CHLOROFORME
do cesser, on replace le foyer mobile sons l'alambic, et en peu d'instants la réaction est terminée. On reconnaît la fin de Topt^ration k co qiio les liqnides qui se condensent ne possèdent plus qu'à un faible di'^iv Todour du chloroforme et sa saveur sucrée. Avec les doses in- (ii(iuées, on recueille environ 2 à 3 litres de liqueur. Ce produit complexe est niélaujîé et fortement abrité avec son volume d'eau ; il se sépare en deux couches. Ia couche inférieure est dense et légèrement jaunâti%; c'est du (chloroforme mêlé d'alcool el souillé par du chlore et par diverses combinaisons chlorées résultant de la réaction. La couche supérieure, plus abondante, est un mélange, parfois laiteux, renfermant de l'eau, de l'alcool et du chloroforme impur. Du jour au lendemain, elle laisse déposer une certaine quantité de ce dernier produit qui se réunit à la couche la plus dense.
Si l'on exécute plusieurs distillations de suite, on utilise cette liqueur aqueuse en la versant dans l'alambic au début de l'opération suivante ; on peut encore la distiller au bain-marie avec les eaux de lavage.
Apr(!»s 2i heures, on sépare le chloroforme par décantation; on le lave une première fois, en l'agitant avec de l'eau, puis ensuite, avec une dissohition peu concentrée de carbonate de soude. Au chloroforme décanté, on ajoute du chlorure de cnlciuin fondu; après 24 heures de contact et à la suite d'agitations répétées, on le rectifie au bain-marie, en ayant soin de ne pas pousser l'opération trop loin. Cette précaution est indispensable afin de laisser dans le récipient un produit chloré moins volatil que le chloroforme, qui 6te à celui-ci sa suavité, et semble être la principale ciiuse de l'irritation et de la toux, qui sont observées quelquefois lors de son inhalation.
Bien que les réactions qui s'accomplissent dans cette opération soient très-complexes et que leur nature intime échappe à une analyse détaillée, il est permis de supposer que l'hypochlorite de chaux joue dans l'ensemble des phénomènes le rôle mixte d'un agent d'oxydation et de chloru ration.
En vertu de l'oxygène qu'il cède à l'alcool, celui-ci se partage prob.iblement en gaz des marais et en acide formique; cette première phase de la réaction est représentée par Téquation suivante :
C*II«0* + 0* = C«H* -h C4|I*0*.
L'hydrocarbure C*ll* en présence du chlore formerait par substitution'du chloroforme CMIC1»:C«H*-|-CC1=C«HCI'H-5CIH. L'acide chlorhydriqne serait immédiatement saturé par l'hydrate de chaux.
Une autre portion du chlore réagissant sur racide formique don-
nerait naissance à de Tacide carbonique et à une nouvelle proportion d'acide chlorhydrique qui se combine au calcium de la chaux libre. Cette seconde phase de la réaction est exprimée par l'équation :
C«H«0* -f Cl« = 2C0* -f 2C1H.
Ces phénomènes s*accomplissent successivement sur chaque groupe moléculaire, mais presque simultanément sur l'ensemble des masses en présence. La seconde phase est rertainement Torigine du .dégagement abondant d'acide carbonique qui soulève la matière avec intensité, et qui serait un des ëcueils de cette manipulation si l'on ne tenait pas compte des précautions que nous avons indiquées pour L'application de la chaleur. Indépendamment du gaz carbonique résultant des réactions précédentes, il se développe une grande quantité d'oxygène. Ce phénomène qui dépend de la décomposition de Thypochlorite de chaux a été signalé à l'attention des chimistes par M. Duroy.
Tels sont les procédés de préparation et de purification du chloroforme qui ont été recommandés par Soubeiran, peu de temps après l'introduction dans la thérapeutique chirurgicale du composé important découvert par lui. Ces prescriptions ont besoin d'être complétées depuis que la fabrication du chloroforme est devenue industrielle et que le pharmacien est appelé à purifier un produit dont la véritable origine lui reste inconnue, et que le plus souvent même il borne son rôle à constater les propriétés physiques ou chimiques les plus apparentes du chloroforme qui lui est livré par le commerce.
