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MÉDICAMENTEUX

L'extraction est une opération qui consiste à retirer les principes actifs d'un corps médicamenteux. Elle se pratique sans intermède ou à Faide d'un véhicule; les différents modes d'extraction sont 1° l'extraction proprement dite, qui comprend l'expression et la pulpation ; 2° la solution ; 3° la macération ; 4° la digestion ; 5° l'infusion ; 6° la décoction ; 7° la lixivâtion ; 8° la distillation ; 9° la sublimation; i0° l'évaporation ; ii° la cristallisation; 12° et la congélation. Comme ces procédés s'appliquent a la préparation d'un certain nombre de préparations pharmaceutiques, nous n'en parlerons que d'une manière générale, nous reservant les applications en traitant de chacune d'elles en particulier.

Extraction proprement dite.

i* L'extraction proprement dite se pratique sans intermède et par des moyens mécaniques ; c'est ainsi qu'en incisant les végétaux pendant leur vie , il en découle des sucs qui se concrètènt a l'air ( gommes, résines, etc. ) ; les modes usités dans les pharmacies sont l'expression et la pulpation.

L'expression consiste à séparer les parties liquides d'un corps des parties solides , en soumettant ce corps préalablement divisé par épistation , râpage , pulvérisation, ou imbibé d'un véhicule a une pression plus ou moins forte. A cet

effet , on renferme les corps dans des sacs de toile ou de crin. Quelquefois la pression seule de la main suffit. Ainsi s'obtiennent les parties aqueuses des végétaux (sucs d'herbes) ainsi que les vins , vinaigres et bières qui imbibent les corps médicamenteux (vins, teintures médicinales); il faut Faction d'une presse pour obtenir les huiles fixes.

La pulpation consiste a séparer le parenchyme des végétaux des parties fibreuses. Elle se pratique en pressant , à l'aide d'un pulpoir ou d'une cuillère en bois ou en argent , sur un tamis de crin a mailles plus ou moins serrées , les corps préalablement divisés par épistation , râpage , ou ramollis par la coction. Les parties fibreuses sont retenues par le tamis, tandis que le parenchyme filtre au travers. Ainsi se préparent les pulpes.

Solution.

Il y a solution toutes les fois qu'un corps traité par un véhicule, s'y dissout complètement , ou lui cède quelquesuns des principes qu'il contient. Dans le premier cas, le procédé prend le nom de solution proprement dite, dans le second, celui de macération, digestion, infusion, décoction ou iixiviation , scion la manière d'opérer ou la température du liquide. L'eau, le vin, le vinaigre, les bières, l'alcool, l'éther et les huiles , sont les liquides les plus usités pour opérer la solution. En traitant de chacun d'eux , nous indiquerons les produits qu'ils peuvent dissoudre. .

Solution proprement dite , dissolution. Dans la solution ou dissolution, le corps se dissout complètement dans le liquide. Quelquespharmacologistes emploient indifleremmentles deux expressions pour ce changement d'état ; d'autres admettent qu'il y a solution lorsque le corps, tout en changeant d'état, conserve ses propriétés ( sucre , sel commun ), et dissolution, lorsque le corps change de nature, autrement dit, lorsqu'il y a

action chimique ( cuivre et acide nitrique )• L'ftccepù'dti donnée aux mots étant purement conventionnelle, il suffit de s'entendre a cet égard. La solution peut avoir lîeu à froid , a la température de Fébullition ou a des températures intermédiaires. En général , à chaud les corps sont plus solubles. Les vases a employer peuvent être de nature et de forme différentes ( mortiers , matras , bassines , etc. ). Ce qui est essentiel , c'est qu'ils soient inattaquables par les liquides et les corps a dissoudre^ Le produit prend le nom de soluté.

