PRÉPARATIONS A BASE D^ANTIMOINE
On peut tirer parti de Toxyde d'antimoine impur résultant de cette opération.
M. Licbig a donné un procédé de purifîcation différent : on mélange 16 parties d'antimoine, i partie de sulfure d'antimoine et 2 parties de carbonate de soude desséche; on introduit le tout dans un creuset de Hosse, et Ton tient la masse en fusion pendant une heure; alors on laisse refroidir le creuset, on le casse et Ton sépare la scorie. Lie culot métallique est pulvérisé, et maintenu une seconde fois en (usion avec 1 partie 1/2 de carbonate de soude; on exécute un dernier traitement, en employant i partie seulement de carbonate de soude et une petite quantité d'azotate de potasse.
Dans cette opération, le sulfure d*arsenic est transformé en sulfarséniate de sodium et en arséniate de soude. Les sulfures de fer et de cuivre formés sont entraînés par le sulfure de sodium avec lesquels ils constituent un mélange trés-fusible. L'addition de Tazolate de po-/ tasse dans la dernière partie de la manipulation a pour objet d'enlever )es dernières traces d'arsenic à l'état d'arséniatc alcalin.
L'antimoine purifié n'exhale pas d'odeur alliacée dans la flamme réductrice du chalumeau. Un procédé plus sensible pour constater la présence de l'arsenic a été indiqué par Sérullas. On réduit une petite quantité d'antimoine en poudre trèsfme, on mélange celle-d avec du tartre, et l'on soumet la matière à une forte chaleur dans un creuset couvert. On obtient un alliage de potassium et d'uni imoine, qui décompose l'eau avec dégagement d'hydrogène. Si l'antimoine est arsenical, ce dernier gaz est mélangé d'hydrogène arseniqué, dont la présence est facile à constater.
L'antimoine métallique a été quelquefois administré à l'intérieur, dans ce cas, il est réduit en poudre au moyen de la porphyrisation ; on peut alors le suspendre facilement dans les liquides mucilagineux. Jadis on faisait avaler de petites balles d'antimoine qui étaient rendues avec les selles et pouvaient être utilisées un grand nombre de fois ; nos aïeux donnaient à ce dégoûtant remède le nom plaisant de pihdes perpétnelles. On employait également des gobelets d'antimoine, dans lesquels on la|^it séjourner du vin blanc, lequel, après quelque temps, renfermait une combinaison soluble d'antimoine (éinétique). Du reste, on n'obtenait par ces divers moyens que des médicaments infidèles auxquels depuis longues années on a renoncé non sans raison.
L'antimoine métallique n'est plus employé en médecine. Cependant Trousseau s'en est servi pour combattre la pneumonie, le rhumatisme articulaire, en élevant la dose jusqu'à 4 granmies. Il Ta admi-
ùii MÉDICAMENTS GUIMKMJES.
On pousse ensuite le feu jusqu'à ce que la matière subisse une fusion complète, puis on laisse refroidir la masse. On trouve au fond du creuset un culot d'antimoine recouvert par une scorie.
Dans cette opération, les phénomènes sont très-complexes et assez difficiles à analyser dans leur succession probable. Ce qui est certain, c'est qu'on trouve de l'antimoine métallique réduit évidemment par l'excès des éléments combustibles du bitartrate de potasse, tandis que la scorie est principalement constituée par des combinaisons résultant de l'action oxydante de l'azotate de potasse, ce sont : du sulfate de potasse et du carbonate de potasse. Les scories renferment en outre de petites quantités d'antimoniate de potasse et de sulfure double d'antimoine et de potassium. Ainsi obtenu , le régule d'antimoine n'est pas pur, il contient du fer, du plomb , du soufre, de l'arsenic provenant du sulfure d'antimoine. 11 importe suilout de le priver de l'arsenic, qui raccompagnerait ultérieurement dans toutes les préparations pharmaceutiques dont il peut être la base. Voici le procédé recommandé par le Codex pour la purification de Tantimoine.
On réduit en poudre très-fine l'antimoine du commerce, et on retend en couches minces sur un plat de terre vernissé, large et peu profond ; on le fait chauffer graduellement, jusqu'à ce qu'il se manifeste des taches noires sur sa surface ; on bouche alors l'ouverture inférieure du fourneau afin de diminuer la chaleur : les taches s'agrandiront peu à peu, et finiront par se confondre de manière à ne former qu'un tout homogène et d'une nuance uniforme ; puis, toute la masse deviendra incandescente, malgré l'abaissement de la température du foyer.
