AZ0TATS8 DS HSRGURS
On cmploio en médecine l'azotate de protoxyde de mercu^» ou azotate mercureux Hg*0,ÂzO'^, et Tazotate de deutoxyde de meicure, ou azotate mercurique HgO,AzO*. s
A AZOTATE MERCUREUX. i
(nitrate, â^OUite de protoxyde de mercure. ) l
Hg*0,A20». p
L'azotate- mercureux neutre est un sel facilement cristallisabley qu'on obtient en attaquant le mercure par un excès d'acidejâzotique froid, ou en traitant le meroore par l'acide azotique dilué touillant. Le sel qui cristallise par le refroidissement renferme 2 équir. d'eau.
L'azotate mercureux cristallise en prismes rhomboïdàux iioolores, qui rougissent le tournesol ; il se dissout sans décomposnon dans une petite quantité d*eau, mais, sous TinOuence d'une grande proportion de ce liquide, il se partage en azotate acide soluble, et en une poudre blanche ou d'un jaune clair qui, par de nombreux lavages, opérés au moyen de l'eau chaude, se transforme en une poudre jaune brillante, laquelle constitue le turbith nitrenx des anciens. Kanc a trouvé que ce sel peut être représenté parla foimule 2Hg*0,AzO*-f-HO.
On reconnaît que l'azotate mercureux est exempt d'azotate mercurique par le procédé suivant : on dissout le sel dans de l'eau aiguisée d'une petite quantité d'acide azotique; on ajoute â la liqueur de l'aride chlorhydrique, jusqu'à ce qu'il cesse de se précipiter du protochlorure ; on filtre et l'on verse dans la liqueur de la potasse caustique. S'il existe dans le composé mercureux de l'azotate mercurique, il se produit un précipité jaune de deutoxyde de mercure.
Pour distinguer ^^s l'azotate mercureux neutre la présence des azotates basiques, on broie ce sel sec avec un excès de chlorure de sodium. Dans le cas où l'on a affaire à de l'azotate mercureux neutre,
AZOTATE MËRCURIQUE. 583
. le mélange reste blanc, cor il ne se forme que du protochlorurc de mercure. Si, au contraire, il existe des azotates basiques, le mélange dcYÎent gris ou noirAtre, à cause de Toxydc mercureux mis en liberté.
, (St Tomàe dVssai est prêfêralile au précèdent et permet en outre de recoimaitrc laprésen<*e <les sols mercuriquos; en elfet, en ajoutiuit de Teau au mélange et filtrant la liqueur, celle-ci ne doit contenir que du chlorure et de Tazotate de sodium, si l'on a opéré sur un sel mercureux. Elle retient au contraire les sels niercuriques, et leur présence peut être nTanifestée par divers moyens, et en particulier ^*àce au dépôt d'oxyde mercuriquc qu'ils donnent par l'aiTusion de Thydrate de potasse.
On prépare de la manière suivante Tazotafte mercureux usité en pharmacie :
Pr.: Mercure. \ . . : . . • y^lOO
Acide aiotique à 1,42 D ....?* 75
Eau distiUée 25
•Kl»
Introdwscz le mercure dans un grand matras à fond plat, etTei*sez l'adde et l'eau préalablement mélanges. Abandonnez l'opération à elle-même dans, un lieu frais. Au bout de 24 heures environ, il s'est formé dans la liqueur des cristaux volumineux et incolores. Recueillezles sur un entonnoir de verre, et lavez-les à l'aide d'une petite quantité d'acide azotique dilué. Laissez ëgoutter les cristaux et conservezles dans un vase bien bouché.
L'azotate mercureux est quelquefois employé comme un cathérétique puissant.
CAUSTIQUE D*AZ0TATB MERCUREUX.
Pr. : Azotate mercureux cristallisé 3 parties.
Acide azotique à 1,42 D 2
Eau dislilltV 10
On broie l'azotate dans un mortier de porcelaine ; on ajoute peu à peu le mélange d'eau et d'acide, et Ton continue à triturer.
AZOTATE MEnCUIUOUE.
\Nitrate, Asoiate de deutozyde de mercure.)
n^'0,AzO« -f 8110.
L*azotate mercurique neutre est un sel qu'on obtient difficilement sous la lorme de crislaux, rhomboîdaux, fusibles ù + 6*,6, en faisant
AZOTATE MERGURTQUE. 585
La réaction exercée par Tazotaie de mercure sur la graisse, dans la «réparation de la pommade citrine, a la plus grande analogie avec elle qui se produit, pendant Tcssai des huiles, par le réactif de ^outet. M. Bond et, qui s*est occupé de cette réaction, a reconnu [ue le réactif de Poutet est une dissolution d'azotate mercureux et ['azotate mercurique dans l'acide azotique, laquelle contient, en outre, le l'acide liypoazoliquc et peut-être de l'azotite de mercure. L'acide iypoazoti(iuc détermine la transformation de l'huile d'olive en une natière grasse qui n'entre en fusion qu'à 56*" (élaïdine), la production rune petite quantité d'une matière jaune soluble dans l'alcool, ;t celle d'une faible proportion d'un savon mercuriel dont 1 acide est ['acide élaïdiquc (fusible à 44**), c'est-à-dire, l'acide même qui résulterait de la sa))onification de Télaldine. Le mélange retient, en outre, de l'azotate de mercure dans un état que M. Boudet n'a pas déterminé.
