‹ Traite de pharmacie theorique et pratique v. 2, 1870Chapitre 356 sur 494 · ACIDE CARBONIQUE · texte numérisé non relu

ACIDE CARBONIQUE

L'acide carbonique gazeux est quelquefois employé à titre d'aoesthésique local ; ses premières applications à la thérapeutique remoatent à la fin du dix-huitièipe siècle et sont dues à Ingenhousz. Depuis cette épique, un grand nombre de médecins ont cherclil^daiis l'eoiploi des bains et des injections d'acide carbonique, un moyen de sotlager les vives douleurs qui accompagnent certaines «ftoçtions de l'utérus et de la vessie. Nous citerons parmi les pluseonnïu : Jdm Enart en Angleterre (1794); Hojon en Italie (1834): Heilder en AHemagne (i 830) ; Simpson à Edimbourg (1855) ; Follin en Franise (1858)-

Les caractères chimiques de l'acide carbonique et les Moyens qoi servent à le préparer sont trop connus pour que nous ayons besoia de les décrire ici ; nous aurons, du reste, occasion de nqqs en occoper bientôt à propos des Eaux gazeuses artificidles. Il nous parait pourtant utile de vulgariser la connaissance d'un appareil simple et ingénieux qui a été imaginé par notre savant collègue, H. Fordos^ pour la pratique des injections d'acide carbonique dans les hôpitaux.

Cet appareil, que M. Fordos désigne sous le nom de Gazo-injecUv {fig. 39), se compose: 1^ d'une carafe (fig. i Â), en verre épais et de la capacité d'un litre ; 2" d*un tube en étain (fig, 1 B); 3* d'un tube ea caoutchouc termine par une canule.

Le tube en étain (fig. 1 B) s'ajuste sur le col de la carafe et fone» tionnc comme nn bouchon. Il présente la forme d'un étui et contient au fond de sa cavité une couche de fï*agments de marbre {fig. S M), surmontée d'une couche plus épaisse de morceaux d'épongé {fig, S DD). La partie inférieure de ce tube est percée d'un grand, nombra

AQDE CARBOIflQUB. «M

de troua deslinéa ù donner. issue au gaz; la portion BUpérieure se ferme au moyen d'un couvercle & pas de vis {/ïj. 1 C). Immédiatement au-dessous du couvercle C, et sur la paroi latérale du tube existe un petit ajutage d'ëtain sur lequel on fixe le lulie de caoutchouc destiné à faire arriver le gai sur la partie malade.

Pour pratiquer à l'aide de cet appareil des douches ou des injections d'acide carbonique, on enlève le tube d'étain, et l'on introduit dans la carafe 50 grammes d'acide lartrique en gros cristaux qui doivent occuper le fond du vase ; au-dessus d'eux, on ajoute 38 gramines de bicarbonate de soude puU vérisé, et enfin 950 grammes d'iiau.

Telles sont les doses habituellement employées parH. Fordos.

On ferme alors l'appareil au moyen du tube h injection muni de son couvercle.

On observe que, pendant 1 5 A 30 mimiles, la réatdion de l'acide tartrique cristallisé sur le bicarbonate de soude donne lieu à une production régulière d'acide carbonique; il convient d'agiter de temps en temps le générateur, dés que le dégagement se ralentit. Le gaz ne sort du tube qu'après avoir traversé l'épurateur auquel il abandonne les traces d'acide ou de sels, qui peuvent être entraînées pendant la décomposition du bicarbonate. H. Fordos insiste justement sur la nécessité de suivre la marche qu'il indique ; si l'on introduit d'abord le bicarbonate, ce sel se tasse au fond du vase, et le dégagement du gai ne dure que 7 à 8 minutes, après lesquelles il fuut agiter la carafe.

L'appareil de H. Fordos pemiol de cumuler l'injection de gaz acide carbonique avec celle des vapeurs de chloroforme ou de tout autre agent volatil ; il suffit pour obtenir ce résultat d'imprégner l'éponge du tube DD avec un poids connu de ce liquide. Le gaz, obligé de traverser celle masse poreuse, se sature do la vapeur et h porte avec lui Kur l'organe affecté.