Le chloroforme peut renfermer un nombre considérable de substances étrangères : les unes proviemient d'une purification incomplète et probablement aussi des matières premières mises en œuvre dans rindustrie, les autres paraissent avoir pour origine la falsification. Enfin, et c'est là un point de la plus haute importance, certains échantillons de chloroforme présentant à l'origine les propriétés les plus satisfaisantes, se décomposent peu à peu sous l'influence de la radiation lumineuse et dégagent des vapeurs acides et chlorées. Quand on songe à la destination du chloroforme, aux accidents mortels dont l'inhalation de ce liquide pur est quelquefois la causé, on comprend à quelle responsabilité s'expose le pharmacien qui néglige de s'assurer dans les Umites les plus étendues de la bonne qualité du chloroforme qu'il délivre.
Le chloroforme pur possède :
!• Une densité = 1,48 à -h iS*» ;
. CHLOROFORMC;. «81
2* Un point d'ébullilion fixe entre 60»,8 et 61* ; pression = 0",76 ;
3*" Agité avec i'eau distillée, il reste transparent;
\'' Agite avec la teinture bleue de tournesol, il ne la rougit, ni ne la décolore pas ;
5^ Agité avec une solution d*azotate d'argent, il ne donne naissance à aucun précipité, ni trouble ;
6<^ Mélangé avec son volume d'acide sulfurique à i ,84 dens. et agité, il nage à sa surface et ne le colore pas ;
7^ Chauffé avec une dissolution de potasse, il ne la brunit pas ; enfin agité avec de l'oxyde d'argent hydraté, il ne le réduit pas.
L'essai précis de la densité et la fixité du point d'ébullition en opérant sur un litre de produit sont deux moyens suffisants à la rigueur, mais ils ont l'inconvénient de ne pouvoir être expérimentés que dans les établissements pourvus de laboratoires bien installés.
L'expérience n^ 3 sert habituellement à vérifier Tabsence de l'alcool : ce dernier liquide donnant au chloroforme la propriété de devenir opalescent au contact de l'eau.
L'essai n^ 4 indique Tabsence de l'acide chlorhydrique ou de tout autre acide, et permet d'affirmer que le chloroforme ne contient ni chlore libre, ni produits chlorés décolorants. >,
L'essai n"^ 5 est confirmatif du précédent, touchant l'acide chlorhydrique, le chlore et les produits chlorés.
Si dans l'essai n' 6, Tacide sulfurique se colore en brun plus ou moins foncé, on a affaire à un chloroforme impur. Dans ce cas, les matières organiques qu'il peut renfermer, en dehors de l'alcool, ne sont pas précisées; mais cette indétermination importe peu, puisqu'il suffit de celte expérience pour que le produit ne soit pas employé en médecine, sans être préalablement soumis à une purification.
L'expérience n"^ 7 permet d'affirmer que le chloroforme ne contient pas d'aldéhyde.
Beaucoup d'autres réactifs plus ou moins sûrs dans leur emploi ont été recommandés ; nous croyons que les expériences que nous prescrivons sont les meilleures, quand il s'agit d'accepter ou de refuser ce produit. La plupart des auteurs ont insisté particulièrement sur la détermination de l'alcool éthylique, lequel, il faut bien en convenir, est un des agents les plus inoffensifs qui puissent se trouver mélangés au chloroforme ; dont la présence, en très-faible proportion, n'a aucun intérêt et dont une forte quantité est révélée par le changement de densité, la variabilité du point d'ébullition, l'inflammabilitô dp mélange, la coloration brune parle nitrosulfure de fer, la coagulaliori de l'albumine d'ceuf, rémulsionnement de l'huile d'amandes.
Ainsi que nous venons de le dire, on a depuis plusieurs années observé que certains échantillons de chloroforme qui présentent la plupart des caractères d*un produit pur, suliissent, après un certain temps, une altération profonde. Ce chloroforme exposé à la lumière -exhale une «odeur à la fois acide et chlorée, vive et pénétrante; les produits de sa décomposition rongent les bouchons de liège. Le liquide primitif est en partie détruit, et remplacé par un mélange dont remploi en thérapeutique, s'il n'était en quelque sorte impossible, offrirait les plus grands dangers.
