PHOSPHORE
d'ébuUition + 390°. La Tapeur du photphore est incolore et possède uiie densité égale i 4,5.
Le phosphore est insoluble dans l'eau, il se dissout en proportion notable dans l'alcool, l'ëlher, les corps gras, certaines huiles volatiles ; son meilleur dissolvant est le sulfure de carbone. On fait usage de ce liquide pour séparer le phosphore normal du phosphore amorphe qui est complètement insoluble dans ce véhicule.
PRÏTARATim DD PHOSPHORIi.
Pr. : Oi caidnés et pulvérisés IS
Acide suiruric|ue à 1,84 dcm 9
Eiu S.(l.
On choisit de préférence les os de mouton qui sont moins compactes et plus faciles à attaquer.
Dans un vase de plomb, on prépare avec les os pulvérisés et une quantité sufHsante d'eau une bouillie claire, ft laquelle on ajoute peu à peu l'acide sulfurique. Il se produit une efTervescence très-vive d'acide carbonique. La matière s'échaiifTe et s'épaissit; on la délaye au moyen d'une petite qiiantilé d'eau, aCn q|||elle ne prenne pas trop de consistance, et on l'abandonne A elle-même pendant 24 heures. Alors on l' étend over de l'eau bouillsnle, et l'on filtre sur une toile. On lave A l'eau bouillante la matière jetée sur le filtre, et l'on ajoute la liqueur de lavage aux premières portions du liquide. On évapore toutes les liqueurs dans une chaudière de plomb jusqu'aux trois quarts, et l'on sépare le dépât de sulfate de chaux qui s'est formé ; on remet sur le feu ; on évapore en consistance de sirop ; on ajoute au liquide 4 à 5 fois son volume d'eau, et l'on filtre. On lave la matière restée sur le filtre avec un peu d'eau que l'on réunit à la première solution, et l'on évapore le tout dans une chaudière de fonte jusqu'à consistance de sirop épais.
On mâle à celui-ci le quart de son poids de charbon de bois pulvérisé, et l'on achève la dessiccation sur le feu. Le mélange est irhauffèe jusqu'à ce quoja fond de la bassine soit presque rouge. On remplit alors avec la ||)liére une excellente cornue de grès bien lutèc. On la place dans un fourneau à réverbère, et l'on adapte A son col une allonge en cuivre qui va plinger dans un récipient de cuivre contenant une couche d'eau ; ce récipient porte à sa partie supérieure une tubulure destinée à donner issue aux g«x produits pendant l'opération. On enduit exactement avec du lut gras recouvert d'une couche de plfltre la jonction del'allongeet delà cornue. Le niveau de l'eau dans le récipient en cuivre ne doit déposer que
MËDICAHENTS CEmiQUES.
dequelques mtl'imètres l'ouTerture latérale qui reçoit le phosphore ; car une pression légère sufllt pour faire pénétrer les Tapeurs de phosphore à travers les paruis poreuses de la cornue, et diminue de beaucoup le rendement. Lorsqu'on opère sur une seule cornue, on se sert d'un fourneau A réverbère ; si l'on a plusieurs cornues k chauffer on fait usage d'un four di^sé comme dam la figure 26.
Fig SB
Les luts étant bien secs, on porte lentement la cornue au rouge; pendant toute la durée de l'opération, on a ratlenlion de ne jamais mettre de charbon noir en contact avec la cornue : car une variation brusque de la température pourrait entraîner sa rupture. A partir de ce moment, on entretient un feu actif dans le fourneau. U se dégage d'abord des gaz qui ne s'enflamment pas spontanément; mais, au bout d'un certain temps, le phosphore commence ft paraître, et sa distillation est constamment accompagnée d'un développement de gai inflammables. Leur dégagement sert même de guide pour diriger le feu ; s'il est trop fort, on bouche la porte du cendrier; s'il se fait avec trop de lenteur, on active le feu.
Lorsque, le feu étant trés-vif, les gaz ceiHpt de se dégager, l'opération est terminée, et on laisse refroidir ^(areil.
Les phénomènes qui s'accomplissent dans les phases successives
de cette préparation sAit les suivants. Le phosphate tribasique des
08 traité p.ir l'acide sulfurique perd S équivalents de chaui etsecoo-
verlit en phosphate soluhle monocalcîque ou phosphate acide de cliaus.
PliO',3C«0 + ÏSO».HO = PliO»,C«0,tPO« + ÏSO'.CiO.
Le i^MMidiale acide de chaux mélangé au choriion et calcine avec