LIMAILLE D^ÉTAIN
On divise l'étain à Taide d'une râpe fine, de manière à le réduire en limaille. Pour faciliter l'administration de cette limaille au malade, on la mélange avec du miel, qui lui donne la consistance d'un opiat.
Quelques médecins croient que c'est sous cette forme seulement que l'étain est efficace, et qu'il agit en quelque sorte mécaniquement.
POUDBE d'étain.
Comme l'étain est ductile, on est obligé, pour le réduire en poudre, d'avoir recours â des procédés particuliers.
i^ On prend de l'étain en feuilles très-minces, on le broie avec du sel marin ou du sulfate de potasse, jusqu'à ce que le mélange soit réduit en poudre impalpable; l'étain, finit par se diviser parfaitement par l'intonnède de la substance satine dont on fait usage. On lave la matière à plusieurs reprises au moyen de l'eau bouillante^on reçoit l'ôlain sur un filtre, et on le fait sécher.
(le procédé doit être rejeté, parce que les feuilles d'étain du comniiTce contiennent toujours du plomb.
2° On prend une boîte en fer, sphérique, s'ouvrant en deux parties, h parois rudes ; on la recouvre intérieurement d'une couche de craie. On fait chauffer la boite modérément, on y verse l'étain foàdu, on la couvre de son couvercle, également chauffé; on l'enveloppe d'un
linge, et Ton remue continuellement et vivement entre les mains, jusqu'à ce que la température ait assez baissé pour que l'éiaiii soil solidifié. Grâce à cette agitation, les particules d'étain restent sépaite les unes des autres : on passe à travers un tamis de soie très-fin.
Celte manipulation est d'une exécution assez difficile, et il apri« souvent qu'une grande partie de Fétain est solidifiée en masse d i besoin d'être traitée de nouveau.
On remplace quelquefois la boîte de fer par une boite de bois ; mtis il y a plus d'avantage à se servir de la boîte de fer, qu'on peut chaulTep.
.V On fait chauffer un mortier de fer en y plaçant des dufl^ bons ardents ; on chauffe également la tête du pilon : la température du mortier doit être assez élevée pour que Tétain y reste quelque temps fondu. On agile vivement le pilon, qu'on tient avec des manipules, jusqu'à ce que Tétain soil solidifié ; on passe la poudre i travers un tamis très-fin. Celte manipulation exige de l'habitude et ne réussit bien que si l'on opère sur de petites quantités de métal.
4* On fait chauffer un mortier, comme dans l'opération précédente; d'autre part, on fond du sel marin dans un creuset; on essuie bien le mortier, on y verse le sel marin, puis aussitôt que l'étain est fondu, Ton triture vivement. Comme le sel est à une très-haute température, l'étain reste assez longtemps en fusion pour que ses parties aient le temps de se diviser dans le sel ; on retire la matière du mortier, on la lave à l'eau bouillante, on la fait sécher et on la passe au tamis de soie. Ce procédé est emprunté à la pharmacopée belge, il réussit bien.
ÉLEGTUAIRE d'ÉTAIN.
Pr. : Poudre d'étain 1
Miel 1
Mêlez.
BOL d'ÉTAIN.
Pr. : Poudre d'étain i
Écorcc d'orange confite *i
0 Sirop de sucre S. Q,
Broyez et mêlez (Swédiaur).
AMALGAME d'ÉTAIN.
Pr. : Étain pur , , 3
Mercure i
On fond l'étain dans une cuiller de fer; on ajoute le mercure; on remue avec une tige de fer pour faciliter la combinaison ; on laisse
BISULFURE D'ÉTAIN. 5S3
refroidir et Ton pulvérise. Cet amalgame a été employé comme vermifuge, depuis la dose de quelques centigrammes jusqu'à celle de 4 grammes ; on l'administre en poudre, ou sous la forme d'électuaire. La quantité de mercure indiquée dans cette formule est la plus petite qu'il soit possible d'employer pour obtenir un alliage qui se pulvérise facilement.