ALCOOL AZOTIQUE
(Aloool nitrique, Adde nitrique alooolitè, Bfprit de nitre duloillé. )
Pr. : Alcool recliflô à 90-» 3
Acide azotique à i,Sl D 1
ËTHER ACËTIQUE. 675
On verse peu à peu Tacide sur Falcool préalablement introduit dans un flacon à rêmcri. On doit déboucherie flacon de temps en temps pendant deux ou trois jours, afin de donner issue aux gaz développés par la réaction .
L'alcool azotique est employé comme diurétique sous la forme de potions et de tisanes, à la dose de 2 à 4 grammes. Convenablement dilué et édulcoré, il constitue une boisson assez agréable.
ÉTIIER ACÉTIQUE.
(AoèUie d^èihyle.) C«II»0*,C*H».
L'Ëther acétique découvert en \ 759 par Lauraguais est uu liquide incolore, doué d'une odeur élhërée suave qui rappelle celle de l'éther ordinaire et de l'acide acétique. Densité = 0,9 i-i6 àO**. Point d*ébullition + 7â%78. La solubilité de Téther acétique dans l'eau est représentée par 1/12, elle est indéfinie dans Talcool et dans l'éther sulfuri({uo. L*élher acétique purjl anhydre est inaltérable ; mais en présence de 1 tMu, il se décompose peu à peu en alcool et en acide acétique.
Sdus riufluence des hydrates de potasse et de soude, Féther acétique se transforme en acétate alcalin et en alcool éthyhque; celte réaction e^t fondamentale et caractéristique du groupe des éthers salins. Au (tmtncl de Tacide sulfurique, Tétlier acétique donne naissance à de l'acide acétique et à de l'alcool; les acides chlorhydrique, bromhydrique et iodhydrique le transforment en acide acétique et en chlorure*, bromure ou iodure d'éthyle.
Ia* précédé le plus usilé dans la préparation de l'éther acétique a été indiqué par Thenard.
l»r. : Alcool rcclifir à î 0' 100
Acide act' tique à I.OIm 03
Acide suiruriqiic ù 1 ,84 -. 17
L'nppareil {pg, 55) dans lequel s'exécute l'opération se compose : d'une cornur tubulùe que l'on pose sur un bain de i able, d'une allonge et d'un l'écipient que l'on refroidit pendant tout le cours de l'opération. L*nppnrcil à réfrigérant de Liebig est également convenable (tom. I, fig. 44). On mélange dans la cornue, l'alcool et Tacide acétique; on ajoute ensuite l'acide sulfurique, cl 1 on chauffe de façon à retirer par la distillation 125 parties de produit. On inCrodDk.oe liquide dans
HÉDlCAHliNTS CHUIlQUeS.
un llacon, el l'on y ajoute une quantité de carbonate de |>oU&se itunisanle pour saturer l'acide acétique libre qui a échappé à la réaction ; on décante le liquide, et on le distille de nouveau aGn d'obtenir environ 100 p. d'éUicr acétique.
Ce produit est l'ëther ar.ét qut; médicinal ; il marque 0,d!2 au deiisïmèlre. 11 contint encore de l'alcool dont il est impossible dtt le séparer par de simples lavages à l'eau.
Bien que l'élher acétique pur ne soit pas employé en médecine, si l'on veut l'obtenir il faut traiter le produit brut par le procédé suivant indiqué par H. Berthelot. On lave le liquide recueilli dans le récipient au moyen d'une solution au centième d'hydrate de potasse; on le décante puis on le reclifle. On agite le liquide distille avec une solution saturée de chlorure de sodium, et l'on renouvelle plusieurs fois cette opération. I/éther acétique est alors desséché par un contact prolongé avec du carbonate de potasse sec et pulvérulent. Lorsque ce sel ne s'<|;rége plus, on distille l'éther, et l'on recueille à part le liquide dont le point d'ëbuUition i-st compris entre + 73° et + li'. 11 importe d'éviter l'emploi du chlorure de calcium qui a été recommandé à tort par M. Liebig, car ce sel se dissout en forte proportion dans L'éther acétique et rend sa rectification très-difTiuilc.
On peut encore préparer l'éther acétique en distillant un mélange d'acide sulfurique, d'alcool et d'un acétate métallique ; l'opération s'exécute avec la plus grande facilité. 11 est bien entendu qu'il convient de modifier les proportions d'acide et d'acétate, suivant la ulure dn
ÉTHER ACfinQDE. 67
métal basique. On peut dire d'une façon générale qu'il est nécessaire d'introduire assez d'acide sulfurique non-seulement pour saturer la base de racétate, mais encore pour qu'il en reste un excès égal au cinquième du poids de l'alcool soumis à la léaction. Voici les rapports les plus avantageux pour les acétates de potasse, de soude, de cuivre et de plomb.
1* ▲oètato de poUice.
Pr. : Acétate de potasse desséché 3
Acide sulfurique à i,8i D 2
Alcool à 90* 5
2* AoèUta de toiide.
Pr. : Acétate de soude sec 5
Acide sulfurique à l,8i D 4
Alcool à »0« 6
8* Âoétete de oaîvre.
Pr. : Acétate de cuivre cristallisé ' S
Acide sulfurique à 1 ,84 D 9
Alcool à W 3
4* Aoèiete de plomb.
Pr. : Acétate de plomb desséché 5
Acide sulfurique à 1,84 D 2
Alcool à 90" 5
Les acétates de potasse et de soude se dessèchent très-bien dans une chaudière de fonte ; on modère le feu de manière à ne pas faire éprouver au sel la fusion ignée. L'acétate de plomb est facilement liquéfié dans son eau de cristallisation et amené jusqu'à siccité.
L'éther acétique est rarement employé à Tintérieur.
Son action la plus manifeste s'exorce sur les voies aériennes dont il calme l'irritation et diminue les sécrétions trop abondantes.
On s'en sert souvent en frictions excitantes dans le traitement des douleurs névralgiques et rhumatismales.