‹ Traite de pharmacie theorique et pratique v. 2, 1870Chapitre 84 sur 494 · DES CANTHARIDES · texte numérisé non relu

DES CANTHARIDES

Muller conseille, après que l'on a ajouté les cantharides, de faire igèrer le mélange à une douce chaleur pendant quelques heures; n laisse refroidir, en ayant soin d*agiter la niasse, dès qu'elle cornlence à prendre une consistance molle. Par cette manipulation, la intharidine ne reste pas engagée dans le tissu des cantharides; le se dissout dans l'emplâtre et peut agir plus efficacement.

En été, cette composition serait trop molle ; il faut remplacer un iiart de graisse par une même quantité de cire.

Une méthode, préconisée par Bretonneau et que Ton emploie avec a grand avantage, consiste à ne pas appliquer directement le vésiitoire sur la peau, mais à interposer un papier brouillard trempé ans l'huile. A travers cette surface mince, les cantharides produiînl la vèsication, et les accidents qui provienno^t si souvent de Tab- >rption de la cantharidine et de son actioinMaDte sur les voies rinaires se manifestent rarement ; jamais si i'épiderme est intact t les ampoules non déchirées. (D' Potain.)

On recommande souvent de camphrer les vésicatoires; Cadet de assicourt a conseillé le premier d'arroser la surface de l'emlàlre au moyen d'une teinture éthérée de cantharides saturée de imphre. On étend rapidement cette solution à l'aide d'un pinceau.

EMPLATRE YÉSIGATOIRE ANGLAIS.

Pr. : Cire blanche 3

Aïonge 7

Suif.. 3

Poix blanche i

Poudre de cantharides 7

On fait liquéfier sur un feu doux la poix blanche, la cire et les corps ras ; on passe à travers un linge et l'on incorpore la poudre de canharides.

Cet emplâtre contient le tiers de son poids de cantharides ; comme 'excipient est beaucoup plus fusible que dans les précédentes fornales, le médicament agit plus rapidement sur la peau que l'em- >lâtre ordinaire. H a de plus l'avantage d'adhérer faiblement à la >eau et de faire moins souflrir le malade, au moment où l'appareil si levé.

VÊSICATOIRE PERPÉTUEL DE lANlN.

Pr. : Poudre de cantharides iO

— d'euphorbe. 10

Térébenthine 120

Mastic pulvérisé IM

170 MÉDICANENTS D'ORIGINE ANWALE.

On Tait liquéfier la térëbenlhine et l'on y incorpore à diaud l'niphorbe et les canlharides, on ajoute le mastic et l'on agite le mélange jusqu'à parfait refroidissement.

MOUCHES DE yiLAH.

(■pùpatïoa doka.)

Pr. : l'oii-résine 60

Cirejsune 60

Axonge 60

Poudre de cantharidet 60

Térébenthine 15

Essenie de lavande 1

— da thym. 1

On fait liquëfier|HtrëBine, la cire et l'aionge dans le liquide, on verse peu ù peu la poudre de canlharides. Après deux heures de digestion au baiu-marie, on Ajoute la tèrëbcnthine et l'on agite le mvlange jusqu'fi refroidissement complet, en aromatisant vers la fin au mojen des essences.

On divise la niasse par portions d'un demi-gramme que l'on étsl^ sur nne pièce de laffelas de 5 centimètres carrés; on coupe ensuile ccUe-i'i de innnière à former un ècusson circulaire de 3 centimètres (le diamèlre. On le courbe en deux sur lui-même, et on l'enveloppe dans un papier portant l'étiquette: Mouches de Milan.

Los mouches do Milan sont employées comme dérivatif contre les fluxions, les douleurs de tète, les maux d'yeux, les rhumatismes. Oa place sur l'endroit désigné une ou plusieurs mouches que l'on rerouvre d'une compresse. Ou n'enlève les mouches que lorsqu'elles cessent de produire une sécrètio» de sérosité et qu'elles se dëlachenl d'elles-mêmes ; on les renouvelle au besoin.

La formule précédente est très-bonne; elle est due à Houchon.

Le Codex a adopté celle formule, en la modifiant légèronent; voiti le procédé indiqué dans col ouvrage :

HOCCHES RE MIUN. [COOVt DE 186n.)