Follin, Aran et le docteur Glùre ont eu sotnent recours à ces injections mixtes.

Fig.SS.

LÎ^ropriété que possède Toxygène d'entretenir et d'activer la phénomènes de la combustion, celle plus précieuse encore d'être Fagent principal de la respiration chez les animaux, lui ont mérité le nom d*air vital. Dès l'époque de la découverte presque simulUnée de Toxygène (1774-1775) par les trois plus grands chimistes (h dix-huitième siècle Prieslley, Lavoisier et Scheele, les inhalations d*oxygène ont été tentées, et bien que les hautes espérances conçiH^s à cette époque ne se soient pas réalisées, l'emploi de Toxygène cd thérapeutique n'a jamais été complètement abandonné, et semble même aujourd'hui avoir repris quelque faveur.

En France, dans ces dernières années, plusieurs médecins parmi lesquels il convient de citer : Trousseau, HM. Demarquay et Constantin Paul ont rappelé l'attention sur ce médicament qui paraît destinr à rendre des services dans le traitement de Tasphyxie et d*un certain nombre d'affections très-diverses, mais ayant pour caractère commun de produire des troubles plus ou moins graves de rhématose.

L'oxygène est un gaz incolore, inodore et insipide. Densité par rapporta Tair 1,10563; 1 litre d'oxygène pris à 0^ et sous la pression de 0'»,76 pèse 1««',437. Ce gaz n'a pu être liquéfié par l'action simultanée d'une pression de 40 atmosphères et d'une température de — 110°. Sous la pression de 0'",76 et à DM litre d'eau dissout 4I« d'oxygène; à -f- 10° 32"^; à -+-20° 28". L'accioissementde la solubililc avec la pression a permis à M. S. Limousin de préparer une sorte d'«ii gazeuse oxygénée qu'il ne faut pas confondre avec le bioxyde d'hydrogène de Thenard. Cette solution physiquement saturée d'oxygèw à 7 ou 8 atmosphères et administrée sous forme de boisson manifeste des propriétés stimulantes très-prononcées. I^a solubilité de l'oxygène dans l'alcool est beaucoup plus grande que dans l'eau ; à -{- 15* un litre d'alcool absolu dissout 280"^*" d'oxygène sous la pression de 0*,76.

Ce n'est pas ici le lieu de tracer l'histoire chimique de Toxygène et de discuter la valeur des nombreux procédés qui sont mis a usage pour l'obtenir. Nous bornant aux documents qui peuvent être utiles au point de vue pharmaceutique, nous les puiserons dans les recherches de H. S. Limousin, qui s'est occupé d'une façon spéciale de la production facile et rapide de l'oxygène pur, et qui i imaginé des appareils simples et ingénieux dans le but de conserver, et de transporter ce gv pour les besoins de la thérapeutique.

Pour préparer 1 i inhalations» M. S. Limousin a

clioisi Ig procédé bien connu qui consiste à décomposer le chlorate de potasse en oxygène et chlorure de potassium, en bcilitant l'action de la chaleur par l'addition d'une Torlc proportion de peroMÉ| de manganèse. Atin d'obvier à la rupture des vases de verre, 6t nRhlBculté qu'on éprouve à chauiïer fortement dff cornues de fonte dont les parois doivent être très^paisses et la pause recouverte d'un lut particulier, il a eu recours à un petit appareil dont voici la description {(ig. 40.1.

Pig. *0.

11 se compose d'une sorte de générateur ovoidc en acier fondu, formé par deux calottes presque hémisphériques, réunies au moyen d'un rebord saillant. La fermeture est rendue hermétique, grâce & l'intervention d'un système de vis de pression, et par une disposition spéciale des surface! en contact. Ces jttfntures par approche permettent d'éviter l'emploi d'un lut quelconque.

Pour faire fonctionner l'appareil, on introduit dans le générateur d'acier un mélange intime de 100 grammes de chlorate et de 100 granniies de perosyde de manganèse.

