‹ Traite de pharmacie theorique et pratique v. 2, 1870Chapitre 357 sur 494 · GOUDRONS · texte numérisé non relu

GOUDRONS

commerciale des goudrons de Norwége, ont perpétué le préjugé qui règne en France sur la supériorité àeéÊà derniers.

Huile de Code. Il convient de rapprocher des matières dont nous venons de traiter, Thuile de Cade, produit très-analogue au goudron des autres conifères et qu'on obtient en soumettant à la distillation sèche dans des fourneaux presque dépourvus de couranidd'air, le bois du Genévrier oxycèdre ou Cade {Juniperus oxicedrus^ Un.). L'huile de cade présente Taspect d'un liquide oléagineux, sa couleur est bnin rougeâtre foncé ; elle est inflammable et oRre une odeur résineuse et empyreumatique très-intense ; sa saveur est Acre et brûlante.

On substitue fréquemment au goudron del'oxycèdre (huile de Cade vraie), la partie la plus fluide du goudron des pins et sapins, qui surnage la portion de consistance plastique. La substitution et, à plus forte raison, le mélange de ces deux substances sont difficiles à reconnaître; le meilleur moyen d'appréciation consiste à comparer les matières suspectes à des types dont l'origine est absolument certaine.

L'huile de Cade est employée en frictions dans le traitement de la gale chez l'homme et chez quelques animaux domestiques. Elle a été appliquée également à la médication de diverses maladies de la pemi par MM. Serres d'Âlais et Bazin. ^

Nous avons donné (tom. I, pag. 350) les formules des principaux médicaments internes qui ont pour base le goudron des Conifères, il nous reste à indiquer deux formes pharmaceutiques souvent appli quécs à la médication externe.

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