‹ Traite de pharmacie theorique et pratique v. 2, 1870Chapitre 239 sur 494 · CITRATE DE FER AMMONUGAL · texte numérisé non relu

CITRATE DE FER AMMONUGAL

Pr. : Acide citrique cristallisé 100

Hydrate ferrique Q. S.

Ammoniaque (solution saturée) environ 18

Mettez l'acide citrique dans une capsule de porcelaine avec la quantité d'hydrate ferrique qui correspond à 53 grammes d'oxyde sec ; ajoutez ensuite l'ammoniaque, et faites digérer le tout pendant quelque temps à 60<^. Laissez refroidir, filtrez ; rapprochez en consistance sirupeuse, et distribuez la liqueur en couches minces sur des assiettes que^ous placerez dans une étuve chaufTëe à 40^ ou 50®. Pour obtenir cette combinaison sous la forme d'écaillés brillantes, vous étendrez, à l'aide d'un pinceau, la liqueur sirupeuse sur des lames de verre que vous placerez dans une étuve.

Ce sel a été introduit dans la matière médicale par M. Repaire. 11 est extrêmement sokible dans Teau et même déliquescent. La saveur du citrate fernéo-ammonique obtenu par le procédé que nous venons de décrire est très-peu prononcée et beaucoup moins atramentaire que celle du citrate ferrique.

Les propriétés sapides de ce sel, sa grande solubilité, la perma-

SESQUIOXYDE DE FER. 495

nence de ses dissolutions ont été utilisées en pharmacie et ont conduit à l'introduire dans un assez grand nombre de médicaments composés. Le Codex le fait entrer dans la préparation d'un sirop de quinquina ferrugineux.

SESQUIOXYDE DE FER.

(Setqnîozyde, Oxyde ferrique, Oxyde rouge de fer.)

Fe»0».

L*oxyde ferrique pur ou hydraté est employé en pharmacie à des états moléculaires différents ; ceux-ci dépendent des conditions dans lesquelles il a été obtenu. Il est important de distinguer avec soin ces diverses formes de l'oxyde ferrique, parce qu'elles exercent une notable influence sur la solubilité et les propriétés thérapeutiques de cet agent. Nous examinerons successivement : le calca4§k ; le sesquioxyde de fer hydraté ou hydrate ferrique; le safran de Mars apéritif; le safran de Mars astringent,

COLCOTHAR.

On donne le nom de colcothar à l'oxyde ferrique anhydre résultant de la décomposition du sulfate ferreux, porté à une très-haute température. Ce produit souvent impur et doué d'une extrême cohésion n'est jamais employé comme médicament ferrugineux, il fait seulement partie d'une préparation emplastique et est par conséquent réservé à l'usage externe. Voici le procédé employé pour.pbtenir cet oxyde de fer.

On chauffe du sulfate de fer du commerce dans une bassine de fonte à une température suffisante pour expiiser son eau de cristallisation. Loi^que ce sel est complètement sec, on l'introduit dans un creuset couvert ou dans une cornue de grés, qu'on porte graduellçh ment à une température rouge vif, laquelle est soutenue jusifPà ce que le produit cesse de dégager des vapeurs acides. On pulvërûe la masse rouge qui résulte de cette calcination, on la lave à plusieurs reprises au moyen de grandes quantités d'eau bouillante, et Ton n'arrête les lixiviations qu'au moment où les eaux de lavage ne donnent plus aucune coloration par l'addition du cyanoferrure de potassium. L'oxyde ferrique est alors soumis à la dessi^tioA et à la porphyrisation.

Le sulfate ferreux sec sous l'influence prolongée d'une forte chaleur subit des phénomènes de décomposition ^fgez compliqués :

m NÉDlCyiENTS OmMIQUES.

nne portion de l'aoide sulfuriqne de détruit et cède l'oxygène nécessaire à la suroxydation du fer, en se transformant en acide sulfureux. Une autre partie de Tacide sulfîirique se dégage à l'état d'anhydride SO* et se condense avec de Tacide sulfurique monohydraté, lorsqu'on recueille les produits de la dis^Ption. C'est dans ces conditions que se prépare le mélange désigné ÀhH les arts sous le nom à*acide sulfurique de Nardhausen.

Si l'action de la chaleur n'est pas assez longtemps continuée, une portion de l'acide sulfurique reste dans le résidu de la calcination à l'état de sulfate ferrique : c'est ce qui nécessite les lavages de la masse. L'eau entraine le sulfate ferrique neutre, mais le sulfate basique demeure dans le produit, parce que ce sel n'est ni soluble dans l'eau, ni entièrement dècomposable par ce véhicule. La présence fréquente de ce sel daosil^colcothar rend ce produit particulièrement impropre à la Aparation du fer réduit.

EMPLATRE AU GOLGOTHAR.

(Ongueni de CUrnet.)

Pr. : Emplâtre simple 10

• — diachylon gommé 10

Cire jaune tO

Huiïe d'olive 8

Colcothar 10

On broie sur un porphyre le colcothar avec la moitié de l'huile, de manière à en faire un mélange homogène ; d'autre part, on liquéfie les emplâtres et la cire avec le reste de l'huile. On ajoute le colcothar délayé dans l'huile ; on remue la masse cmplastique jusqu*à ce qu'elle soit presque entièrement refroidie, puis on la divise en magdaléons.

Diverses préparatiorliÉ analogues, désignées sous les noms d'fmpUUrei glyptique, défensif, se trouvent inscrites dans les aticiennes tcopées.

phaapc

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