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COLLYRES

Préparations déforme et de composition variables destinées aux maladies des yeux.D'après leur état, on les divise en col-*

lyres secs , mous , liquides et gazeux.

Collyres liquides.

Les collyres liquides ont ordinairement l'eau pour excipient ; ils se préparent : 1° par solutions avec les substances soîubles. L'alun, le sous-borate, le sulfate de zinc, Y acétate de plomb , le sublimé corrosif, les extraits aqueux,lcs gommes, etc., sont les plus usités ; on emploie ces substances depuis i jusqua 12 grains par* once d'eau. 2° Par infusion; 3° par décoction ; 4-° ou par ces modes réunis, selon la texture et la nature des substances , et en se conformant aux règles que nous avons indiquées en parlant des gargarismes.

Les matières résineuses, oléo - résineuses , les extraits alcooliques s'incorporent dans le véhicule a l'aide d'un mucilage ou d'un jaune d'œuf ; cependant il est préférable d'employer ces substances en collyres mous.

Le lait, les vins, les teintures , les vinaigres, les alcoolats mêlés a l'eau chargée de principes médicamenteux; peuvent aussi servira la préparation des collyres liquides.

Prescription. La quantité de collyre a préparer es*t de A onces à1 livre. Citons quelques exemples : Sulfate de zinc 12 grains ; eau distillée de rose, 6 onces; laudanum de Sydenham,20goultes.Att*re: Infusé de sauge, 4onces; alcoolat de Cologne, 2 gros. Autre : Tête de pavot, n A; faites bouillir dans 10 onces d'eau pendant 5 ou 6 minutes , passez , mêlez le décocté a partie égale de lait.

Administration. On bassine l'œil avec le collyre versé dans le creux de la main ou une petite soucoupe, ou mieu^ encore on l'éponge très légèrement avec une compresse de linge usé et bien fin, qu'on a préalablement imbibé du col-

lyre. On pifut aussi laisser la compresse appliquée sur l'œil. Les collyres liquides consacrés sont : Veau céleste , Veau itAlibour, Veau fondante de Trêves, etc.

Collyres secs.

Les collyres secs sont des poudres simples ou composées, très-fines, ordinairement en poudres impalpables. Les plus fréquemment usités sont : le proto-chlorure de mercure préparé par la méthode anglaise ; le sucre ordinaire, le sucre candi, le nitrate de potasse, l'oxide de zinc, etc.

Administration. On met un peu de poudre dans un tuyau de plume ou un petit cornet de papier ouvert aux deux extrémités. Après avoir écarté les paupières, on insuffle la poudre dans l'œil. Les collyres sont destinés a combattre les maladies de la cornée ou de la conjonctive.

Collyres mous.

Les collyres mous doivent leur consistance a un corps gras, (beurre, cérat, graisse ou a un mucilage). Ces corps peuvent s'employer seuls ou servir d'excipient a d'autres substances médicamenteuses. Us sont employés pour les maladies des paupières et celles de l'œil. On les applique a L'aide d'un pinceau ou de l'extrémité du doigt qu'on imprègne de ces préparations. Le bioxide de mercure, le prolochlorure de mercure, les iodures de mercure, les oxides de plomb, le camphre, les extraits elles teintures, sont les médicaments le plus fréquemment usités. Les sels soîubles, les extraits aqueux, avant de s'incorporer dans l'excipient, se dissolvent préalablement dans un peu d'eau. Les autres substances s'incorporent directement. Les proportions sont de i 5 grains à i gros pour i once d'excipient.

Les collyres mous dont la formule est consacrée, sont : les * pommades de Desault, de Regent, de Grand-Jean, de Lyon, de Janin, etc.

Exemple : Bioxyde de mercure, 1/2 gros; axonge, \ once; mêlez au porphyre. Autre : Extrait d'opium 4- grains , cérat " simple, 1/2 once; dissolvez l'extrait dans S. Q. d'eau et incorporez dans le cérat. Autre : Teinture de quinquina, 2 gros ; axonge, i oncej'mêlez.

Collyres gazeux.

Les collyres gazeux sont des expansions gazeuses ou des vapeurs dirigées sur l'œil malade. Il n'y a que les liquides . vaporisables ( eau , vin, alcool , étUer), les substances volatiles ou contenant des principes aromatiques qui peuvent servir a la préparation de ces collyres. Quelquefois cependant on les prépare par réaction chimique ( hydrochlorate d'ammoniac et chaux); a cet effet on* mélange les substances a parties égales, soit dans le creux de la main, soit dans une capsule. Si c'est l'eau qui sept d'excipient ou tout autre liquide peu volatil ( vin , alcool affaibli ), il est nécessaire de les chauffer avec le corps médicamenteux pour les réduire en vapeu/. A insi se préparent les collyres formés avec des plantes aromatiques (labiées ,* etc.); si le liquide est très-volatil (éther, alcoolats, ammoniaque), on le place sur la main, où l'on tient avec cet organe le flacon qui le renferme. La chaleur seule du corps suffit pour en opérer la vaporisation.

Enfin les substances solides , volatiles ou contenant des principes jouissant de cette propriété, peuvent être chauffées dans de petites capsules, ou jetées sur les charbons ou sur des plaques de fei rougies, lorsque les produits volatils sont le résultat de leur décomposition ; clans tous les cas , on expose immédiatement l'œil malade a ces émanations gazeuses, ou mieux encore, pour protéger les parties environnantes, on les reçoit et on les dirige sur l'organe affecté, k laide d'un entonnoir.

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