IVi» N«n(-tio pdiiilér 50 rt

l'.iivjimni' 30

Cjiiilunites puUvrisô-s 50

Tt'r^Milliin^ tlu in^Uv 10

lluilf voUlik lie bvindo • 1

— — de thym )

IntrvNtuiseï U^ canlharides dans les deux premières substances fonttnos ensi>mble. l'I faite» digén>r pendant deux heures à la chaleur

DES GAMTHARIDES. 17i

du bain-marie. Ajoutez alors la térébenthine, et quand elle sera fondue, retirez le vase du feu, en ayant soin de remuer continuellement jusqu'à ce que la masse soit à demi refroidie. Aronxatisêz-la avec les huiles volatiles.

A moins d'indications spéciales, délivrez la masse emplastique di- Tisèe par petites masses aplaties du poids de 1 gramme, enveloppées dans un morceau de taffetas noir de 6 centimètres de diamètre, replié sur lui-même. On étend Templâtre à mesure du besoin.

Pessina, de Milan, a donné la formule suivante :

Pr. : Colophane choisie ^

Térébenthine claire 9

Faites fondre et ajoutez :

Poudre fine de cantbarides 4

— d'euphorbe 1

Styrax liquide i

Mêlez.

SPARADRAPS VÉSI€ANTS ET ÉPISPASTIQUES.

L'emplâtre vésicatoire, préparé suivant les formules du Codex ou de Soubeiran et déposé en couche sur une toile, pourrait à la rigueur constituer une sorte de sparadrap vésicant ; mais, comme il importe que ce genre de préparations -produisent la vésication promptement sans qu*on soit obligé de les saupoudrer de cantbarides, il est nécessaire que la poudre de cantbarides forme au moins le tiers de la masse. 11 importe également que la cantharidine entre en dissolution dans le mélange emplastique ; à cet effet, il faut laisser digérer la poudre de cantbarides dans la masse pendant quelque temps. De plus il est utile que les corps gras prédominent sur les corps résineux dans le composé emplastique. — Le vésicatoire anglais, avec un peu plus de solidité, réunirait tous ces avantages ; ceux-ci se rencontrent dans les sparadraps vésicants de Leperdriel et d'Albespeyres.

Voici la formule du sparadrap vésicant qui a été pendant longtemps employé dans les bôpitaux de Paris :

Pr. : Poudre de cantharides 16

Poix noire 19

Cire jaune 12

Axonge 1

Faites liquéfier la poix noire; cloutez la cire et Taxonge; quand le

tout sera fondu, passez et ajoutez la poudre de cantharides, que vous laisserez digérer au bain-marie pendant une heure. Éiendeik composition sur une toile.

Depuis un certain nombre d'années, la difficulté extrèoie que nom avons éprouvée à trouver dans le commerce de la poix noire de bonne qualité, nous a obligés à adopter la formule suivante, laquelle donne des résultats très-satisfaisants. Suivant que le sparadrap est préparé pendant les mois chauds de Tété ou durant les temps froids de Thiver, nous faisons varier les proportions des substances grasses et oléo-résineuses de façon à ce que la consistance de la couche empiastique reste identique, malgré les changements de température. Du reste, le rapport du poids de ces matières à celui des cantharides demeure constant.

SPARADRAP VÊSICANT DES HÔPrfAUX.

itt, uni.

Poudre de cantharides 90 SO

Cire jaune 18 18

Poix résine 18 16

Axonge 2 3

Térébenthine % 3

On fond dans une bassine de cuivre la cire jaune, la poix résine, Taxongc et la térébenthine; et Ton ajoute peu à peu au mélange liquéfié la poudre de cantharides que l'on a soin de bien diviser dans la masse par une agitation continue. Le mélange homc^ène est maintenu en fusion pendant 2 heures sur un bain-marie ; on Tëtend alors sur des bandes de calicot.

Le Codex a donné pour la préparation du sparadrap vésicant la formule suivante :

SPARADRAP VÉSIGANT. (cODEX DE 1866.)

Résine élémi purifiée 100 gr.

Huile d'olive 40

Onguent basilicum 235

Poix-résine purifiée 100

Cire jaune 375

Cantharides en poudre fine 420

Faites fondre ensemble les cinq premières substances, et incorporez-y les cantharides. Laissez quelques instants sur te feu, en agitant continuellement. Retirez le vase, et, lorsque la masse emplastique sera convenablement refroidie et bien homogène, étendez-la en forme de sparadrap sur des bandes de toile cirée.

DES CANTHÂRIDES. 173

Dians rhÎTer, lorsque la température est basse, il est nécessaire rajouter au poids des substances prescrites dans la formule ci-dessus Ih grammes d'onguent basilicum, et de retrancher 25 grammes de sire îaune. Dans Tété, au contraire, il convient d'augmenter de io grammes le poids de la cire jaune, et de diminuer d'une même {uantité celui de Tonguent basiUcum.

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