SIROP DE SUCRE
l'éther
L'iTBBM
Boullay
28» Baume
iOOO
Étlier aie. 48*
Boudct
Codex (1837). . .
iOOO
Lecanu
iOOO
Soubeiran. . . .
Magnes Lahens. .
Guibourt
ÉtherpurôS*
668 MÉDIGAIIENTS CHIMIQUES.
On voit que d'après des autorités également recommandables, il existe des différences dans le titre de l'éther employé,* dans le rapport du poids de Téther à celui du sirop de sucre, enfin dans la concentration même de la dissolution sucrée. Ainsi, tandis que Guiboort prescrit l'emploi de l'éther^^, Bouliay recommande l'usage du éther plus chargé d'alcool que l'éther médicinal, lequel, nous l'avoas démontré antérieurement, contient environ 28 p. 100 d'alcool à M* centésimaux. M. Magnes Lahens se proposant d'éviter la déperdition de Texcès d'éther qui dans le procédé ordinaire reste à la surface do sirop, conseille de dissoudre dans la solution de sucre un poids de ther à 58^ B., strictement nécessaire pour le saturer. Enfin, M. fioudet, remarquant que la quantité d'éther dissous par le sir^p de sucr«* à 35** B. = 1,520 dens., ne s'élève qu'au centième du poids total, a propose de se servir d'une solution de sucre marquant 30 B. =1 ,260 dens., laquelle présente la propriété de dissoudre un poids double d'éther.
En présence de ces prescriptions contradictoires, il était indispensable avant de s'arrêter à un mode opératoire uniforme, d'exaniiuiT diverses propositions incomplètement résolues et dont nous donnerons ici les réponses. On trouvera, dans notre mémoire (Journal de Pharmacie et de C/iimie, tome 7, 1868), les expériences sur lesquelles elles sont fondées.
1^ Quelle est la solubilité de l'éther et celle de l'alcool, plus ou moins alcoolisé dans le sirop de sucre marquant 55^ B. = 1,530 dens. ? ^
Nous avons trouvé que iOOO grammes de sirop de sucre marquant 35<* B. = i ,320 dens., à la température fixe de H-i2'* dissolvent 8 grammes d'éther pur et i2«^,04 d'éther à 56° B. Or Vl^.Oi d'élher à 56" B. contiennent 8»%58 d'éther pur ; par conséquent l'alcool rontenu dans Téther médicinal n'a pas exercé d'iniluence sensible sur la solubilité de l'éther.
2** Quelle est la solubilité de Télher pur et de l'éther alcoolisé médicinal dans le sirop de sucre marquant oO"* B. = 1,260 dens.?
MM. J.Regnauld et Adrian ont constaté quel 000 granmies de ce sirop dissolvent i5«^83 d'éther pur et 2i•*^25 d'éther alcoolisé officinal marquant 56" B. Sachant que 24«%25 de ce dernier li(|ui(le renferment 17<%SÉari'éther pur, on .en conclut que le sirop d'éther préparé dans ces cflHiions est deux fois plus riche en éther que le précédent. On voit également par ces résultats que dans ce cas aussi le r6lc de l'alcool a été presque nui.
3" Quel est l'accroissement de la quantité d'éther dissous par un
ÉTHER SULFURIQDE. 669
mémo poids de sirop a ,^0*^ B., quand au lieu de n'employer que la proportion d*éllier médicinal indispensable pour la saturation, on en ajoule un grand excès?
En se bornant au poids d'éthcr nécessaire pour saturer la solution de sucre, on a trouvé que lOOMkammes de sirop dissolvent Ib^'.Sô d'élher pur; en meltant en comact prolongé un mélange d'é- Iher à 56° B., et de sirop dans le rapport de i/16, on dissout i8«%55 d'éther pur; s il Ton atteint le rapport de 1/12 on en dissout 24c',08.
liorsqu'on dépasse cette limite, comme dans le procédé de Boullay, les pliénoniénes sont différents. A iOOO grammes de sirop de sucre marquant 28° B., nous avons ajouté 250 grammes d'éther alcoolisé marquant 48° B. (Boullay.) k la surface du sirop existe une couche d'un liquide, dont l'épaisseur ne diminue plus après une longue et fréquente agitation. Cette couche renferme 81«%45 d'éther pur et ll)^%8H d'alcool à 90^ Par conséquent 1000 grannnes de sirop de sucre à 28° B. dissolvent iZ^^bb d'éther pur et 98«%i7 d alcool
Nous avons discuté l'influence exercée par Talcool et par la diminution de densité du véhicule sur la proportion d'éther pur dissous.
4° Quelle est rinfluoDce exercée par les variations de température sur les sirops obtenus avec ou sans le concours de Talcool?
11 résulte do nos essais que 1000 grammes de sirop de sucre marquant 25" B., ne peuvent pas dissoudre plus de 20 grammes d'éther pur à la température de -+-20°, et que ce sirop se trouble à -hâb" et devient opaque à -f 50°. ^ formule de Boullay donne, ainsi que nous l'avons vu, un médicarnent deux fois plus riche et parfaitement stable entre des limites qui dépassent les variations ordhiaires de la température.
Le sirop préparé d'après la formule du Codex de 1866, tient en dissolution 21»%04 d'éther pur et 48»%40 d'alcool à 90*^ (pour 1 litre), c'est à peu prés le double de la proportion d'éther du même médicament dans l'ancien Codex. Mais cette fonnule oblige à laisser à la surface une couche d'éther renfermant ifeulement 1/50 de son poids environ d'alcool à 90^. Ajoutons que le sirop du Codex est parfaitement limpide jusqu'à la température de -+- 15*^, mais qu'il devient trouble de 18" à 20° et opaque t\ -f- 25 ', et a fortiori au delà de cette température.
Afin de corriger ces deux légères imperfections, MM. J. Uegntuld et Adriau ont donné une fornuile dans laquelle les rapports établis par les auteurs de la pharmacopée légale entre la base du médicament et son véhicule sont respectés.
670 MÉEMCANENTS CHIMIQUES.
Pr. : Sucre incolore 4i0 gr.
Eau distillée 490
Alcool à 90« 50
Étherpur ÏO
GrAce aux proportions defl^lbnents réunis dans cette formule, on obtient un sirop aussi riche en principe médicamenteux que celui du Codex» mais qui ne subit aucune modification sous rinfluence des variations de la température et qui enfin n'entraîne aucune perte d'éther.