‹ Traite de pharmacie theorique et pratique v. 2, 1870Chapitre 99 sur 494 · SO»,HO = SO\H · texte numérisé non relu

SO»,HO = SO\H

(Buae de THnol.)

L'acide sulfuriquc est un liquide incolore, inodore, présentant une consistance oléagineuse ; sa densité est égale à 1 ,842 à+ 20 S il marque 66** au pùse-acide ; cet acide bout à 325" et est susceptible de cristallker à une basse température, vers — 35**. L'acide sulfurique est très-caustique, il désorganise tous les tissus ; il réagit, tantôt à froid, lantMi à Taide de la chaleur, sur la plupart des corps simples, et peut être considéré comme un des agents les plus importants de la chimie industrielle. L'acide sulfurique possède une affinité puissante pour Teau et dégage beaucoup de chaleur quand on le mélange avec die. Lorsqu'on concentre de Tacide sulfurique dilué à une température qui ne dépasse pas 193", aucune trace d'acide ne se dégage, et le produit se concentre de plus en plus jusqu'au moment où le liquide se trouve formé de SO*H,HO. Vers 200" cet hydrate commence à se détruire, une portion de l'acide SOMl distille avec l'eau.

D'après H. Wurtz, la molécule de l'acide sulfuriquc devrait être représentée par la formule S'O*,!!*, double de S0*,11, parce que cet acide est bibasique et renferme deux équivalents d'hydrogène susceptibles d*étre remplacés par deux équivalents de métal. Cette notalion a été quelquefois employée.

L'acide sulfurique est préparé en grand dans les arts par la réaction de l'oxygène contenu dans Tair et de l'eau sur les produits de la combustion d'un mélange de nitre et de soufre.

L'acide sulfurique de l'industrie renferme toujours du sulfate de plomb, souvent des composés nitreux, quelquefois de Tarsenic On le débarrasse du sulfate de plomb par la distillation. Pour reconnaître la présence des composés nitreux, le protosulfate de fer est un réactif d'une sensibilité extrême; il peut accuser la présenof (le deux millionièmes de ces composés.

On projette dans l'acide quelques gouttes d'une dissolution de sulfate ferreux ; la liqueur prend une belle couleur pourpre ou même

ÂGIDE SUirUBIQUK. ^ iOS

une teinte lie de vin foncée. (Desbassins.) Suivant H. Jacquelain, s'il existe du deutoxyde d'azote dans Tacid^ su ifurique, eelui-ci, sous Tinllueuce du sel ferreux^ ofDnlKiiie couleur rose tendre ou pourpre ; dans le cas où Tacide contioit de Tacide hypoazotique, la coloration est bleue, violacée ou violette.

Pelouze a fait connaître un moyen très-simple pour enlever à Tacide sidfurique les composés nitreux qu'il peut contenir. Ce procédé :x)nsiste à chauffer Tacide suifurique, après addition d*une petite luantité de sulfate d'ammoniaque. Dans ces conditions, il y a production d'eau et d'azote, et l'on reconnaît que l'acide est purifié à ce lu'il cesse de se colorer par l'addition du sulfate ferreux.

On peut également débarrasser l'acide suifurique des composés iiotiques, en le chauffant avec 2 à 4 grammes de soufre par kilogramme, jusqu'à ce que le liquiïle ne se colore plus par le sulfate de fer; on les laisse ensuite déposer. On ajoute au produit une petite quotité d'une faible dissolution de chlore, laquelle a pour effet de détruire l'acide sulfureux qui s'est formé ; il se fait de l'acide suifurique et de l'acide chlorhydrique ; ce dernier est expulsé facilement, en soumettant le liquide à Tébullition. (Jacquelain.) Cette manipulation compliquée ne donne pas de meilleurs résultats que le procédé précédent.

M. Lœwe a proposé un moyen de purification plus simple. On porte l'acide chargé de produits nitreux à une température de + 130^ et l'on y projette peu à peu de l'acide oxalique pur et sec jusqu'à ce que l'acide suifurique cesse de se colorer par l'addition du sulfate ferreux.

Pour reconnaître si l'acide suifurique est arsenical, on a recours à l'appareil de Harsh; on étend l'acide de 7 à 8 parties d'eau et on lefait sgir sur du zinc pur ; on obtient des taches ou un anneau brillant et métallique. Orfila conseille d'agiter l'acide arsenical avec du gaz hydrogène sulfuré, ou mieux d'y faire passer jusqu'à sursatura* ^ion un courant d'acide sulfliydrique. On laisse reposer Pacide ; on /e filtre sur de l'amiante, et on le fait enfin bouillir jusqu'à ce que l'odeur d'hydrogène sulfuré ait totalement disparu. On a également proposé d'éliminer les combinaisons arsenicales contenues dans l'acide suifurique, en chauffant le liquide et y ajoutant du chlorure de sodium par petites quantités. On admet que dans ce cas l'acide arsénieux est transformé en tricblorure d'arsenic qui se dégage. Mais la réaction ne porte pas sur l'acide arséniquo; de telle sorte que le moyen ebt donc insuffisant, conmie cela a été vérifié par plusieurs observateurs.

MM. Buignet et Bussy ont reconnu que lorsque l'acide suifurique du commerce est chargé de produits nitreux, l'arsenic qu'il renferme

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