Lorsque les deux hémisphères sont solidement réunis par les vis, on met le tube de dégagement en communication avec le flacon laveur contenant une solution étendue d'hydrate de potasse, et l'on ciiauffe la calotte inférieure du générateur, au moyen d'une lampe à alcool ou d'un bec i> gaz de Itunsen. L'oxygène se dégage presque immédiatement et lorsqu'il a déplacé l'air de l'appareil, on le recueille dans un réservoir sphériquc en caoutchouc réuni par un raccord au tube recourbé du laveur. En quelques minutes, on peut obtenir facilement 50 litres d'oxygène, ne troublant pas une solution d'azotate d'argent, et ne i-ougi^saiil pas la teinture bleuu de tournesol.

Alin d'éviter la pénélration de l'eau dans la cornue, dès que l'opération est terminée et avant d'éteindre la lampe, on sépare le générateur du flacon laveur en détacliant le tube de caoutchouc qui les fût comiDUniquer.

100 grammes de chlorate de potasse pur et sec fournisseiii 59^,0306 d'oxygène dont le volume est égal à ^4H = 35*,502. Si ]*oqgk|t compte de la quantité de ce gaz perdu pour expulser lur de ri^areil et de celleoui reste dans ses diverses parties, lorsque k dégagement cesse, on^t que 100 grammes de chlorate de poUsse suffisent amplement pour remplir un des réservoirs en caoutchouc de 30 litres de capacité adoptés par M. S. Limousin. C'est la dose la plus habituellement administrée par séance d'inhalation. 11 nous rMf maintenante décrire Tappareil qui permet d'exécuter cette opéralids et qui est en quelque sorte le type de tous les systèmes de ce genre.

L'inhalateur de H. S. Limousin {fig. 41) se compose d'un résenroir sphériquc en caoutchouc reposant sur un support qui le fixe, et d'iioi sorte de carafe fonctionnant à la manière du narghilé des Orientaux.

Fig. 4i.

Quand on a introduit dans le ballon la quantité d'oxygène qu'on veut faire inspirer, on adapte son robinet fermé au raccord en cuivn' terminant le premier tube qui plonge dans l'eau. Le malade ptcwl dans sa bouclie l'embouchure de l'autre tube. On ouvre alors le robinet, et le gaz, s'échappant à travers l'eau, pénètre dans la poitrine à cbaque mouvement d'aspiration. Lorsque ce mouvement est arriva à son ternie, on comprime le tube pour empêcher le gaz de sortir inutilement. Le malade retient alors un instant dans l'intérieur des poumons l'oxygène inhalé, et le rejette quand le mouvement d'expiration se produit.

11 faut avoir soin, à ce moment, de retirer le tube de la bouclio, car l'insufflation dans Tintérieur du flacon ferait pénétrer l'eau dam le ballon»

Cet appareil lav p d'enlever à l'oxygène l'odeur que

lui communique le caoutchouc; de plus, il arrête les poussières de talc et de soufre qui recouvrent la surface intérieure des ballons, et qui produiraient un effet irritant sur les muqueuses bronchicpies. L'ociu qui lave le gaz et l*épure une seconde fois peut contenirRrtaikis agents médicamenteux, qu'on dissout ou q4^ suspend, suivant Tindication du médecin.

Par ce moyen, le goudron, Tiodo, Tacide phénique, le chloroforme, le sel marin, le tolu, le benjoin, etc., peuvent venir ajouter leur action spéciale aux effets de Toxygène.

A chaque mouvement régulier d'aspiration, on puise environ un demi-litre d'oxygène dans Tappareil.

Si, au début, le gaz comprimé par les parois du ballon s'échappe avec trop de violence, on donne moins d*ouverture au robinet; et si, ù la iln, il sort avec difficulté, il suffit d'exercer une légère pression sur le réservoir pour chasser Foxygène à travers feau du flacon. Ce moyen est surtout utile pour insuffler Toxygène aux asphyxiés et aux ai>thmatiques. En respirant avec cet instrument, on laisse toujours entrer dans les poumons une petite quantité d'aîr atmosphérique qui pénétre par les fosses nasales. Si l'on voulait, dans certains cas, respirer le gaz pur, il suffirait de pincer le nez de manière à empêcher l'introduction de l'air. ^

La préparation de l'oxygène au moyen d'un mélange de chlorate oe potasse et de peroijfdede manganèse a été dans ces derniers temps la cause d'un accident déplorable. Parmi les précautions qui nous semblent devoir attirer spécialement l'attention des manipulateurs, nous signalerons les suivantes :

1" i\e jamais employer le peroxyde de manganèse sans l'avoir soumis à une calcination préalable. Cette opération a le grand avantage de détruire les matières combustibles qui peuvent se trouver mélangées accidentellement avec le peroxyde de manganèse et, qui associées ultérieurement au chlorate, formeraient un mélange explosif extrêmement dangereux.