Macération. La macération se pratique en laissant séjourner un temps plus ou moins long le corps médicamenteux "dans un liquide , a la température ordinaire. Ce mode d'extraction s'emploie lorsque la chaleur pourrait altérer le véhicule ou le corps dont on veut extraire les principes actifs, ou bien encore , lorsque ce dernier renferme des produits inégalement solubles qu'on désire séparer ( extractifs, amidon). Les vins, les bières, vinaigres, teintures et quelques extraits se préparent par macération. Le produit est appelé macéré.

Digestion. La digestion diffère de la macération en ce qu'on opère a une température au-dessus de l'ordinaire mais au-dessous de celle de l'ébulliûon du liquide. Cette opération , comme la précédente, se prafique ordinairement dans des vases appelés matras. Dans la digestion on expose le vase au soleil, sur des cendres chaudes, au bain de sable ou au bain marie. Si le liquide esf très-volatil ( alcool , éther ) f la digestion peut se faire dans l'appareil de MM. Coriol et

le liquide et le corps a digérer. Le vase surtfktc d'un tube

Berthemont. Cet appareil consiste en un matras contenant

et le (

recourbé, a deux branches verticales; lWe contournée en spirale, s'adapte au matras, l'autre se rend dans un second vase destiné a recevoir les vapeurs condensées. On chauffe légèrement , en plaçant les matras sur des cendres chaudes , et l'on facilite la condensation des vapeurs, en plaçant les deux tubes verticaux dans une allonge contenant de l'eau

froide. On prépare par digestion quelques vins, teintures , extraits et les huiles médicamenteuses. La macération et la digestion précèdent quelquefois la décoction ou la distillation. Le produit prend le nom de digéré.

Infusion. Dans l'infusion , on verse le liquide bouillant sur le corps médicamenteux ; on laisse digérer quelque temps , ou bien on attend que le liquide se refroidisse complètement. Ce mode d'extraction est usité pour le^s substances d'une texture tendre ( feuilles, fleurs, sommités fleuries), pour celles qui contiennent des principes aromatiques ou différents produits ; les uns se dissolvant a cette température , les autres exigeant une ébullition plus ou moins prolongée ( extractif , amer et fécule, matières sucrées, unies à des principes âercs ). Cette opération se pratique dans des vases de terre vernissés, d'argent, de faïence, de porcelaine. Les vases de verre pourraient éclater par le changement subit de température. Le produit est appelé infusé. ,

Décoction. Ce mode de solution se pratique en faisant boufllir le liquide contenant le corps médicamenteux, un temps plus ou moins long , selon que ce t dernier possède une texture plus ou moins dure, ou des principes plus ou moins solubles. Cette opération se pratique sur les bois, les écorces, les racines, pour obtenir les principes féculents , mucilagîneux, peu solubles ou même insolubles, mais qui peuvent être entraînés par l'intermède d'autres substances , ou se forment par l'effet d'une ébullition prolongée ( gélatine ). La décoction., dans le plus grand nombre des cas , devait être remplacée par T infusion , l'observation ayant démontré que la plupart des principes actifs des corps médicamenteux s'altèrent par une ébullition prolongée , et qu'en outre on n'obtient pas plus de produits par la décoction que par l'infusion. Le produit est appelé décocté.

Lixiviation. La lixiviation est un mode de solution qui , comme les précédents, s'applique aux corps composés de par-

tîessolubîefr et insolubles; il en dîfflreett ce quéle liquide, versé successivement et par portions sur le corps préalablement divisé , filtre a travers la masse , et s'écoule par la partie inférieure du vase, en entraînant avec lui tontes les parties solubles.

La lixiviation n'avait été jusqu'ici appliquée qu'aux cendres , à la soude artificielle, et au vieux plâtras, pour obtenir la potasse du commerce, le carbonate de soude et le sel de nitre. Ces substances grossièrement divisées, sont placées dans des tonneaux percés a la partie inférieure , d'un trou qui permet l'écoulement du liquide, et lessivées a l'eau froide ou chaude, jusqu'à ce qu'elles soient complètement épuisées.

