FUMIGATIONS
On désigne sous ce nom des expansions de gai ou de vapeurs , destinées à servir comme agents médicamenteux , ou bien à désinfecter ou a corriger l'état particulier de l'atmosphère^ de la , la division des fumigations en désinfectante* et médicinales.
titëvr 'e, etc. ; les autres agissent en détruisant ou én décom- ^posant les émanations qui produisent cette mauvaise odeur ; telles sont les fumigations d'acide sulfureux, £ acide nitreux et de chlore.
Les Fumigations d'acide nitreux se pratiquent en décomposant l'acide nitrique par la limaille de cuivre , ou bien, d'après Smith, en projetant, par petites portions, 4/2 once de nitrate dépotasse sut un mélange de 1/2 once d'acide suîfurique, et 2 gros d'eau contenue dans unê capsule placée sur des cendres chaudes; il se dégage, dans cette opération, de l'acide nitreux et de l'acide nitrique.
Les fumigations d'acide sulfureux s'obtiennent en brûlant du soufre au contact de l'air , ou en décomposant a chaud l'acide sûlfurique par la limaille de cuivf e. '" Les fumigations les plus employées sont celles de "chlore. Pour désinfecter l'air corrompu par une émanation permanente (salle de malades), on place dans la "chambre, une ou deux assiettes contenant de 2 a 4 gros de chloruré de chaux humide.
Pour désinfecter les salles de dissection , les étables , les écuries , ou tes salles d'hôpitaux , dans les cas d'épidémie , on place, dans l'endroit a désinfecter , une terrine de terre contenant un mélange de 2 p. 1/2 de chlorure de sodium, H-p: de peroxyde 4e manganèse, 5 /). d'eau et A p. d'acide sûlfurique. La chaleur de quelques cendres chaudes suffit pour opérer le dégagement du chlore. La pièce doit être bien fermée, et la fumigation durer 12 ou 24 heures ( Guyton Morveau). On pourrait encore dégager du chlore par un mélange d'acide hydrochlorique et de peroxyde de manganèse*
Dans les cas de maladies épidéiniques , le médecin peut se laver les mains et même le visage tous les matins , avec une solution de chlorure de chaux, ou bien en imbiber son mouchoir. Dans les pharmacies on vend des flacons renfermant le mélange pour la production du chlore; la partie supérieure
du flacon bien unie, esl fermée par une plaque Je verre poli, fixée à laide d'une vis qui arrête ou permet « volonté le dégagement de ce gaz.
Dans les recherches de médecine légale , lorsque le cadavre esf en putréfaction, il faut le couvrir d abord de draps imbibés d'un soluté de chlorure de chaux , et pendant que l'on procède a ces recherches , placer à côté quelques assiettes contenant de cette substance.
Résumé. i° Préparations magistrales internes. Les pulpes s'obtiennent par pulpations , et les sucs par expression des végétaux frais. Le petitAait par la coagulation du lait bouillant à l'aide du yinaigre , et par clarification au blanc d'oeuf et au papier. Les tisanes, limonades, bouillons etapozbnes, boWms qui se donnent par verres , s'édulcorent et se préparent par solution , infusion ou décoction ; les tisanes et les apozèmes ( tisanes composées) avec des corps de nature variable, les limonades avec des acides, les bouillons avec des substances animales. Les émulsions de consistance et de couleur laiteuse , due a la suspension d'une huile dans l'eau par un mucilage, se retirent des amandes. Les loochs eu diffèrent par plus d'huile et de mucilage ajoutés , et leur consistance sirupeuse. Les potions , juleps , mixtures, mélanges de véhicules aqueux et sirupeux, servant d'excipient à des poudres* extraits, résines, huiles, etc., se donnent par cuillerées.
2° Préparations magistrales externes. Les gargarismes, collutoires , collyres liquides, injections, lavements, lotions, fomentations, et les bains, s'obtiennent par solution, infusion ou décoction avec des corps de nature variable, et ne diffèrent que par le mode et le lieu d'application. Les gargarismes et les collutoires s'eduleorent. Nous avons traité des liniments et des cataplasmes, afin de ne passéparer les préparations magistrales, et des douches, affusions f immersions et fumigations, comme appendice aux bains.
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