‹ Traite de pharmacie theorique et pratique v. 2, 1870Chapitre 202 sur 494 · BULFDRI DE CHAUX «EC · texte numérisé non relu

BULFDRI DE CHAUX «EC

(roia de ■aoTi* Mkaba.)

Pr. : SulTure de chiui liquitfe. Q. T.

Faites évaporera siccilé.

4W HÉDICAHEATS G

Le Codex préfère le mode o|Aatoire suivant :

Pe. . Soufre t

Chaux éleinte 3

Eau 5

On mélange toutes ces maliëreB dans une terrine vernissée, et l'on fait bouillir, en agitant, jusqu'à ce que la matière puisse se prendre en masse par le refroidlssemenl. On coule alors sur un marbre, et l'on renferme le sulfure encore chaud dans un vase que l'on bouche ' avec soin. 11 se présente sous la forme d'une masse verddlre opaque que l'eau dissout presque totalement en se colorant en jaune orangé.

Le produit de cette opération est un mélange de chaux, de sulfure de calcium et d'hyposulfrie de chaux.

On trouve dans les ouvrages de chimie des procédés fort différents ponr la préparation du sulfure de calcium.

1' On calcine un mélange de 8 p. de sulfate de chaux et de 3 p. de charbon, auquel on ajoute un peu d'huile. Ce yocédé donne du protosnlfiire de calcium pur ou presque pur; mais il exige pour réussir une chaleur considérable qu'il n'est pas facile de produire dans tous les laboratoires.'

3" On chauffe un mélange de8 p. soufre et de 14 p. chaui en poudre. On obtient un mélange d'une petite quantité de sulfate de chaux et de sulfure de calcium uni à beaucoup de chaux indécomposèe. Cela tient à ce qu'une grande partie du soufre se volatilise sans agir sur la chaux.

Le sulfure de chaux est peu usité. Il a été employé contre la gale sous le nom de poudre de Pjfaorel ; sa solution, employée en frictions, réussit Irés-bien contre cette maladie. On l'associe à 6 ou 8 parties d'axonge pour faire une pommade contre les dartres. On lui préfère pour les bains, les sulfures de potassium et de sodium.

g Vil. — SULFURE, DE CARBONE.

es'.

Le Sulfure de carbone, découvert en 1796 par Lampadius, est liquide, incolore, trés-moliile doué d'uue odeur très-désagréable. Sa densité est de 1,39, & 0> et de 1.871 à -(-1&*. Il bout à-|- 46*,3. Il n'est pas sensiblement soluble dans l'eau, i laquelle il communique néanmoins son odeur; il se dissout en toutes proportions dans l'alcool et dans pluùeurs huiles grasses et volatiles.

Le Miiruie de carbone dissout en grandes proportions l'iode, le

SULFURE DR CAllBOΌ.

Ivanl du caou-

fioufre et le phosphdre norninl ; il est le meilleur d tchouc, surtoul lorsqu'il est mèlati^iî avec une petite proportion d'alcool.

Pour préparer ie sulfure de carbone, on prend une cornue en terre tubulée {fig. 2ii, el l'on y adapte un lube de porcelaine qui descend Jusque «ers le fond. Un remplit la cornue de charbon et on lute la jointure avec du lut argileux. On nduptc une allonge et un flacon contenant un peu d'eau . Quand le charbon contenu dans la cornue est incandescent, on introduit de temps â autre un fragment de soufre par la tubulure qu'on referme aussitôt. "^' "■

La fabricalion du sulfure de carbone est aujourd'hui exclusivement industrielle-, cependant si l'on voulait le préparer dans un lalioraloire, on devrait donny la préférence à l'appareil suivant, fig. 25.

On introduit des tragmenls iti: braise dans un tube de porcelaine qui est diauffé au roujçe dans un fourneau à réverbère allongé. On donne, au moyen de briques, une légèiv inclinaison au fourneau el «1 tube de porcelaine chargé de charbon. Une dos extrémités du tttbe est en cornmunicalion avec une allonge de verre, dont le bec recourbé se rend dans un récipient renfermant de l'eau, et plongeant dans de l'eau froide ou de la glace ; l'autre extrémité se ferme â volonté, au moyen d'un long bouchon de liège. Un introduit par ce bout du lube

410 HeDEGAHENTS CDIUQUES.

des fragments de soufre ; celui-d, eoub l'influence de Is chaleurdu fourneau, entre eni^ision, s'écoule dans la partie U plus chaude du tube, s'y volatilise et se combine avec les couches de charbon inr^ndescenl qu'il traverse à l'état de vapeur. On renouvelle l'addition de soufre, i mesure que la production du sulfure de carbone se ralentit ou cesse.

Le sulfure de carbone se condense dans le flacon et forme une couebe dense au fond de l'eau ; il est séparé de celle-ci sur un entonnoir ou à l'aide d'une pipette, et rectillè au bain-marie dans une cornue de verre, après avoir été déshydraté, au moyen du chlorure de calcium fondu.

Le sulfure de carbone peut retenir une combinaison sulfurée fétide, dont on le débarrasse après cette première rectification, en le mettant en contact pendant vingt-quatre heures avec 5/1000 de chlorure mercurique finement pulvérisé. Le liquide est décanté, mélangé avec son poids d'une huile inodore et distillé.

Ce procédé de purification a été indiqué j|v H. Cloéi ; un autre a été employé par Hillon, il consiste à laisser pendant quelques joui':^ le sulfure rectifié digérer sur du cuivre réduit.

Le sulfure de carbunflHii'a pas encore reçu d'applications régulières à la Ihêrapculique ; il possëdo des propriétés aneslhésiques qui ne peuvent être utilisces, en raison de son odeur, etsurtout des dangers qui résultent de son inlialation. Il a été employé comme agent emménagogue et à titre de médicament antigoulteui. Le froid qu'il produit en s' évaporant a permis de l'appliquer à l'anesthésie locale.

DES PRÉPARATIONS DU PHOSt'HORE.

PBOaFBOBI.

Ph.

Le phosphore est un métalloïde découvert par Brandt, en 1669. Ce corps simple fut d'abord extrait des phosphates de l'urine, par Brattdt et parKuncbel ; c'est à (!ahn (1769) qu'est duc la démonstration de sa présence dans les os, et à Scheele (1786) que remonte la description du procédé actuel de préparation. ,

Le phosphore se présente sous trois états allotropiques différents : 1* le phosphore niirmal ou cristallisable; 3° le phosphore rouge ou amorphe ; 3° le phosphore noir. Le phosphore normal i seul reçu quelques applications thérapeutiques.

Le phosphore normal est un corps solide présentant à la température ordinaire U consistance de la cire, il est incolore et Iranslncide. Densité à + 10» = 1,85. Point de fusion + 44* ,5. Point

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