Cette décomposition s'accomplit surtout sous Tinfluence de la ^ldi^ tion lumineuse directe et elle semble, en dehors de cette cause, ne pouvoir être rattachée à la présence d*aucun produit spécial qu'il s^ rait possible d'enlever par un procédé connu. Telle est l'opinion généralement admise, et Ton se borne, pour éviter un si grave accident, à prescrire de conserver le chloroforme à l'abri de ractîon de la lumière directe ou diffuse. Prescription, il faut en convenir, très-souvent impraticable dans une officine et plus encore dans les grands établissements où d'énormes quantités de ce liquide doivent être transvasées pour les besoins du service.
Il semble, d'après la plupart des auteurs, que le chloroforme privé de toute impureté apparente et soumis à l'influence seule de la radiation lumineuse se décompose, partiellement au moins, après un temps plus ou moins long. Telle n'est pas Topinion de M. J. Personne qui a recherché la cause de raltérabilité du chloroforme à l'aide d'expériences très-dignes d'attention.
H. J. Personne a d'abord reconnu que la décomposition du chloroforme est indépendante de la présence de l'eau. Elle s'accomplit, sous l'influence de la lumière, d'une façon semblable sur le même chloroforme saturé d'humidité, ou bien rendu anhydre par son contact avec l'acide sulfurique ou le chlorure de calciun anhydre.
L*analy$e des vapeurs acides qui se développent dans les vases où s'altère le chloroforme, a conduit M. Personne à admettre qu'elles sont constituées par de l'acide chloroxycarbonique. Rn effet, ces vapeurs exhalent l'odeur spéciale de ce gaz, et bien qu'elles ne contiennent pas de chlore libre, dirigées à travers une solution aqueuse d'hydfate de baryte, elles donnent immédiatement naissance à un abondant précipité de carbonate de baryte et forment du chlorure de baryum qui reste en dissolution. Or la formule du chloroformé fflICP ne permet pas d'expliquer la production du gaz chloroxycarbonique C'CCP. même par l'adjonction des éléments de l'eau.
En se fondant sur ces expériences et ces considérations, M. J. Per^
GULOROFORNE. Cfo
sonne pense que le corps qui développe le gaz chloroxycarbonique dans le chloroforme incomplètement purifié, est l'éther chloroxycarbonique ou chloroxycarbonate d'éthyleC*Cl {C^W) 0^. Ce composé prend naissance en même temps que le dilorofurmc, et passe à la distillation avec lui malgré son point d*ébulli1ion + 94®, plus élevé. L'éther chloroxycarbonique, dissous dans le chloroforme, se détruit sous l'influence de la radiation lumineuse et fournit du gaz chloroxycarbonique et de Talcool.
Quelques chimistes prétendent que l'altération du chloroforme n*a lieu que lorsqu'il a été entièremeift privé d'alcool et admettent que l'addition d'une petite quantité de ce dernier liquide suffit pour prévenir sa transformation. H. Personne croit que la présence de l'alcool a pour effet de retarder la décomposition de Téther chloroxycarbonique, ou peut être de le reformer à mesure qu'il se détruit, car réthérification de l'alcool, par Tacide chloroxycarbonique , s'opère avec une grande facilité.
Pour détruire l'éther chloroxycarbonique contenu dans le chloroforme, M. J. Personne propose de mettre en contact ce liquide pendant un certain temps avec une dissolution de soude caustique, et d'agiter fréquemment le mélange que Ton rectifie ensuite. Du chloroforme qui a subi ce traitement a été exposé pendant plus d'une année à la radiation lumineuse, sans subir d'altération.
Il nous reste à établir, d'après ces données, le procédé qu'il convient d'employer pour purifier le chloroforme.
Le chloroforme préparé par le procédé de Soubeiran, traité par l'eau pure, par la dissolution de carbonate de soude et par le chlorure de calcium fondu, puis distillé, retient encore de l'alcool et d'autres produits qui, comme l'alcool, se carbonisent et brunissent sous l'influence de l'acide sulfurique à 1,84. On le laisse digérer en l'agitant avec un centième en poids de cet acide et on le décante après quelques jours. On essaye sur une partie du cl4proforme surnageant l'effet d'une nouvelle dose d'acide et l'on ajoute, si cela est nécessaire, une proportion plus grande d'acide sulfurique à la masse traitée.
