PILULES MARTIALES DE STDENHAM
l'r. : Fer phorphyrisé Q.V.
Extrait dabsinthe S.Q.
F. S. A. des pilules de 30 centigrammes.
§ II. — COMBINAISONS FERRIQDES.
Les sels ferriques solubles possèdent une itveur slyptiqae et
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des propriétés astringentes beaucoup plus intenses que les sels fepreux. Ils forment avec l'albumine des combinaisons plus ou moins solides et insolubles dans l'eau, et sont classés parmi les agents de coagulation les plus puissants. Le précipite qu'ils font naître dans le sue gastrique est difficilement soluble dans les liqueurs acides, maù il se dissout aisément dans les liqueurs alcalines ; en outre, les seb ferriques sont doués, en tant que médicaments ferrugineux, d'une incontestable activité.
PERCHLORUBE DE FER.
orara farriqiM, BaaqaÎDUaiare 4a
Le chlorure ferrîque anhydre, perchlorure ou sesquichlorure de fer cristallise en lames noires, d'un aspect métallique, et possédant un éclat trés-vif quand il a été sublimé i il se volatilise i une température un peu supérieure à +100'. Ce sel est excessivement soluble dans l'eau, et tombe en déliquescence au contact de l'air humide ; il est également trés-soluble dans l'alcool et ilans l'éther; ce dernier véhicule l'enlève en partie à sa dissolution aqueuse. Quand on évapore une dissolution de ce sel, verà la fin de l'opération il se dégage de l'acide chlorhydrîque ; une quantité correspondante d'oxyde de fer se dtjpose partiellement et une autre portion reste dissoute. Quand la matière parait sèche, si on la chauffe dans une cornue, il se dégage de l'eau, de l'acide chlorbydrique et du chlore, il se sublime du perchlorure en écailles brillantes, et il reste un résidu de sesquioxyde de fer qui retient des traces de chlorure de fer. On obtient ce sel par divers procédas, plusieurs d'etilre eux n'ont qu'un intérêt historique depuis que le perchlorure de fer en solution aqueuse, lasenie forme usitée de ce médicament, s'obtient facilement par une méthode simple et régulière.
CHLORURE FERHIQCE ANHTORE.
!• On introduit dans un tube de verre réfractaire et entouré d'une bande de laiton des fragments de tournure de fer, et l'on place le tube horizontalement dans un fourneau allongé ; le tube doit être assez long pour dépasser notablement l'extrémité du fourneau. La portion qui contient le fer occupe la partie du tube plongée dans le fourneau. On fait arriver par une des extrémités du tube un courant
PERGHLORURE DE FER. 47&
de chlore desséché, et en même temps on chauffe le tube au-dessous du rouge. Le premier effet du chlore convertit le fer en protochlorure, mais comme ce composé est peu volatil, il reste exposé à une nouvelle action du chlore, qui le transforme en chlorure ferrique ; celuici se volatilise et vient se condenser dans la partie froide du tube.
2** On sature de Tacide chlorhydrique au moyen de Thématitc (fer oligiste concrélionné), réduite en poudre fine; on commence la dissolution à froid, et on la continue à l'aide de Tébullition. Quand Tacide ne dissout plus d'oxyde, on filtre la liqueur, on lave le résidu avec un peu d'eau qu'on ajoute à la première liqueiur, et Ton évapore à siccité dans une capsule de porcelaine, en ayant soin de modérer la chaleur et de remuer contiimellement vers la fin de l'opération.
Le produit est introduit dans une cornue de grés ou de verre lutée, et chauffé graduellement. On porte le fond de la cornue au rouge naissant; et vers la fin de l'opération, on a soin de ne pas mettre de feu sur la voûte de la cornue. Il se dégage au début des vapeurs aqueuses et acides; quand elles cessent de se produire, on adapte à l'ouverture de la cornue un bouchon qui ne la fei-me pas exactement, et Ton continue le feu. Le perchlorure se sublime; on le relire en cassant la cornue, et l'on enferme celui-ci aussitôt dans des vases secs de petite capacité qu'on t)ouche avec le plus grand soin.
liC résidu qui est au fond de la cornue, est dissous dans l'acide chlorhydrique, et peut servir pour une nouvelle opération.
M. Maitre recommande de remplacer le tube par deux camions renvtirsés l'un sur l'autre. Le chlore est amené au fond des camions par un tube qui les traverse ; cette disposition laisse beaucoup à désirer.
Lorsqu'on agit sur de petites quantités de matière et qu'on opère dans un tube de verre ou de porcelaine, la préparation du perchlorure anhydre réussit bien par ce procédé. Mais dès que les masses de fer à transformer sont considérables, il est difficile de sublimer complètement le chlorure ferrique et de le séparer absolument de quelques [)arceHes de chlorure ferreux et même de fer métallique. Sauf ces restrictions, le procédé est irréprochable et le chlorure ferrique anhydre |)0urrait servir, ainsi que l'a proposé M. Lebaigue, pour la préparation de la solution normale du perchlorure de fer.
CHLORUIŒ FERRIQUE CRISTALLISÉ ET HYDRATÉ.
Les solutions aqueuses de perchlorure de fer fournissent par leur concentration des hydrates cristallins différents. La liqueur évaporée
47« MÉDICAMENTS GHUUQDES.
en consistance sirupeuse abandonne au bout d*un certain temps des cristaux volumineux, très-fusibles et d'un rouge orangé sombre. Cet hydrate a pour composition Fe*GP4-5H0.
La même solution amenée à un degré de concentration moins avancé laisse déposer des cristaux groupés en mamelons colorés en jaune orangé pâle. Ces cristaux sont moins déliquescents que les précédents et leur composition correspond à la formule Fe*Cl* 4- 12H0.
C*est le premier de ces hydrates qui a été longtemps préféré pour l'usage de la médecine ; voici le procédé de préparation qui a été décrit par M. Gobley. On met dans une capsule de porcelaine la dissolution de chlorure ferrique obtenue au moyen de l'hématite et de l'acide chlorhydrique ; on l'évaporé en grande partie sur un feu doux. Quand la liqueur est très-concentrée, on place la capsule sur la cucurbite d'un alambic, en ayant soin d'interposer un linge entre la cucurbite et la capsule et de maintenir celle-ci à l'aide d'une corde. La vapeur d*eau fournie par la cucurbite doit être portée au loin par un tube de plomb. On évapore jusqu'à ce que le liquide ne donne plus sensiblement de vapeur, et qu'une goutte de la dissolution se solidifie par le refroidissement. Soubeiran conseille alors de verser le chlorure hydraté dans une assiette très-légèrement huilée, de le recouvrir immédiatement avec une autre assiette et de luter les jointures; au bout de 24 heures on sépare le^ assiettes, on casse l'hydrate en fragments, et on l'enferme dans de petits flacons bien secs, qu'on bouche avec le plus grand soin.
Quand on fait entrer ce chlorure ferrique hydraté dans des préparations, il faut tenir compte de son eau d'hydratation; 128 de chlorure hydraté équivalent à i 00 de chlorure anhydre. (Soubeiran.)