‹ Traite de pharmacie theorique et pratique v. 2, 1870Chapitre 307 sur 494 · SELS DE MERCURE · texte numérisé non relu

SELS DE MERCURE

11 existe généralement une notable différence entre llénergie thérapeutique el toxique des oxysels mercureux et des oxysels mercuriques ; les seconds sont plus actifs, plus dangereux, et sont plus facileaiwl absorbés. Cette observation est un des plus intéressants résultats consignés dans le travail de H. Hialhe sur les mercuriaux. Ce phar-^ macologiste explique la différence des effets produits par les deux classes de sels, au moyen de la réaction variable qu*exercent sur chacune d*ellcs les chlorures renfermés dans les liquides de Téconomie.

M. Mialhe a établi expérimentalement que les sels mercureux sont décomposés par les (chlorures qui existent dans les humeurs, et trans* formés en protochiorure de mercure. Celui-ci, sous l'influence com* binée des chlorures alcalins, de Toxygène et de Talbumine, se change lentement en sublimé corrosif, ou plutôt, suivant Soubeiran, en oxy chlorure mercurique soluble dans les chlorures. Hais les sels mercii« rcux échappent, en grande partie, à cette transformation, et partant, sont peu actifs.

Les oxysels mercuriques donnent immédiatement du sublimé corrosif par leur contact avec les chlorures alcalins de Téconomie. Ce sublimé corrosif se transforme petit à petit, sous l'influence des mêmes chlorures, en chlorure double, très-so^uble, que l'albumine ne précipite pas. Les sels mercuriques constituent donc des médicaments trèsénergiques, et dont Faction est immédiate.

C'est une coiiséqtience de la théorie 'générale, suj^vant laquelle toute préparation mercurielie introduite dans Téconomie agit par le sublimé corrosif qu'elle forme à Taide des chlorures alcalins de nos humeurs^ et reçoit ainsi la propriété d'être absorbée. Pour soutenir cette hypo^

MO MÉDICAMENTS CHUIQUES.

Ihèse, il faudrait prouver que le composé mercuriel soluble qui se produit, n'est pas une combinaison du sel mercuriel employé avi?c l'albumine, laquelle peut être dissoute par un eicès d'albumine et par les sels qui l'accompagnent et plus particulièrement par les chlorures. Quoi qu'il en soit, cette question n'apas un grand iiitéri^t pratique, car tous les oiysels à base de protoïyde ou de deutoiyde de mercure sont aujourd'hui à peu près inusités à l'intérieur et ne servent que pour l'usage eilerne.

SULFATE MERCU11EU\.

llg«O.SO».

Le sulfate mercuroui est un sel pulvérulent, crislallinf incolore, qui exige pour se dissoudre 500 parties d'eau froide et 287 pailies d'eau bouillante. On l'obtient tantôt par double décomposition, tantôt en faisant chauffer, sans porter le mélange à l'ébullition, du mercure avec de l'acide sulfurique, et en arrêtant l'opération aussiti^t que la masse est convertie en une poudre blanche. Ce sel est inusité.

SULFATE MERCURIQUE.

HgO,S0».

Le sulfate de deutoxyde de mercure, ou sulfate mercuriquo nculn-, constitue une poudre cristalline blanclie; il exige 2,0OU pirfiesd'tMii fhiide et 600 parties d'eau bouillante pour se dissoudre. Ce sel c^t employé dans la préparation du chlorure tnercuiique et du sulfate mercurique basique, désigné sous le nom de turbith minéral, à cause de sa couleur jaune qui le fait ressembler à la résine du Convohuiu^ Turpethum .

Le sulfate mercuriquea reçu une application importante à la thérapeutique depuis que la pile de Marié-Davy fait partie de la plupart des appareils èlectro-mëdicaux.

On introduit le mercure et l'acide sulfurique dans une cornue tic grés lutée; on place la cornue ikns un fourneau àréverbëre; on adapte à son col une allonge que l'on fait arriver (si l'on opère sur des masses un peu considérables) dans un tonneau qui contient de l'eau, ti tfà n'a qu'une petite ouverture. L'extrémité de l'allonge doit alBeanr U

surface du l'ctiu ot n't pat plongtr. On mel du toi sous \t zwam puur détcnoincr U réaction de l'ndc nr te mttal, d l'oa cntrplifnt une tempèraluro modère jiiMiu*i la fin if t'»p^»lioti. U mU dons !a cornue une masse blanche, sèche. oompMét de ailTatv mercurique. C'csl dans cet éut que ce sel es! eaipluji pnuria pré|i*ra|pD du sublimé corrwsir ; il coatienl un prtîi atis d'sddc ; d nu tbuI Uh\em pur. il faut le laver atec na p» d'cM froid». L'è(|uation juivrale montre les phénomènes qid t'accompliSBent dus Mlle réidiuD,

Bg + îso« ji = so» + ao +so'.nff.

On peut ulilispr Tadde salfurera prateiuiit deUnijicUon da Tidde sulfiirique sur le mercure pour h piépiin>li.iii de la «/b/im aw^ il'acide Éalfureux. "ï"««

U arrive souTenl i]ae le sel ainsi ol.l.-nu cuntierit Uiie pelilf «m. lilé de sulfate mercurera ddot on recoiitiail h nrti4L. ' jelanl une peUle n<itcl\li- de la matière saUne im^uTlZ^

bouillante de chlorure de wlîum. S'il eiiall du siilfine „,«»- aoluble, il se forme un prédi-iie de chlonire mmmi SmZ^ il convù-Dt d'arroser le produit «« un p.ii d'adJe ,u|ÀZTÎ le chauffer de nouveau dan une rapsule. ju^qui « mtZ^Z l'aeidc Bulfurcui «rsse de w nianifeîlef . On fliuim t'~mT__ le même but en chauffant \t sel *« a»pc iiu« f^tt JtLJf^ aiotiqué, tant ((uit «s dégage det vapcun nllreu^T^

(TotImU b*IbM«I. «olfckfci^,^. ,

On prend .)u sulfate mercun.|ue min Snfcw, reprises par de l'eiiu bouillanle -. il ÊeHÙam * ^"■'■«n qui dissout une petite ijuanlilé de uilfTl"' ** *^.ML«r sique qui se dL^poM- wu, h fonnf J'a^ JT^ ** * '>«^- ..w nier sel qui constitue le lur^iik mmntJ^j!*^^ ' '^ *' '*»■ fois plus df merture qu |p i«i(^^-J^ '***^'"' ' iemployè dans le li ailemenl ''«mJIÏÏL*"'' " *

589 MfiDIGAMENtS GHINIQUFIS.

POMMADE ANTIHERPÉTIQUE DE GOLLÉRIER.

Pr. : Tiirbith minéral. 1

I^aiulanuin de Sydenham 1 ^^

^ FlcHr de soufre l/*2 l

Hélez. /

Page 1