Le chloroforme décanté est mélangé avec de la lessive de soude; les liquides sont agités ensemble pendant 4 à 5 jours; pour 100 kkogr. de chloroforme, nous employons 5 kilogr. de lessive des savonoien marquant l,oSiD= Sô^'B.
Après ce temps, le liquide mixte est introduit dans le bain-marie d'un alambic ou d'un alambic à vapeur, puis additionné de 5 kilogr. d'huile d'œillette que l'on a soin de bien agker avec le mélange de
684 MÉDIGAliENTS CHIMIQUES.
chloroforme et de soude. On procède alors h la distillation, et Toi recueille à part les 9/iO du chloroforme traité; ce chlorofomr est d'une pureté suffisante. Le dernier dixième est condensé dan un vase séparé et soumis à tous les traitements précédents, avec te produits d'une opération subséquente.
Cette série de traitements nous a été suggérée par les expériencK -et les avis de H. J. Personne; elle s'applique au chloroforme obtOH directement, et à celui qui est fourni par l'industrie. Jusqu'ici les ré sultats qu'il nous a donnés pour les produits de Tune ou l'aotre source ont été satisfaisants et du*chloroforme purifié depuis plusKors mois ne s'est pas altéré ; cette conservation sera-t-elle indéfinie? Cest une question intéressante que nous éludions sur des chloroformes privés d'éther chloroxycarbonique, mais dont les uns soot saturés d'eau, les autres contiennent une petite proportion d'alcooK tandis que certains échantillons sont dépour\'us d'alcool et d'eao. Tous ces produits sont exposés à la même radiation lumineuse et -permettront de juger en dernier ressort les meilleures conditions de conservation.
L'addition du corps gras a le grand avantage d'éviter la réaction de la soude sur le chloroforme, pendant la distillation. Ija masse de consistance savunncuse, qui existe dans la cucurbite à la suite de l'opération, montre que cet artifice est très-efficace. Quand on opère sur de grandes quantités de produits, on ne peut pas, séparer pir décantation le chloroforme d'avec la lessive de soude, et sans l'intervention du corps gras l'action de la chaleur sur un tel mélinee notable entraînerait une perte notable de chloroforme.
L'introduction du chloroforme dans la thérapeutique est due an professeur Simpson, d'Edimbourg, et remonte au 10 novembre \W Elle constitue le plut important progrès qui ait été accompli dans la médication anesthésique, depuis la découverte de l'éthêrisation fn 184i par le docteur Jackson. Flourens, en mars 1847, soumit le chloroforme à quelques expériences physiologiques, mais il nientiomu simplement ses propriétés à côté de celles de divers anesth*^ siqcAs sans importance, laissant à un plus heureux que lui, l'honneur d'une application qui eût immortalisé son nom. Qu'il nous soil permis dans l'ouvrage de Soubeiran et à propos du chloroforme de citer un passage du discours prononcé par H. Wurtz en 1856 à la Faculté de médecine. • Pendant de longues années, le chloroforme a figuré dans les coUectîoDS comme un rare objet de curiosité et d*ia-
CHLOROrORME. 685
térêt purement scienliiique. Les services que, depuis 1847, ce composé a rendus à l'humanité ne démontrent-ils pas d'une façon écfktante que rien n'est inutile dans la science et que la recherche du vrai conduit tôt ou tard à la découverte de Tutile? »
Le chloroforme est administré comme anesthésique sous la forme d'inhalations qui le plus souvenl s'exécutent sans l'intervention d'aucun appareil spécial. Les traités de pathologie chirurgicale font connaître les précautions et la surveillance active et intelligente qu'exige l'emploi de ce précieux et redoutable médicament.
Les applications du chlorofornietbmme antispasmodique à l'intérieur et comme révulsif dans la médication externe, sont d'un ordre tout à fait secondaire. Nous citerons néanmoins quelques formules. * ^
POTION AU CHLOROFORME (sOUBRIR.VN).