Dans la préparation de la pommade citrine, la nature ||||||i solution est la même que celle du réactif de Poutet ; le métal s'y trouve à l'état de sel mercureux et de sel mercurique, et la fHsence de l'acide hypo- •lotique se manifeste par la couleur rouge de la liqueur et par son odeur nitreuse. Les mêmes phénomènes chimiques doivent donc résulter de son action sur le corps gras ; mais la décomposition est plus profonde, parce que la proportion de la dissolution mercurielle est plus forte, et parce tpie le mélange se fait à une température assez élevée pour qu'il y ait dégagement d'acide carbonique et dedeutoxyde d'azote qui réagissent sur l'acide azotique et sur les azotates de mercure. Os derniei-s sont ramenés, au moins en partie, à l'état d'azotate basique ou turbith nitreux, lequel concourt, en même temps qu'une matière colorante jaune de nature organique, à donner à la pommade sa couleur citrine. •
Au moment de sa préparation, la pommade citrine peut être considérée comme un mélange d'élaïdine, de matière colorante jaune, d'élaidate de mercure et d'azotate de mercure, dont une partie, au moins, est à l'état de turbith nitreux. La consistance ferme de la pommade s'explique, d'ailleurs, par la formation de l'élaïdine, plus solide que l'axonge.
L'action décomposante exercée par les éléments organiques sur l'azotate de mercure continue après le refroidissement de la pomniade. Elle est accompagnée d'un dégagement lent de bioxydc d'azote, suivant Vogel, mais qui pourrait bien être mélangé d'azote, d'après une observation de M. Boudet. Les portions de graisse qui ont échappé à la première action, se transforment en élaïdine, et celle-ci exerce probablement aussi une action décomposante sur l'acide azo-
584 MÉDICAMENTS GHIMIQDE8.
refroidir à — 15<^ la liqueur d*oû s'est séparé l'azotate mercurique basique 2HgO,AzO* + 2H0. Pour préparer cette solution, on traite du mercure par un excès d'acide azotique bouillant, et l'on évapore en partie la liqueur ; celle-ci abandonne par le refroidisseroeoi les cristaux au sel basique.
L'azotate mercurique est très-caustique ; sous l'influence de l'eau froide ou chaude, il se décompose en azotate baaique peu soluble et en sel acide qui reste dissous. L'azotate mercurique maintenu en solution à la^fLveurajifyn excès d'acide azotique est employé comme caustique, Mii^fpfllement dans les affections vénériennes.
^"•'^"^ÎbWte aqde de mercure.
Pr. ; Me^tf: ;..,.' 100
^JHg^é ûrnUpie à 1,42 D i50
«l^i iamée 50
Traitez le mercure |ttle- mélange d'acide azotique et d'eau ; favorisez la dissolution desdemières portions de mercure, en soumettant le mélange à une douce chaleur. Évaporez la liqueur jusqu'à ce qu'elle soit réduite aux 75/iÛO de son poids primitif, c'est-à-dire à 225 grammes. Cette dissolution très-concentrée est employée dans les hôpitaux de Paris sous le nom de Nitrate acide de mercure.
POMMADE CITRIflE.
(Oki^eni oîirin, Pommade d*asoUile de merevre.)
Pr. : Huile d'olive 40
Axonge 40
Mercure 4
Acide azotique à 1 ,42 8
On fait dissoudre le mercure dans l'acide azotique, en favorisant la réaction à l'aide d'une douce chaleur ; puis on verse cette solution dans le mélange d'axonge et d'huile liquéfié et à demi refroidi ; on agite, et 1 on coule dans des moules en juipier.
Dans la première partie de l'opération, qui consiste à attaquer le métal par l'acide azotique, il se fait de l'azotate de mercure. L'acide est en partie décomposé ; il se dégage du bioxyde d'azote AzO*, qui est transformé en ai^d^ hypOazotique AzO^ par sa combinaison avec l'oxygène, à mesure qu'il a le contact de l'air. La liqueur est un mélange d'azotates mercureux et mercurique maintenus dissous à la faveur d'un excès d'acide azotique.
