‹ Traite de pharmacie theorique et pratique v. 2, 1870Chapitre 216 sur 494 · VALÉRIANATE DE ZINC · texte numérisé non relu

VALÉRIANATE DE ZINC

C«>K»ZnO«.

Ce sel présente l'apparence de paillettes nacrées, incolores; il est soluble A + 15* dans 40 parties d'eau, et à 4- 100* dans 5 pariies.

Pour le préparer, ou prend de l'acide valérianique mélangé avec de 30 à 40 fois son volume d'eau distillée ; on y introduit par petites portions de l'hydrocarbonate de linc bien lavé cl encore humide, usqu'à ce qu'il y eu ait un léger excès. On chauffe doucement daiu un ballon, et lorsque le carbonate ne se dissout plus, on filtre la !lîqueur chaude, et on la laisse évaporer dans une étuve.

PUËI-ARATIONS FERBUfilNEUSES.

DES PRÉPARATIONS FERRUGINKLSES

Le ier métallique et un grand nombre de combinaisons de ce métal sout utilisés en IliérapeuUque. Nous indiquerons plus loin les caractères que doit présciiler le fer mélalliquc destiné etu\ usages de la médecine, et avant de passer à l'élude de chacun des composés remi^^ineux, nous rappellerons les réaciions des deux séries de sels que le for est susceptible de former.

Se(* ferreux (Sei» de protoxyde de fer). Ils présentent une saveur astringente, caracléristique ; cristallisés ou hydratés, leur couleur est le vert émeraude.

A l'état de dissolution, ils absorbent l'oxygène de l'air, et donnent un dépOt de sel ferrique avec excès de base.

La potasse et la soude y font naître un précipité blanc verdAlre qui, en absorbant l'oxygène de l'air, passe successivement au vert bleul- Ire, puis au jaune ocreux.

Le cyanoferrure de potassium {pnusiate jaune depoUute) détermine un précipité blanc bleuâtre, qui peu à peu devient bleu à l'air ; le cyanoferride de potassium {{iruttiate rouge depolamé) produit immëdialement un précipité bleu foncé.

Le chlorure d'or est réduit et abandonne un dépét pulvérulent d'or métallique.

L'acide azotique, surtout à chaud, colore les dissolutions en brun rougeàtre.

L'acide sulfhydrique ne précipite pas les dissolutions des sels fer~ reux ; le sulfhydrate d'ammoniaque les précipite en noir.

Les sels ferreux décolorent immédiatement la dissolution violette de pcrmaganete de potasse.

Les sels ferreux purs ne sont pas colorés par l'adde tannique; dans les dissolulions très-concentrées, le tannin produit un précipité blanc, solubk dans une quantité d'eau suffisante.

Selê ferriques (Sel» de texquioxyde de fer). Leur solution présente une couleur jaune orangé plus ou moins foncée.

La potasse, la soude cl l'ammoniaque y font naître un précipité bFun rouge d'hydrate de sesquioxyde de fer.

Les carbonates alcalinsréagtssent de même; de plus, il y a Un dé* gagemenl d'acide carbonique.

Le cyanoferrure de potassium le* précipite en bleu foncé {bleu de Pnu»e) ; le cyanoferride leur fait preodre une teinte verte sans pro* duirc de précipité.

4» HfiDICAHENTS CBIHIQDBS.

Le tannin les colore immédiatement en noir violacé (encre).

L'acide sulfhydrique fait naître un dépôt de soufre dans les dissolutions ferriques, et les ramène à l'état de sels ferreux.

Les sulfures alcalins les précipitent en noir ; le permanganate de potasse est sans action sur les dissolutions ferriques, el n'est pas décoloré par elles.

Le sulfocyanure de potassium colore en rouge sang les dissolutions ferriques; c'est un réactif extrêmement sensible.

PROPRIÉTÉS TIIÉHAPEimQDES DU FER ET DE SES COMPOSÉS.

Ce chapitre, rédigé par Soubeiran, résume les travaui pharmacologiques qu'ils a publiés sur les ferrugineux.

Les diverses combinaisons du fer constituent une classe de médicaments précieux. Le fer est utilement administré quand il y a inertie des fonctions assimila tri ce s, appauvrisseinent du sang el perversion des forces digestives. Sous l'inltuettce de la médication ferrugineuse, la digestion se rétablit, le sang devient plus richi; en hématies, plus plastique, la force musculaire s'accroît ; tous les phénomènes qui dépendent de la nutrition s'améliorent.

Comme dans la chlorose, maladie â laquelle le fer est si heureusement applique, les globules du sang sont moins nombreux, on en a conclu que le fer concourt directement à la formation des globules. Cependant, si l'on considère que le fer ingéré est en proportion énorme relativement â la petite quantité de fer contenue dans la totalité du sang, et que, d'autre part, dans les conditions ordinaires, le poids du fer renfermé dans nos aliments est suffisant pour satisfaire aux mélamorphose.s des globules sanguins, on sera disposé à faire une plus large part, dans les effets thérapeutiques des ferrugineux, aux propriétés toniques du fer et au rétablissement des fonctions assimila trices.

Le fer est absorbé, il a été retrouvé dans les veines mèsaraiques; son élimination par l'urine est douteuse et peut être nulle; elle est incertaine ou Irés-faibic par la transpiration. C'est le foie qui parait être le véritable organe d'élimination ; on observe, en effet, que le sang, à sa sortie du foie, est moins riche en fer que celui qui entre dans cet organe ; la bile transporte le fer dans l'intestin. De plus, on a pu reconnaître que la proportion do fer augmente dans les matières que contient l'intestin, à mesure qu'elles seul recueillies dans une partie plus avancée du canal digestif.