Pr. : Chloroforine i gr.
Eaudistniée 120
Sirop de sucre • 30
On agite le choroforme avec le sirop dans la fiole, pui^n ajoute Toauqui dissont les deux liquides. «
Comme le chloroforme est peu soluble dans l'eau, si l'on veut élever la dose au delà de i gramme, il faut vecser le chloroforme sur 20 grammes de sucre placé au fond d'un mortier, ajouter 5 à 10 grammes de gomme arabique et délayer avec l'eau. — Dans ce ras, il est bon d'agiter la potion chaque fois que Ton veut en administrer une dose. Il est préférable d'avoir recours à la première formule et d'élever la dose de la potion, si Ton désire donner plus de chloroforme. Du reste, on peut augmenter considérablement la solubilité du chloroforme dans les véhicules aqueux, en rassdSanI avec une certaine quantité d*alcool.
LINIMENT AU CHLOROFORMS»
Pr. : Cliloroformc iO gr.
Huile d'amandes douces 00
Mêlez et conservez dans un flacon bien fermé. (Form. des Hôp.)
P0>IMADE AU CHLOROFOflME.
Pr. : Chloroforme 20 gr.
Cire blanche 10
Axonge 00
Fondez au bain-marie Faxonge et la cire dans un flacon à large
686 MÉDICÂMËT^TS CHIMIQUES.
col et bouché à Temeri ; ajoutez le chloroforme, fermez le flacon el agitez^ vivement. Tenez le flacon plongé dans Teau firoide, en agitant de temps à autre jusqu*à ce que le mélange soit refroidi. (Codei < I
Chlorure de mélhyle chlore. {Bichlomre de méthyle.) Dans ces dernières années, quelques chirurgiens anglais et allemands ont proposé de substituer au chloroforme sous le nom de bichlomre de methylê^ le composé C*H*C1*, l'un des dérivés chlorés de l'èther métbylchlorhydrique ou chlorure de méthyle CUH^.
Ce produit est un liquide donff odeur vive et agréable rappelle à la fois celles du bichlomre d*éthylène et du chloroforme. Le bichlonire de méthyle bout à + 30°,5 ; sa densité est égale à i ,344 à + 18*. ^ Le bichléture de mélhyle possède des propriétés anesthésique» analogues à celles du chloroforme, et pourrait être employé dans les mêmes conditions que cet agent. Mais il a contre lui sa grande volatilité qui en rend la conservation très-diflicile pendant les hautes températures de Tété, et son expansion trop rapide pour que son inhtlê- ^on sans appareil spécial soit exempte de dangers.
Enfin il convient d'ajouter que, jusqu'à présent au moins, le chK»nire4le méthyle chloré ne peut être obtenu qu'avec une extrême difficulté, en faisant réagir sous Tinfluence de la radiation solaire direde le chlore sur le gaz méthylchlorliydriquc. La condensation des pn» duits de la réaction et la purification du bichlorure soAt des opérations extrêmement délicates et lentes.
Le bichlorure de méthyle pur a peut-être été expérimenté par quelques savants, mais nous doutons que le produit livré par Tindustrie sous ce nom et à des prix exorbitants mérite quelque confiance. No^ avons eu l'occasion de constater sur des échantillons dont 1 origine devait nous donner toute sécurité, que le liquide administiv par des chirurgiens sous le nom de bichlorure de méthyle était un mélange de 50/100 de ce composé avec environ 7l'/IOO de chloroforme. Des observations confirm|tives ont été faites par le prépaiîteur de M. Wurtz sur des échantillons vcmius d'Allemagne.
En résumé et jusqu'à plus ample informé, le bichlorure de me thyle doit être considéré comme un agent anesthèsique extrêmement difficile à manier et à préparer, d'un prix trés-élevê, et dont la supériorité sur le chloroforme n*est rien moins que démontrée.
Quant à la prétendue innocuité de cet agent, elle manque de toute sanction sérieuse, puisque les daogerd de Tanestliésie chirurgicale ne se révèlent heureyr ^ ** ndte d'un nombre énorme d*ex-
périmentatioA
CIILORAL ET HYDRATE DE GULORAL MT