CULORURE D'OR ET DE SODIUM
Ce sel cristallise en longs prismes quadrilatères d*une couleur orange, il est soluble dans l'eau et inaltérable à l'air; ce qui le rend d*un emploi plus commode que le chlorure aurique. On le prépare de la manière suivante :
Pr. : Or métallique 10
Acide azotique à 1,32 D 10
— chlorhydrique à 1,17 D 30
Chlorure de sodium 3
On fait dissoudre Tordans Teau régale comme pour la préparation du chlorure d'or, et Ton concentre les liqueurs en consistance de sirop afin de chasser la plus grande partie de Texcés d'acide. On étend en^ suite la solution dune petite quantité d'eau, puis on y fait dissoudre le chlorure de sodium, et Ton évapore jusqu'à pellicule. Le sel double cristallise par le refroidissement; les eaux-méres, convenablement évaporées, fournissent de nouveaux cristaux, ou mieux, sont amenées à siccité. Le chlorure d'or et de sodium doit être consei*vé dans des flacons à l'émeri bien bouchés.
Le chlorure d'or et de sodium a été administré à l'intérieur, mélangé avec du sucre, des extraits, des sirops, substances qui toutes l'altèrent prompteinent, et que l'on doit éviter d'ajouter aux sels d'or. Pour l'appliquer en frictions sur les gencives et pour le doser exactement, Chrestien prescrivait de diviser ce sel dans de la poudre d'iris de Florence privée par l'eau et l'alcool de tous ses principes solubles. Le mélange était exécuté dans un mortier de verre chauffé» et Ton enfermait le sel dans un flacon bouché.
SIROP DE CHLORURE d'oR ET DE SODIUM.
Pr. : Chlorure d'or et de sodium 5 cent.
Sirop de sucre 200 gr.
Mêlez au moment de l'emploi.
PILULES DE CHLORURE d'oR ET DE SODIUM. •
Pr. ! Chlorure d'or cl de sodium 5 cent.
Fécule de pomme de terre * Rr*
Gomme arabique 40
Eau ^ • • î^- 0-
¥, S. A. 12 pilules (Chrestien.) (Iimsité.)
POMMADE DE CHLORURE d'oR ET DE SODIUM.
I*r. : Chlorure d'or et de sodium I
Axongc 30
Mêlez, (inusité.)
U. — VII^ BDIT. 5U
610 MÉDICAMEiMS GliiMIQUES.
Nous pourrions complètement passer sous silence quelques autres combinaisons d or qui ont été Tobjet de quelques tentatives individuelles demeurées à Tétat d'essais infructueux; nous mentionnerons donc simplement parmi les composés auriques autrefois inscrits dans les pharmacopées et définitivement supprimées du Codex français riodurc d*or et le cyanure d'or.
Viodure d'or du Codex de 1837 est Yiodure aureux Auî. On Tobtient en versant goutte à goutte une solution d'iodure de potassium dans une solution de chlorure aurique. Il se forme un précipité composé d'iodure aureux jaune et d*iode; ce dépôt est recueilli sur un filtre, lavé, et séché à l'étuve jusqu^à ce que la volatilisation de Tiode libre soit complète.
Le cyanure d'or du Codex de 1837 AuCy' est un composé pulvérulent d'une belle tM)uleur jaune clair, il est inodore, insipide, insoluble dans l'eau. Ce sel se décompose par la chaleur en cyanogène et en or.
On le prépare au moyen de la réaction d'une proportion convenable de cyanure de potassium sur une solution de chlorure aurique.
La propriété que possède ce sel de former avec les cyanures alcalins et en particulier avec le cyanure de potassium des combinaisons définies, solubles et cristallisables a été utilisée pour \% dorure galvanique. Le cyanure aurique n'a jamais reçu d'application médicale suivie et sérieuse.
PLATINB.
H. Hocfer a proposé l'emploi des combhiaisons du platine dans le traitement des affections syphilitiques invétérées. Ce médecin a recommandé le chlorure de platine et le chlorure double de platine et de sodium. Les fonnules de ces agents médicamenteux ont été calquées sur celles des préparations à base d'or. Les propriétés thérapeutiques des sels de platnie ayant été démontrées nulles, ces combinaisons ne font plus partie de la matière médicale, et nous les citons seulement pour mémoire.
DES PRtîARATlONS A BASE D'ANTIMOINE.
Les différentes combinaisons chimiques dont l'antimoine est la base, et les médicaments dans lesquels elles sont associées à d'autres substances, constituent le groupe thérapeutique des antimoniaux.
L^émétique et le kermès minéral constituent aujourd'hui les seuls
PRÉPARATIONS A BASE D'ANTmOINE. 6it
représentanls usuels de la médication antimoniale. U importe néanmoins d'étudier un certain nombre de composés qui ont été autrefois largement employés en médecine et qui sont encore quelquefois prescrits ; tels sont : les oxydes d'antimoine, les sulfures d'antimoine, l'antimoine métallique Nous examinerons nécessairement le chlorure d'anlimoine, puissant caustique qui se rattache beaucoup plus à la classe des antinioniaux par sa composition chimique que par ses applications.