De nos jours, la lixiviation a été appliquée fort heureusement à la préparation des extraits, des teintures alcoolique* et éthérées, et il est probable que ce mode dé' solution est destiné a prendre encore une plus grande extension , secondé par la méthode de déplacement , qui repose sur la propriété qu'ont certains liquides de chasser d'autres liquides imbibant une substance 6ans se mêler entre eux. C'est ainsi que l'eau peut déplacer l'alcool, Féther; malheureusement dans un certain nombre de cas il y a mélange des deux liquides 5 aussi en traitant des préparations auxquelles peut s'appliquer la méthode de déplacement, ferons-nous connaître les cas exceptionnels.

L'appareil pour la lixiviation , ainsi que pour la méthode de déplacement , se compose d'une allonge dont l'extrémité inférieure est fixée dans le goulot d'un flacon ; le corps a lessiver , placé dans l'allonge , y est maintenu par un peu de coton, piûs se recouvre d'un disque métallique, percé de trous, pour obliger le liquide a se répandre également dans toute la masse. Le liquide se verse alors par parties, jusqu'à ce que le corps soit complètement épuisé. Enfin , pour chasser les portions de liquide retenues dans la substance par la spongiosité et là capillarité , on verse un peu d'eau ( si c'est

l'alcool ou réthtfr qui ont été employés ), jusqu'à ce qu'elle» soient complètement déplacées.

Lorsqu'on opère la lixiviation ou la méthode de déplacement avec des liquides volatils ( alcool, éther ), il est nécessaire que l'appareil soit complètement fermé ; à cet effet , on fait communiquer , d'après M. Guibour, le flacon récipient avec les parties supérieures de l'allonge qui est fermée , à l'aide d'un tube recourbé. Un flacon a deux tubulures , surmonté d'une allonge , pourrait très- bien servir.

M. Boulay a proposé , au lieu de cet appareil , un cylindre de ferblanc , conique a sa partie inférieure , à laquelle on adapte un robinet pour graduer a volonté l'écoulement du liquide. Le corps à lessiver se maintient dans ce cylindre , à l'aide d'un disque métallique , percé d'un grand nombre de trous , sur lequel on peut placer un disque de laine, etc.

Le tube du filtre-presse Réal , joint au cylindre de M. Boulay , hâte singulièrement la lixiviation. Cet appareil peut être employé avec succès dans la préparation des extraits. Pour remplir le même but, on a proposé d'y adapter un système de pompe foulante ou aspirante.

La plupart des substances végétales peuvent être soumises à la lixiviation 5 mais il faut préalablement les réduire eu poudre grossière ; les fleurs tendres peuvent être employées entières. Les substances spongieuses, susceptibles d'un gonflement considérable , doivent , avant d'être placées dans l'appareil, macérer quelques heures dans une certaine quantité de liquide. La dose de liquide a employer dans la lixiviation, ne peut être fixée' d'une manière générale; elle doit être en assez grande quantité pour l'épuisement complet des corps a lessiver.

Distillation,

Dans la distillation, on a pour but de séparer les parties volatiles d'un corps , des parties solides. Il n'y a que les

liquides volatils ou les substances contenant des principes susceptibles de se volatiliser ( sauf quelques exceptions ) , qu'on peut soumettre a cette opération.

La distillation se pratique ordinairement, dans les pharmacies, à l'aide. d'un appareil appelé alambic. Il se compose : 1° de la cucurbite , vase cylindrique, en cuivre , renflé a sa partie supérieure, et destiné a recevoir l'action directe de la chaleur; 2° d'un chapiteau, espèce de cône dont la base s'adapte a la cucurbite , et qui communique latéralement a l'aide d'un large conduit recourbé inférieurement , avec la troisième pièce appelée serpentin , tuyau cylindrique en étain , contourné en spirale, et placé dans une cuve en cuivre, de manière à pouvoir l'entourer d'eau froide. Enfin, pour la distillation des liquides très-volatils ( alcool , éthcr), et celle des substances que la distillation a la cucurbite pourrait altérer , on emploie un quatrième vase ( bain marie ) cylindrique, en étain, plus court et moins large que la cucurlÉbdans laquelle il plonge , et qui s'adapte supérieurement au chapiteau. Dans la distillation au bain marie la température ne dépasse pas 1 00 degrés au-dessus de zéro.