Le peroxyde de manganèse ne perdant pas, comme on le sait, son activité par un fonctionnement antérieur, on peut également ne jamais en faire usage sans l'avoir chauffé avec du chlorate dans un creuset ouvert. L'oxyde lavé et séché après chaque opération peut servir indéfiniment.

!2" Mélanger exactement le chlorate et le peroxyde avant de les introduire dans la cornue ; adopter le rapport de 1 partie de chlorate pour 1 partie de peroxyde calciné. Un tel mélange, soumis à l'action d'une température suffisante pour amener la décomposition totale du

chlorate, ne subit pas la fusion o( donne lieu à un dégagement de gaz régulier à mesure que la chaleur pénètre dans la masse, des couches extérieures au\ portions centrales.

5*" mduire la décomposition au moyen d*une lampe à alcool, d*an bec A gaz do Bunsen ou^l'un feu de charbons aussi peu intense que possible. Si, après quelques instants de chauffage, on ne constate aucun dégagement de gaz, il convient d'arrêter immédiatement le feu et de rechercher s*il n'y a aucune obstruction dans l'appareil.

4^ Constater le degré de pureté du chlorate de potasse et ne faire usage de ce sel qu'à l'état de siccité.

5° Nous appelons d*une façon toute particulière l'attention sur les dangers que feraient courir aux manipulateurs la substitution oo le mélange du sulfure d'antimoine ou de la plombagine au peroxyde de manganèse.

PRODUITS PTROOiHiS.

On réunit en pharmacologie sous le nom vague de produits pjrogénés, un certain nombre de matières extrêmement différentes par fcir origine et par leur composition, et n*ayanl d'autre lien entre elles que leur modo de génération. Toutes, comme l'indique leur nom, sont obtenues au moyen d'une sorte de distillation sèche de substances d'origine organique, soumises à l'influence d'une temi>érature suffisamment élevée, à l'abri du contact de l'air.

A une époque antérieure, on a considéré les produits variés de cette opération comme formant un groupe chimique défini, et l'on a cherché à leur assigner des caractères généraux. Les progrès de 'analyse ont conduit les chimistes A cesser de réunir des combinaisons qui n'ont souvent entre elles aucune relation et qui varient, dans leur nombre et dans leur constitution, autant que les substances auxquelles on applique l'action de la chaleur.

Les matières pyrogénées employées en pharmacie sont les suivantes : \qs goudrons et qnelques-uns des principes immédiats qu'ils renferinonl tels que : V acide phenique ou \ct phénol, et la créosote dont la nature complexe paraît démontrée ; h's produits résultant de la distillation sèche de la corne decerf ci du 8t/ccm, et enfin, comme appendice, le charbon et la suie.

fiOUDRONS. 705

GODDRO

On désigne en pharmacie sous le nom ^ goudron le produit complexe qui résulte d*une sorte de disiiï[9Û€Wper descensunij à laquelle sont soumises les différentes parties ligneuses des Conifères devenues impropres à l'exploitation de la térébenthine.

Il importe de distinguer ce goudron résineux et aromatique du produit nommé dans les arts goudron de boisj matière qui n'a reçu aucune application directe à la pharmacie, mais qui présente une certaine importance industrielle.

11 existe trois espèces de goudrons: i^ le goudron dêi Conifères ou goudron des pharmacies ; 2° le goudron de bois ; Z^ le goudron de houille. Ce dernier^ sous le nom anglais de coal-tar, est utilisé en médecine comme désinfectant

1° Goudron des conifères ou des pharmacies. Nous avons indiqué (tom. I, p. 350) Torigine de ce goudron et les piincipales préparations pharmaceutiques dont il constitue la base, il est nécessaire de noter que ce produit renferme, indépendanunent des substances qui se trouvent dans le goudron de bois, une notable proportion d'essence de térébenthine, ou d'hydrocarbures homologues et de résines 9 conifères plus ou moins modiOées.