On brasse la matière avec une spatule d^ fer, afin d'oxyder toutes les particules métalliques. L'opération est terminée lorsque l'incandescence cesse.
Le métal ûxe dans cette opération environ 12,5 pour 100 d'oxygène et parait constituer un mélange assez homogène d'oxyde d'antimoine et d'antimoine métallique.
Pour obtenir le métal pur, on introduit ce produit dans un creuset couvert, et on le fait fondre à la plus basse température possible. On laisse refroidir, et lorsqu'on casse le creuset , on voit que la partie supérieure est occupée par une masse grisâtre, formée d'aiguilles prismatiques brillantes. Cette couche est constituée par de l'oxyde d'antimoine associé aux oxydes des divers métaux contenus dans l'antimoine brut ; au-dessous, se trouve un culot de métal purifié, formant à peu près le quart du poids primitif de l'antimoine.
PRÉPARATIONS A BASE D^ANTIMOINR. 613
On peut tirer parti de Toxyde d'antimoine impur résuhant de cette opération.
M. Liebig a donné un procédé de purification différent : on mélange 16 parties d'antimoine, i partie de sulfure d'antimoine et 2 parties de carbonate de soude desséché; on introduit le tout dans un creuset de Hesse, et Ton tient la masse en fusion pendant une heure; alors on laisse refroidir le creuset, on le casse et l'on sépare la scorie. Lie culot métallique est pulvérisé, et maintenu une seconde fois en (usion avec 1 partie 1/2 de carbonate de soude; on exécute un dernier traitement, en employant 1 partie seulement de carbonate de soude et une petite quantité d'azotate de potasse.
Dans cette opération, le sulfure d'arsenic est transformé en sulfarséniate de sodium et en arséiiiate de soude. Les sulfures de fer et de cuivre formés sont entraînés parle sulfure de sodium avec lesquels ils constituent un mélange très-fusible. L'addition de l'azotate de po-/ tasse dans la dernière partie de la manipulation a pour objet d'enlever les dernières traces d'arsenic à l'état d'arséniatc alcalin.
L'antimoine purifié n'exhale pas d'odeur alliacée dans la flamme réductrice du chalumeau. Un procédé plus sensible pour constater la présence de l'arsenic a été indiqué par SéruUas. On réduit une petite quantité d'antimoine en poudre très-fine, on mélange celle-ci avec du tartre, et l'on soumet la matière à une forte chaleur dans un creuset couvert. On obtient un alliage de potassium et d'anlimoine, qui décompose l'eau avec dégagement d'hydrogène. Si l'antimoine est arsenical, ce dernier gaz est mélangé d'hydrogène arseniqué, dont la présence est facile à constater.
L'antimoine métallique a été quelquefois administré à l'intérieur, dans ce cas, il est réduit en poudre au moyen de la porphyrisation ; on peut alors le suspendre facilement dans les liquides mucilagineux. Jadis on faisait avaler de petites balles d'antimoine qui étaient rendues avec les selles et pouvaient être utilisées un grand nombre de fois ; nos aïeux donnaient à ce dégoûtant remède le nom plaisant de pihdes perpétuelles. On employait également des gobelets d'antimoine, dans lesquels on la|||ait séjourner du vin blanc, lequel, après quelque temps, renfermait une combinaison soluble d'antimoine (éniétique). Du reste, on n'obtenait par ces divers moyens que des médicaments infidèles auxquels depuis longues années on a renoncé non sans raison.
L'antimoine métallique n'est plus employé en médecine. Cependant Trousseau s'en est servi pour combattre la pneumonie, le rhumatisme articulaire, en élevant la dose jusqu'à 4 grammes. 11 l'a admi-
614 MËDIGAMEirrS GHDIIQUE8.
iristré sous la forme de pilules, en suspension dans un looch, ou dans une potion mucilagineuse. En le mêlant avec deux parties d'axonge, ce praticien a obtenu une pommade qui produit quelques-uns des effets d'une pommade faiblement émétisée.
L'activité de Tantimoine métallique a été expliquée par M. Mialhe; il a constaté que ce métal, mis en présence de liqueurs faiblement acides, absorbe Toxygéne de Tair et fmit par former des combinaisons solubles.