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L'essence pure d'amandes amèrcs n'est pas employée en médeciuc. L'aldéhyde benzoîque existe dam l'Eau dittitlée d'amandn amères et dans l'Ë. d. de laurier-cerise ; elle leur communique son odeur aro-
iSe HÉDIGANKNTS CniMOUES.
matique Irès-agréable, mais ne paraît jouer qu'on rdle secondaire dans les propriétés thérapeutiques de ces médicaments qui doivent principalement leur aciivité à l'acide cyanhydrique.
EAU DlTlTILLËe d'aHAKDES AHÏRES.
Pr. ; Tourleau récent d'unuida imèrec Q. V.
Opérez comme dans la préparation de l'essence d'amandcsamère s, et recueillez deux fois autant de produit que >ousaurei employé de tourteau.Filtrez Veau distillée sur un filtrede papier mouillé.afin de séparer l'excès d'huile essentielle. II faut abaisser notablement la température du serpentin pendant la distillation, de façon i éviter la déperdition de l'adde cyanhydrique qui abonde dans les premiers produits.
Suivant une analyse de Geiger, 1000 grammes d'eau distillée d'amandes améres contiennent aviron 10 grammes d'acide cyanhydrique médicinal, lesquels correspondent à 1 gramme d'acide anhydre.
L'eao distillée d'amandes amères a été administrée comme nntispasmodique. On l'emploie depuis la dose de quelques gouttes jusqu'à celle de 10, '20 et 50 grammes dans un julep ou une potion. Elle est prescrite dans les pharmacopées allemandes ; mais en France l'eaa distillée de laurier- cerise, dont le goOt est plus agréable, lui est généralement préférée.
HIXTUBE DE LIEBIG ET WtEHLEII.
Pr. : Amindcs douccB <0 gr.
Eau S. Q.
Amygdalinc 1 gr.
Préparez avec les amandes et l'eau une émulsion dans laquelle vous ferez dissoudre l'amygdaline.
Celte miïture contient 5 centigrammes d'acide cyanhydrique anhydre, et environ 15 centigrammes d'essence d'amandes amères.
LAIIRIËR-CERISE.
Lea feuilles du Laurier-cerise, Cerasut laurocenuu». Un. (Drapa Gées),demémeque le.s amandes améres, donnent par leur distillation avec l'eau de l'acide cyanhydrique et de l'aldéhyde benioique; car l'essence de laurier-cerise est chimiquement identique avec ce pro
bAURlER-CERISE. 4S7
La production de ces composés lient à Is réacUon de la syiiaplase contenue dans le parenchyme sur l'amygdaline dont l'eiistence dans les feuilles de laurier-cerise a été démontrée par Wicke.
La quantité d'huile volatile et d'acide cyanhydrique fournie par les feuilles de laurier-cerise n'est pas la même à toutes les époques de l'année. Brugnatelli prétend qu'elles en dounent plus au printemps; Soubeiraii s'est assuré que, pour le climat de Paris, la richesse dea produits obtenus avec un même poids de feuilles atteint son maximum vers les mois de juillet et août.
Les feuilles de laurier-cerise perdent une grande partie de leurs propriétés par la desEiccation. H. Lepage a reconnu néanmoins que les feuilles sèches retiennent encore une notable proporlion du principe {amygdaiine) qui sous l'inOuence de la synaptase se dédouble en aldéhyde benzoïquc, acide cyanhydrique et glucose.
EAU DllfriLLËK DE llvRIBri-CERISE.
Pr. : Feuilles récentes de laurier- cerise recueillies de nui i
Kpiemtirc 1
Eau ûxtide 4
On incise e1 l'on contuse les feuilles dans un mortier de mariire; puis on les introduit dans la cucurbite d'un alambic avec de l'eau, et l'on distille jusqu'à ce qu'on ait recueilli 1500 parties de liquide.
Lorsque l'opération est terminée, on agite fortement l'eau distillée, afin de la saturer d'essence, et l'on passe le liquide à travers un fllln de papier mouillé, afin de séparer complètement l'excès d'essence tenue en suspension et non dissoute.
Ainsi préparée, l'eau distillée de laurier-cerise contient 55 ft 70 milligrammes d'acide cyanhydrique pur dans 100 grammes. Poor l'usage médical, le Codex prescrit d'abaisser ce titre à 50 milligrammes, par l'addition d'un poids convenable d'eau distillée purs.