Le chapiteau est pourvu supérieurement d'une ouverture destinée au renouvellement du liquide a distiller : ht cucuri bite s'ouvre également pour permettre a 1a vapeur de s'échapper dans la distillation au bain marie. Enfin l'eau de la cuve se renouvelle a l'aide d'un tuyau, qui, de la partiè supérieure , se rend a la partie inférieure , de telle sorte que l'eau {&ide, versée par l'ouverture supérieure du tube, se rend dans le fond du vase, tandis que les couches supérieures d'eau qui sont plus chaudes que les inférieures , s'écoulent par une ouverture pratiquée a la parue supérieure de' la cuve.

Dans la distillation a la cucurbite ou au bain marie , les vapeurs du corps soumis a la distillation, se rendant d'abord dans le chapiteau , passent de là dans le serpentin , où elles

se condensent, et sont reçues a l'état liquide , dans un récipient adapté a la partie inférieure du serpentin.

Les autres vases distillatoires , mais qui servent plus souvent dans les laboratoires des chimistes que des pharmaciens , sont des cornues de verre , de grès , de platine , de porcelaine , auxquelles ou adapte une allonge qui communique avec un ballon récipient , si le produit de la distillation est liquide; s'il est gazeux à la température ordinaire, et insoluble dans l'eau, on le fait arriver dans des éprouvettes renversées et pleines de ce liquide; s'il est soluble dans l'eau, on remplace celle-ci par du mercure; enfin, dans le cas où on voudrait obtenir un soluté de ce gaz , on le reçoit dans des flacons à trois tubulures, contenant de l'eau distillée, dans laquelle il se dissout. Les flacons communiquent entre eux , à l'aide de tubes recourbés ( appareil de Woulff ). '

Sublimation.

La sublimation est en quelque sorte une distillation sèche et sans intermède. Le corps a sublimer, ainsi que le produit, sont solides. Elle se pratique dans des vases appelés matras, entourés de cendres chaudes, ou de sable suffisamment échauffé pour volatiliser le corps que l'on traite,. Les deuto et protochlorures de mercure , Fhydrochlorate d'ammoniaque, l'acide benzoïque s'obtiennent par sublimation.

Évaporation et Vaporisation. ^

Dans ces deux modes d'extraction , on soumet les liquides à des températures plus ou moins élevées , afin de les volatiliser en totalité ou en partie. Tantôt on a pour but d'employer la vapeur comme agent médicamenteux ( bains de vapeurs, fumigations ), tantôt de concentrer les liquides ou d'obtenir les corps qu'ils tiennent ei* dissolution ( extraits ,

pâtes , etc. ). Les vases doivent être appropriés a la nature , a la quantité de liquide, et aux températures auxquelles on doit opérer ( bassines , cornues, capsules, etc. ). L' évapora tion s'opère i° en exposant le liquide à l'air, a la température ordinaire ( évaporation spontanée ) ; 2° à l'étuve ; 3° au bain de sable ou au bain marie ; 4° à la vapeur ; 5° dans le vide, pour les expériences délicates de chimie. Voyez Extraite, etc.

Cristallisation.

La cristallisation est le passage d'un corps solide, dissous, dans un véhicule, ou liquéfié par la chaleur, à son premier état, en prenant une forme régulière. On emploie l'action seule de la chaleur, lorsque le corps est insoluble dans les véhicules ordinaires ; ainsi l'arsenic chauffé jusqu'à une température capable de le volatiliser , ses vapeurs se condensent en lames cristallines, a la partie supérieure de la cornue : l'antimoine, le bismuth, chauffés jusqu'à liquéfaction , cristallisent par le refroidissement. Lorsque les corps sont solubles dans un véhicule , on emploie l'action combinée du liquide et de la chaleur. Les sels se dissolvent dans l'eau à chaud , jusqu'à saturation ; par le refroidissement, une partie du sel se dépose sous forme cristalline. La portion de liquide qui le surnage ( eau mère ) peut , par l'évaporation , fournir une nouvelle quantité de sel.