L'antimoine pur est un métal d un blanc bleuâtre, doué d'un édat vif; sa texture est lamelleuse et à grains cristallins. Les facettes sont d'autant plus petites que le métal est plus pur et qu'il a été refroidi plus rapidement.
Grâce à sa texture cristalline, l'antimoine est cassant et facile à pulvériser; sa densité est comprise entre 6,702 et 6,860. L'antimoine fond à + 450'' et se volatilise au rouge blanc. La chaleur spécifique de Tantimoine est 0,0507 ; son poids atomique = 122.
L'antimoine pur est inaltérable à l'air ; il se conserve intact dans Teau et dans les dissolutions alcalines. Porté à une haute température au contact de l'air, il donne des vapeurs qui brûlent avec une flamme brillante, et en formant un nuage blanc d'oxyde d'antimoine.
L'antimoine du commerce s'obtient en réduisant le sulfure d'antimoine par du fer^ ou bien en oxydant ce sulfure au moyen d'un grillage, et le fondant avec un mélange de tartre et d'azotate de potasse. On prend 100 p. de sulfure d'antimoine, 42 p. de limaille de fei* bien décapée, 10 p. de sulfate de soude desséché et 2 p. de charbon, que l'on fond ensemble* dans un creuset de liesse; on laisse refroidir et l'on sépare le métal.
Dans cette opération, le fer se combine au soufre et met l'antimoine en liberté ; le fer ne doit pas être en excès dans le mélange, car la partie libre se combinerait en proportion notable avec Tantimoinc. Le sulfure de fer qui se forme a presque la même densité que l'anlimoine, et s'en séparerait difficilement sans l'addition du sulfate de soude; ce dernier sel esf converti en sulfure de sodium et agit comme un véritable fondant.
Pour opérer la réduction du sulfure au moyen d'un mélange d'azo-* tate et de bitartrate de potasse, on prend : sulfure d'antimoine, 8 p.; tartre, 6 p.; azotate de potasse, 5 p.
On projette peu à peu ce mélange daos un creuset rougi, en ayant soin de couvrir le creuset de son couvercle après chaque projection.
010 MfilHCilIBniS CHIHUV"
Nous pourrions complèlemoit pai>' . ,„aiièn subisse une fusion combinaisons d'or qui ont été l'r' ,^ge. On trouve bu Tond du
duelles demeurées ft l'èlat dV ,( |,ar ^aa scorie,
donc simplement panni 1p' .jnénes sont trèe-complescâ el assez
les pharmacopées et ' ; ^^l'ession probable. Ce qui est certain,
l'iodure d'or el le c - ,„.jiie iiictallique réduit évidemment par
Viodure d'or i* „,irs(il)les du bitartrate de potasse, tandis
tient en Tersv " jij^ilement constituée par des combinaisons
dansuiie so' ■ : ,,niliin(c île l'azolato de jiutasse, ce sont : du
po«ë d'ie ■ ^,, ju carbonate dépotasse. Les scories renfenuent
flllre, ' ■■■'".t-i qoaiilités d'aïUinioniate de potasse et de sulfure
7''' ,fli.'Ji"-' ■■■' •'^ pwtaspioni. Ainsi ublenu , le régule d'anli- '"'lia-- !""■• '' cui'tit'nl du for, du plomb, du soufre, de 'i^,„.iianl du sulfure d'antimoine. Il importe surtout de le . •~''V. j'jr^'nii', qui racconiiingnorait ultérieurement dans toutes / I '''* ' .isTiinuits pliannaceu tiques dont il peut être la base. Voici
/ !•■ '"'"^li. recommandé par le Codex pour la puriricalioo de lan-
/ vnd eu compiles minces sur un plat do terre vernissé, large H peu
■ n^>fo■>^ ' *"' 1" '^'''* "^'lauffer graduellement, jusqu'à ce qu'il se niani-
I ft<jli>iles lâches noires sur sa surface; on bouche alors l'ouverture
inférieure du fourneau aûii de diminuer la chaleur : les lâches s'ajrraiidiroiil peu ù peu, et tîniront par se confondre de manière à nt roriiier qu'un (oui homogène et d'une nuance uniforme ; puis, toute la masse deviendra incandescente, malgré l'abaissement de la Impéralure du fover.
On braise la matière avec une spatule dt fer, alin d'osyiior toutes les particules métalliques. L'opération est terminée lorsque l'incandescence cesse.
Le métal lîxe dans cette opcralion environ 12,6 pour 100 d'oiygnie et parait constituer un mélange •t-.'^ez homogène d'oxyde d'aulimi^ine et d'iuitimoine ntétallique.
l'iiiir <ibteiiir le métal pur. ou introduit ce produit daus un creuset rouviM't, et lin le fait fondre à la plus liasse température possible. Ûit luissi' nliuiilir, et lorsqu'on casse le ei-euset , on voit que la partie su|iérifitrf e>t occupée par une masse grisâtre, formée d'ûguilles prisniatiijuos lirillaiites. i>tte courbe est consliluèe pur de l'oxyde d'aiititnoiiie associé aux oxydes des divers métaux contenus daii> raiitiiiioine brut ; au-dessous, se trouve un culot de métal puriCé, formant à peu près li> quart du {Kiids primitif de l'antimoine.