FRÉPAIUTIÛNS FERRUGINEUSES. 455

I^es maladies contre lesquelles le fer est employé sont : en première ligne In chlorose ; les digestions mauvaises par suite de la faiblesse qui se manifeste h ta suite de toutes les causes débilitantes; les affcclions nencuses, et les fiëvres intermittentes, dont il peut prévenir le retour. A l'intérieur, et plus encore à l'eitëncur, on y a recours comme astringent; Jes sels fe|-riques, le chlot-ure ferrique en particulier, constituent des agents puissants de coagulation du sang (hémoplasitifiuet) dans les artères et dans les veines.

On reproclie au fer de prédisposer aux lièa|>rrliagies, et particulièrement à l'èpistaxis ; cet clîet rési^ de la pléthore, qui est consécutive ù son administration.

Les composés à base de fer employés en médecine sont très-nombreux ; un se sert du métal pur, de ses oxydes, des sels que forment nés oxydes avec les acides minéraui et végétaux; enfin on emploie un certain nombre de combinaisons doubles ; el sous des formes vaiiées. Ces préparations se réduisent, en somme, à des sela sulubles, les uns tout formés, les aulres qui se produisent par la réaction des liquides digestifs sur les composés non salins. On peut dire que toutes c«s prépai'ations si diverses sont actives, bien qu'elles ne le soient pas au m^me degré. Si les intérêts particuliers n'étaient pas là qui opposent leurs réclamations, si l'iiifliienci' de la publicité no se faisait pas sentir sur les médecins, on opérerait une large réforme dans cette partie de la matière médicale, et l'on ferait n'iitror danï^ l'oubli une foule de préparations ferrugineuses qui, n'étant pas meilleures que d'autres, sont vcnue'î encombrer sans utilité le cadre thérapeutique.

Quelques auteui-s )irètendeiit que les sels ferreux sont seuls efDcaces; ils se sont appuyés, pour soutenir celte opinion, sur les bons effets des eaux minérales qui conUfuncut des sels ferreux, et aussi sur la dé.soxygénation liypothèliquc de ces combinaisons dans In sang. A un certain monienl, on a prétendu au contraire qiie les sels ferriques doivent être préférés ; il est ceiiain que les uns i>t les autres sont actifs.

Les composés insolubles du fer doivent être administrés en même temps que les aliments ; ils ne peuvent devenir solnblcs et être absorbés qu'i'i la faveur des acides dont les aliments provoquent la sèvrélion 1 quant aux sels solubles, on peut les donner avant gu après le travail de la digestion. Cependant, comme leur pmpriété astringente fatigue l'estomoc, à moins qu'ils ne soient en dissolution exlrémeinent étendue, ou qu'on ne les destine seulement à agir comme astringents, il y a avantage i, les introduire en même temps que les substauccs alimentaires. Les sels à acides minéraux produisent une

froide et dans les trois quarts de son poids d*eau bouillante, il est insoluble dans l'alcool.

Le sulfate de fer cristallisé contient 45,56 p. 100 d'eau ; à -+- 100^, il perd 6 éq. d'eau et n'abandoime le dernier équivalent qu*A une température trés-élevée.

Le sulfate de fer destiné à l'usage médical ne doit pas renfermer de cuivre. On trouve dans l'industrie quelques rares variétés de sul* fate qui sont dans ce cas ; mais généralement le sel du commerce contient du sulfate de cuiife, dont on reconnaît immédiatement la présence en plongeant d^^ la dissolution aqueuse une lame de fer qui se couvre de cuivre.

On prépare quelquefois de toutes pièces le sulfate de fer; plus souvent, on purifie le vitriol vert du commerce.

On prend de la tournure de fer pur, on verse dessus de l'adde sulfurique étendu de 7 à 8 parties d'eau ; on commence l'opération à froid, on la termine à une douce chaleur. Elle est achevée quand le dégagement de gaz cesse, bien qu'il reste du fer inattaqué ; on filtre la liqueur, on la fait concentrer jusqu'à 52% et. on la laisse cristalliser. L'eau-mère fournit de nouveaux cristaux par la concentration. Dans cette opération, le fer se substitue à l'hydrogène de la molécule d'acide sulfurique et met ce gaz en liberté.

Bonsdorff a indiqué le moyen d'obtenir ce sel pur. Les cristaux sont alors d'un bleu tirant sur le vert, et donnent, en s'cflleurissant, un sel d'un blanc pur.

Le procédé de BonsdorlT consiste essentiellement dans l'addition d'une petite quantité d'acide sulfurique à la liqueur avant de la (aire cristalliser (4 gouttes pour 100 grammes de dissolution). Cet acide s'oppose à la précipitation du sous-sel de fer qui se produirait au contact de l'air, et comme le sulfate de sesquioxyde est très-soluble, il reste en dissolution tout entier. Bonsdorff recommande, pour filtrer la liqueur, de choisir un entonnoir à douille très-étroite. On humecte le filtre au moyen de l'eau distillée, et l'on verse la dissolution qu'on reçoit dans une capsule, où l'on a préalablement introduit et agité en tout sens une couche mince d'acide sulfurique, afin que le Tond et les parois en soient humectés, jusqu'au niveau que la Hqueur doit atteindre. 11 faut faire toucher immédiatement le fond du vase par la douille de l'entonnoir, car, quelque faible que soit l'éloignement, la chute du liquide à travers l'air est suffisante pour faire naître aussitôt un trouble. H est utile aussi d'humecter extérieurement la douille de l'entonnoir à l'aide de l'acide ; autrement il se produit trés-promptement un trouble, attendu que la dissolution chaude s'élève, sans se mêler

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