2^ Goudron de bois. Les bois donnent sous l'influence de la chaluer des produits qui varient nécessairement suivant les espèces végétales. D'une façon générale on peut néanmoins partager ces substances en trois groupes, d'après leur état physique : les produits gazeux, les liquides et les solides. La partie des liquides qui n'est pas soluble dans Teau, qui est colorée en brun noirâtre plus ou moins foncé, et dont la consistance est tantôt oléagineuse, tantôt empiastique eut nommée goudron de bois. Le goudron de bois séparé des liquides aqueux et acides qui le baignent, présente une composition extrêmement compliquée. On a remarqué que celui qui résulte de la distillation du bois est noire, presque liquide et offre une odeur qui rappelle celle du goudron de houille ; il contient une notable proportion de naphtaline et abandonne par la distillation un résidu résinoïdc, fusible. Le goudron obtenu par la carbonisation du bois en vase clos est moins coloré, plus visqueux, doué d'une odeur moins acre ; il renferme de la paraffine et fournit par la distillation un résidu plastique. (Ch. Lauth.)

La distillation du goudron de bois donne des produits aussi nombreux que variés ; parmi les principaux, nous citerons : l'eau

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chargée d'acide acétique et de divers alcaloïdes ; un ensemble de matières liquides, insolublM dans l'eau » moins denses qu'elle, et désign(^s sous le nom d*huik légère ; un autre groupe de liquides plus denses que Teau et constituant rA«t/0 lourde.

L'huile légère est fonnée par les combinaisons dont le poiat d*ébuIlition est compris entre lù^ei SSO®, elle contient : de Vaeàateie méthyïe, de l'ocetone, de Valcool méthylique, de la henzine^ de Voxjit de méthyle, du toluène^ du xylène, du cumène et divers hydrocarbures associés auphénol^ au crésol, etc.

Dans l'huile lourde on a trouvé plusieurs hydroearlmres, de li créosote ? du capnomore ? du pyroxtmthogène f, et dans quelques variétés de goudrons d'autres principes immédiats désignés par Retchenbach sous les noms depîcamare, de cédrirète et depUaeaUe.

D'après M. Ch. Lauth, Texistence d'un grand nombre de ces derniers produits est très-douteuse. 11 admet conformément aux tranox de MU. Hlasiwetz, H. Mûller, Gorup-Besanez, Frisch et Harasse, que le goudron de bois renferme les hydrocarbures et les dérivés méthyliques mentionnés plus haut, et que les autres substances ne sont que des mélanges formés par les combinaisons suivantes :

Phénol ou acide phéniquc C"ll«0*

Crésol , C**H»0«

Alcool phlorjlique . C»«H««>0«

Acide oxyphénique ou pyrocatécliinc C>*H*0*

Dérivé méthylique de la pyrocatéchinc (gaiol) C**H«0*

Homopyrocatéchinc C^^HKH

Dérivé mcUiyliquc de rhomopyrocatéciiine (créosol; . . C^'U*^*

On peut juger par cette énumération de i'oxtrème complication que présente la composition du goudron de bois, et des diflicuUc^ qu'ont dû surmonter les chimistes habiles qui ont étudié cette question si longtemps obscure.

Le goudron des conifères, le seul qui soit destiné à l'usage interne en pharmacie, outre ces produits généraux de la distillation sèche des bois, renferme, ainsi que nous l'avons dit, une certaine quantité des matières résineuses et des hydrocarbures, les uns modiCés^les autres préexistants dans la plante.

H. Girardin a constaté que, malgré l'opinion généralement admise, le goudron préparé au moyen du pinus maritima cultivé dans les landes du midi de la France, est d'une qualité au moins égale à celui qui arrive de Norwége, de Suède et de Russie. 11 ajoute que les fabricants des Landes* en deMMil à leurs eicellents produits Tapparence

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