Lorsqu'on veut obtenir de beaux cristaux, on place dans ($> l'eau mère , ou dans de l'eau incomplètemént saturée d'un sel , des cristaux de ce même sel, qu'on retourne de temps en temps. On les change de temps à autre de solution , et au bout de dix à quinze jours d'évaporation spontanée > on obtient de fort beaux cristaux. Ce procédé est dû à M. Leblanc.

Pour les corps insolubles dans l'eau, on peut employer un autre véhicule ( l'alcool , pour les alcalis végétaux , etc. ).

Tous les corps ne sont point susceptibles de cristalliser Les sels contiennent quelquefois de l'eau a l'état de combinaison , eau de cristallisation , qui peut égaler la moitié de leur poids. Ils peuvent la perdre par leur exposition a l'air, s'efïleurir et se réduire en poudre. La plupart des sels de soude, le tartre émétique, sont dans ce cas. Il n'est pas indifférent d'employer un sel cristallisé ou un sel effleuri , puisque ce dernier peut être deux fois .plus actif.

Congélation.

Dans la congélation , comme dans la cristallisation , il y a passage de l'état liquide a l'état solide ; mais cette opération a lieu kr une température de beaucoup inférieure à celle de l'air ambiant ; ensuite, dans la congélation on s'attache plutôt a la solidification du corps qu'à sa forme.

L'observation a démontré qu'un liquide tenant un corps en dissolution, exposé a une température capable de * le congeler, se sépare en deux parties. L'une reste liquide, et renferme le corps dissous , l'autre se solidifie et peut être regardé comme du liquide pur. On a fait une application utile de ce fait à la concentration du vinaigre et à celle de Peau de la mer pour en retirer ensuite le sel commun , par Tévaporation.

La congélation est une opération qui reçoit peu d'application en pharmacie. Du reste, comme la glace peut être nécessaire au pharmacien et au médecin , et qu'il n'est pas facile de s'en procurer dans toutes les villes , a toutes les époques de Tannée , voici un procédé pour en obtenir : il est dû a M. Courdemanche

L'appareil se compose 4° d'un seau en bois de chêne de quatorze pouces de haut , cinq pouces et demi de diamètre intérieur, à la partie supérieure, et de quatre pouces trois quarts a la partie inférieure 5 2° d'un vase en cuivre rouge,

très-mince , composé de deux cylindres de douze pouces et demi de haut. Le cylindre extérieur a quatre pouces un quart de diamètre, l'intérieur deux pouces et demi; par conséquent l'intervalle entre les deux cylindres est de un pouce un quart. Cette capacité intérieure , destinée a recevoir le liquide a congeler, doit être étamée. # Dans le seau de chêne on fait un mélange de cinq livres de sulfate de soude cristallisé et pulvérisé, avec quatre livres d'acide sulfarique ramené préalablement a trente-six degrés de concentration et refroidi. On y plonge le vase en cuivre : le cylindre intérieur n'ayant pas de fond , le liquide à congeler est de tous côtés entouré du mélange frigorifique. Il faut remuer de temps en temps le vase eu cuivre , et détacher les glaçons qui se forment sur ses parois, pour les répandre dans le liquide. Après vingt minutes de séjour on le plonge dans un nouveau mélange frigorifique, pendant vingt autres minutes , et ensuite dans un troisième , jusqu'à complète congélation.

La glace obtenue de cette manière est si adhérente aux parois du vase , qu'on est obligé de le plonger dans F eau chaude pour l'en détacher. On peut ainsi obtenir à la fois trois livres de glace.

Les mélanges frigorifiques employés, pourraient s'utiliser pour refroidir préalablement de nouvelles portions de liquides destinées a la congélation.

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