolore, doué d'une saveur ùcre, cristallisant sous la forme d'aij^uilles prismatiques; il osl déliquescent et trés-soluble dans l'eau. La dissolution d'iodure de baryu décompose au contact de l'air; il se sépare du carbonate de baryte, et il se praduit une solution colorée d'iodure de baryum ioduré. L'iodure de baryum a été employé par Lugol contre quelques engorgements acrofuleux. Il est inusité aujourd'hui.
IODE. in
pour préparer co sel, on prend le sulfure de baryuni obtenu par la calcination d'un mélange intime de baryte et de charbon. Après chaque traitement par l'eau distillée bouillante, on laisse déposer un instant <)aiis le matras, puis on décante la liquq^ limpide sans qu'il soit nécessaire de filtivr, et l'on y verse aussitôt une solution d'iodure ferreux qu'on se procure avec facilité en nii-ltant l'iode en contact avec l'eau distillée et un léger excès de fer en limaille.
1^ sulfure di' liaryum et^ t'iodnre de fer se dénmi posent rériproqueineitt en ioduri^ de liaryuiii solublc i>t en sulfure de fer insoluble. Ce dernier est souvent mélangé avec de l'oxyde de fer qui a été précipité par l'hydrate de baryte.
Quand on alleiiitle point de snturalion, on nilrd%nc petite quantité de la liqueur, et dès (juVIlc ne précipite plus par l'iodure de fer, ni par le sulfure de baryum, ce qui indique que la décom|insition est complète, ou liltre la solution qui est incolore, on la reçoit dans une capsule et l'on èvaport! au bain de saljlc jusqu'à pellicule. .Alors on retire la capsule et. par le refroidissement, il se forme di-.s cristaux d'iodure de baryum. On sépan! l' eau-mère qui est incolore, on fait égoutter les cristaux daus un entonnoir en verre, et aussitôt qu'il ne s'écoule plus de liquide, on les renferme dans un llacon i l'èmeri bien »ec et dont la grandeur doit être proportionnée à la quantité d'iodure que l'on veut y conserver. Lorsqu'on ne désire pas avoir l'iodure cristallisé, il faut évaporer de suite les liqueui'sjnsqu'àsiccilé, en agitant continuellenieni et à une douce chaleur. Dans celte opération, il est i^scnliel de ne pas laisser longtemps les liqueurs exposées à l'air, sans quoi elles se colorent.
pomuaue d'iodurr de bahtum.
Pr. : Ifidiiro de barîiim !0 («ni.
Alonge r* sr.
Hélez.