AZOTATE NERGURTQUE. 585
La réaction exercée par Tazotate de mercure sur la graisse, dans la préparation de la pommade citrine, a la plus grande analogie avec celle qui se produit, pendant Tessai des huiles, par le réactif de Poutet. H. Boudet, qui s'est occupé de cette réaction, a reconnu que le réactif de Poutet est une dissolution d'azotate mercureuxet d azotate mercurique dans l'acide azotique, laquelle contient, en outre, de l'acide hypoazolique et peut-être de l'azotite de mercure. L'acide hypoazotique détermine la transformation de l'huile d'olive en une matière grasse qui n'entre en fusion qu'à SG"" (élaldine), la production d'une petite quantité d'une matière jaune soluble dans l'alcool, et celle d'une faible proportion d'un savon mercuriel dont 1 acide est l'acide élaîdiquc (fusible à 44°), c'est-à-dire, l'acide même qui résulterait de la saponification de l'élaîdine. Le mélange retient, en outre, de l'azotate de mercure dans un état que M. Boudet n'a pas déterminé.
Dans la préparation de la pommade citrine, la nature |||||i solution est la même que celle du réactif de Poutet ; le métal s'y trouve à l'état de sel mercureux et de sel mercurique, et lalftaence de l'acide hypoazotique se manifeste par la couleur rouge de la li(|ueur et par son odeur nitreuse. Les mêmes phénomènes chimiques doivent donc résulter de son action sur le corps gras ; mais la décomposition est plus profonde, parce que la proportion de la dissolution mcrcurielle est plus forte, et parce i{ue le mélange se fait à une température assez élevée pour qu'il y ait dégagement d'acide carbonique et de deutoxyde d'azote qui réagissent sur l'acide azotique et sur les azotates de mercure. Ces derniers sont ramenés, au moins en partie, à l'état d'azotate basique ou turbith nitreuXy lequel concourt, en même temps qu'une matière colorante jaune de nature organique, à donner à la pommade sa couleur citrine. •
Au moment de sa préparation, la pommade citrine peut être considérée comme un mélange d'élaïdine, de matière colorante jaune, d'élaîdate de mercure et d'azotate de mercure, dont une partie, au moins, est à l'état de turbith nitreux. La consistance ferme de la pommade s'exphque, d'ailleurs, par la formation de l'élaîdine, plus solide que Taxoiige.
L'action décomfiosante exercée par les éléments organiques sur l'azotate de mercure continue après le refroidissement de la pommade. Elle est accompagnée d'un dégagement lent de bioxyde d'azote, suivant Vogel, mais qui pourrait bien être mélangé d'azote, d'après une observation de M. Boudet. Les portions de graisse qui ont échappé à la première action, se transforment en élaîdine, et celle-ci exerce probablement aussi une action décomposante sur l'acide azo-
588 MÉDICmENTS CHIMIQUES.
crées ou de lames micacées d*un blanc argentin, qui noircissent facilement à la lumière. Ce composé se dissout dans 533 parties d*eau froide, il est beaucoup plus soluble dans Teau bouillante ; mais, dans ce cas une partie se décompose en mercure métallique et en acétate mercurique. Une température de 40^ suffit pour que la décomposition commence à se manifester.
L'acétate mercureux a été employé en médecine comme antisyphilitique, à la dose de i à 10 centigrammes, et presque toujours sous la forme de pilules ; son action locale est moins irritante que celle du sublimé.
Pour l'obtenir, on décompose une dissolution d'azotate mercureux par une dissolution d'acétate de potasse, de soude ou de chaux. On ti*iture l'azotate mercureux dans de Teau aiguisée d'acide azotique, jusqu'à ce que tout soit dissous, et l'on verse dans la dissolution la liqueur qy contient Tacétate alcalin ; on met un excès de cette liqueur pour être certain que tout Tazotate est décomposé. L'acétate mercureux se précipite '^sAle lave au mo)en de l'eau froide, et on le fait séchera l'abri de la lumière.
PILULES ou DRAGÉES DE KEYSER.
Pr. : Acétate de protoxyde de mercure i gr.
Manne en larmes 20
F. S. A. 100 bols, que vous roulerez dans l'amidon ; chacun d'eux contiendra 1 centigramme d'acétate de mercure. La formule des pilules de Keyser a singulièrement varié ; Keyser lui-môme a employé tantôt Tacélale mercureux et tantôt l'acétate mercurique. Dans ce dernier cas, suivant Tobservalion de M. MiaHie, les dragées sont plus actives et même dangereuse «ce remède est maintenant abandonne.
TARTRATS DR HRRGURR.
On connaît deux lartratcs de mercure : le tarlraU mercureux ou tartrate de protoxyde, et le tartrate mercurique ou tarlrate de deutoxyde de mercure; le premitîr est le seul qui ait figuré autrefois dans les pharmacopées françaises, il est aujourd'hui inusité et n'est plus inscrit au Codex.
Le tartrate mercureux, C*H*2Hg*Û", est un sel incolore et inodore, offrant une saveur métallique faible; il est insoluble dans l'eau pure et notablement soluble dans une dissolution d'acide tartrique. La lumière l'altère rapidement, aussi doit-il être conservé dans des