I.e dosage de l'acide cyanhydrique contenu dans ce mèditument est indispensable ; on l'exécute soit par les méthodes ordinaires décrites A l'article acUU cyanhydrique, soit par le procédé élégant et Bunisamment eiact quiaétèindiquéparH.fiiiignel; nous donnerou textuellement la description de l'auteur.
t Supposons un liquide quelconque, une eau distillée par eienple, renfermant une petite quonlité d'acide cyanhydrique, telle que celle (le laurier-cerise ou d'amandes anières : si l'on ajoute i ce liquide un excès d'annuoniaquc, il est bien certain qu'une poctie de l'alcali va saturer l'acide libre pour Former du cyanhydrate d'ammoniaque
4SS HËDIUVEIITS CHUIUOES.
tudis que l'autre demeurera au sein de la liqueur, conservant tous les caractères qui lîii appartiennent dans son état de liberté. Si l'un «ijoute alors à ce liquide complexe une solution normale et titrée de ■nlfate de cuivre , on verra se produire deux actions successives essentiellement distinctes ; la première, caractirisëe par la roroiatîon du cyanure double d'ammonium et de cuivre, aura pour effet •ensible de décolorer la solution à mesure qu'elle tombera dans la liqueur; la seconde, caractérisée par la formation du sulfate de cuivre ammoniacal, aura pour résultat contraire d'exalter la couleur de cette solution en y produisant le bleu céleste. On aura donc une démarcation très-nette et trës-tranchée entre ces deux actions, et, comme celle qui se rapporte fi l'ammoniaque libre ne pourra devenir manifeste que quand l'autre sera complètement épuisée, on comprend que l'apparition du bleu céleste et sa permanence par l'agitation constituera un excellent tyme pour la mesure de l'acide cyanhydrique contenu dans le liquide éprouvé. »
Voici, d'ailleurs, les indications pratiques que H. Buignet a reconnues comme étant les plus propres à ce genre d'expériences.
t On ehoïsit un petit ballon de verre blanc à fond plat que l'on place sur une feuille de papier blanc, afin de rendre plus sensible les changements de couleur : ou y introduit 1 00 centimètres cubes de liquide à râpérimenter. et on y ajoute un grand excès d'ammoniaque, 10 centimètres cubes par exemple.
. ( On prépare, d'un autre c6lè, une solution normale de sulfate de cuivre en faisant dissoudre 23i',0d de ce se) cristallisé et pur dans une quantité d'eau suFHsante pour obtenir 1,000 centimètres cubfs ou un litre de dissolution. On en remplit une burette graduée dont chaque division correspond à un dixième de centimètre cube, et on )a verso graduellement dans le liquide précédent tant qu'elle s'y décolore, ou du moins tant que le bleu céleste qui se forme au contacl de l'ammoniaque disparaît par l'agitation. Dès qu'il ne disparait plus, ce q\^ est le signe que tout l'acide cyanhydrique est transformé en sel double, on cesse de verser la liqueur normale, et on observe le nombre des divisions employées. 11 est évident que ce nombre est en flpport direct avec la quantité d'acide cyanhydrique qui existait dans l'eau distillée mise en expérience.
K La Gumposition de la liqueur normale est calculée de telle sorte que chatjue division de la burette correspond très-«xaclement i I milligramme d'acide cyanhydrique, d'où il résulte que, s'il a fallu 70 divisions pour l'apparition permanente du hleu céleste dans 100 centimètres cubes d'eau de laurier-cerise, c'est que ces 100 ceo-
llES SELS k BASE D'ALIINIM^. 438
limëtres cubes d'eau contenaient 76 niilligraninies d'acide cytnhy. drique libre. *
La présence de l'ald^hjde bentoïque dans l'esu disUllée de laurier-cerise ou d'amandes atnéres n'empêche pas de mettre en pratique le procédé de M. fiuignet. Il se produit néanmoins quelquefois dans le mélnnfjË ime opalescence qui géoe pour Is déleiniinalion exacte du titre. On évite cette cause d'erreur, en ajoutant è, l'eau soumise à l'pssai 5;I0II d'alcool fi 90^. (Marais.)
On réussit parrailcmenl d'ailleurs en opérant sur bO" d'eau dislillèe, au lieu de 100, et on diminuant de moitié la dose d'ammoniaque.
Des expériences nombreuses ont démontré dans >aes dernières années que, contrairement à l'opinion généralement admise, la proportion d'acide cyanhydrique reste pendant longtemps invariable dans les eaux distillées d'amandes amères et de laurier-cerise.
C^,RAT DF. UCnmt-CBRISE.
Pr. ; Zaa de lauricr-tcrise 3
Huile {l'tiDnndes donci-^ *» i
Cire blanchp T . . W
Ce cérat a été préconisé par le docteur Roux, de Briguolks, pour panser les brûlures, les plaies andennes et douloureuses, les cancers ulcérés;
pouiadb de jaues.
Pr.': Hntin rsïenlicllp de iaiiriiT-ccriso 1
Ainiipe M
Hélez.
- Cette pommade Cat recommandée pour calmer les douleurs lancinantes des c-aiicors.