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GARGARISMES

Les gargarismes sont des médicaments liquides, de nature et de composition variables , destinés à combattre les affections de la bouche.

Préparation. L'eau est le véhicule ordinaire des gargarismes. Ils se préparent :1° par solution, avec les substances complètement solubles dans l'eau ( les gommes, les extraits, les sels, alun , sous-borate de soude , chlorures , sublimécorrosifs); 2° par mixtion avec le lait, les vins, les teintures, les vinaigres et les alcoolats médicinaux; 3° par infusion avec les substances aromatiques , ou d'une texture tendre , ou bien encore renfermant des principes inégalement solubles ( extractif , amidon ) ; 4° par décoction avec les corps durs ou possédant des principes peu solubles; 5° enfin par ces modes réunis , lorsqu'ils se composent de plusieurs substances offrant les conditiops indiquées.

Il faut en général éviter de préparer les gargarismes avec des matières non miscibles au véhicule , car, dans ce cas , n'étant que suspendues dans le liquide, ces matières pourraient s'arrêter et séjourner dans les petites anfractuosités de la bouche.

Les gargarismes s'édulcorent et s'aromatisent comme les tisanes , et avec les mêmes substances ; cependant les édulcorants le plus généralement employés, sont : le miel, le sirop de mûres , le miel rosat, le melitte simple, a la dose de 2 onces pour 2 livres de véhicule.

hélait seul, ou contenant de principes médicamenteux , peut servir en gargarisme; mais comme cet excipient est peu propre a se charger de principes actifs, on le mêle ordinairement aux gargarismes préparés avec l'eau ; enfin le vin ,

le vinaigre, la bière, Y alcool affaibli, pourraient aussi servir de véhicule ; leur préparation étant fondée sur les mêmes principes que celle des vins, vinaigres, etc., médicinaux. [Voyez ces médicaments.) Les gargarismes, ayant ces liquides pour excipients , peuvent ne pas s'édulcorer.

Prescription. La quantité de gargarisme h préparer vane de A onces à \ livre 5 comme leur application n'est qne de courte durée , la proportion des corps médicamenteux peut être deux ou trois fois plus forte que pour la préparation des tisanes. Du reste, les gargarismes se prescrivent de même. Exemple : Alun , i gros ; eau , i livre ; miel , 2 onces ; faites par solution. Autre : Sommités de sauge , de romarin , aa 2 pincées; eau, i livre; miel rosat, 2 onces : procédez par infusion. Autre: Quinquina, rouge concassé, 2 gros; eau, t livre ; faites bouillir pendant i |4 d'heure , passez , ajoutez : vin antiscorbutique , 2 onces ; sirop de mûres , \ once.

Conservation, administration. Le mode de conservation des gargarismes est le même que* celui des tisanes ; ils s'administrent tièdes ou froids , par cuillerées ou gorgées ; introduits dans la bouche, on incline la tête du côté affecté , ou bien on imprime des mouvements au liquide par les contractions successives des muscles qui tapissent cette cavité, ou bien encore par des expirations longues, et peu étendues. Les premières gorgées servent ordinairement à laver les parties malades.

On prépare les gargarismes avec des substances émollientes, rafraîchissantes, astringentes, toniques, excitantes, narcotiques, antiscorbutiques, antisijphilitiques , etc.

COLLÏÎTOIKES.

Médicaments destinés à combattre les maladies de la bouche comme les gargarismes , mais qui fin diffèrent par leur consistance ordinairement sirupeuse, et surtout parce qu'ils, n'agissent que sur les parties affectées.

Préparation. L'excipient ordinaire des collutoires est le mcllite rosat ou le sirop de mûres. On peut aussi se servir d T ua sirop, du miel, de la mélasse, d'un mucilage ou du jaune d'oeuf. Ce dernier s'emploie surtout pour les substances non miscibles a l'eau (résines , camphre, oleo-résincs , etc.).

Les sels solublcs (sublimé, alun, borate de soude, chlorures, cîc.),les extraits aqueux, se dissolvent d'abord dans une quantité suffisante d'eau, puis s'incorporent dû us l'excipient. Les acides, les teintures, les vins, les vinaigres, les alcoolats, s'incorporent directement. Si l'on veut composer un collutoire avec des matières incomplètement solubles (feuilles, fleurs, racines, écorces, etc.), on fait un infusé ou un décocté en se conformant aux règles indiquées pour les gargarismes, qu'on mêle ensuite avec parties égales d'excipient

Prescription. Les collutoires se prescrivent a la dose de i à 6 onces. Citons quelques exemples : Sublimé corrosif 4- grains ; eau distillée, i once ; faites un soluté et mêlez a \ [2 once de miel .Autre : Acide hydrochlorique, 1/2 gros; miel rosat, 2 onces; mêlez. Autre: camphre \ 6 grains; dissolvez dans une once de teinture de quinquina et mêlez a i once de sirop de mûres.

Les vins, les teintures, les alcoolats, les vinaigres médicinaux, l'acide-hydroclhoriquc, etc., peuvent s'employer en collutoires. On en prépare aussi par réaction chimique ; tel est celui désigné sous ' le nom d'eau phagedenique.

Administration. L'application des collutoires se fait à l'aide d'un pinceau ordinaire ou d'un petit pîumasseau de charpie ou de linge qui en sont imbibés. IV.r une légère pression, on fait tomber l'excès du liquide, a(in de n'atteindre que les parties îr.alades. Il faut préalablement laver ces parties avec un pîumasseau imbibé d'eau.

On prépare des collutoires émollicns, astringents, toniques, excitants, anlwjpliilitiques, narcotiques, etc.

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