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MARMELADES

Les marmelades sont plutôt du ressort du ménage que du pharmacien. Celles d'abricots, de pêches, de pruneaux , se préparent en mettant macérer , pendant 24 heures, dans

une terrine vernissée, ces fruits bien mûrs , coupés par tranches et privés de leurs noyaux, avec deux parties de sucre blanc grossièrement pulvérisé. On remue de temps en temps, et Ton fait cuire promptement dans une bassine , en agitant continuellement jusqu'à ce que la marmelade prenne une consistance ierme par le refroidissement. A la marmelade d'abricot, on ajoute quelques amandes des fruits dépouillées de leurs pellicules, avant de la coider dans les pots.

Préparations de consistance de miel épais , ayant pour excipient et pour condiment le sirop de sucre ou de miel , et pour base plusieurs substances médicamenteuses ; ce qui les distingue des conserves.

Ces préparations sont quelquefois désignées sous le nom de confection» , d'opiats , de marmelades. Le nom d'opiat a été appliqué par le Codex comme adjectif, aux électuaires qui contiennent de l'opium ; ce nom est aussi quelquefois employé pour désigner \es électuaires magistraux.

Préparafion.L'excipient ordinaire des électuaires officinaux est le sirop ou le miel. A moins que les préparation s ne se composent de beaucoup de parties pulpeuses ou facilement altérables, il faut préférer les sirops de cassonades grasses ou de miel , ils sont moins sujets a candir que le sirop de sucre. La quantité d'excipient est ordinairement déterminée pour les électuaires officinaux, on la laisse a la volonté du pharmacien pour les magistraux. Il faut en général 2 p. de sirop pour i p. de poudre végétale ; par ex. si ce sont des gommes-résines. Les poudres minérales en exigent moins encore. Le miel étant plus consistant, il en faut une plus grande quantité , mais on peut le liquéfier avec un peu de sirop.

Les électuaires peuvent se composer avec des poudres mi-

nérales , végétales ou animales, des extraits aqueux ou alcooliques, des pulpes, des gommes-résines, des résines, des oléo-résines, des huiles essentielles; on peut aussi y faire entrer des œnolés, alcoolés , eaux distillées, etc.

L'incorporation de ces diverses substances dans l'excipient , se fait a froid et dans un mortier , pour les électuaires magistraux; ordinairement a chaud dans une bassine, pour les électuaires officinaux ; il est quelquefois nécessaire de faire rapprocher le sirop afin de soumettre les substances à une chaleur moins prolongée. Les substances sèches pulvérisées et pesées séparément, sont mêlées ensuite ensemble. On les fait tomber sur l'excipient en les passant a travers un tamis. Les substances grasses ou molles peuvent être pulvérisées avecles poudres sèches. Les gommes-résines trop molles pour être pulvérisées, pourraient être dissoutes dans S. Q. d'alcool a 22° , et rapprochées en consistance de miel avant d'être incorporées. Les extraits aqueux sont délayés dans l'excipient ou dissous préalablement dans un peu d'eau. Les extraits alcooliquessont pulvérisés. Les huiles essentielles transformées en éléo-sacchorolés. Les oléo- résines, les œnolés, les alcoolés , et en général tontes les substances aromatiques ou volatiles , pulvérulentes ou liquides , s'ajoutent a la fin. Pendant l'incorporation de ces diverses substances, il importe de bien remuer, afin que le mélange soit bien exact. La consistance de i'électuaire, au moment de sa préparation, doit être un peu molle ; les poudres en se pénétrant de l'excipient , lui donnent ensuite l'état convenable.

Prescription. Le* électuaires officinaux ou les électuaires magistraux, dont la formule est consacrée, se prescrivent en indiquant le nom de la préparation et sa quantité. Ainsi: thériaque ou diascordium, 4/2 gros ou \ gros.

Citons quelques exemples à' électuaires ou opiats magistraux : quinquina en poudre, i gros: sous carbonate de fer, 1/2 gros; mêlez et incorporez dans S. Q. de miel. Autre:

Sons-carbonate de fer, i gros; poudre de cannelle, 1/2 gros; poudre de rue, 24 grains; mêlez et incorporez dans S. Q. de sirop d'absinthe pour un opiat.

Les êlectuaires officinaux encore conservés , sont : la thériaque, le diascordium , la confection d'hyacinthe, Copiai mésenlérique , Cèlecluaire dentifrice , et parmi les êlectuaires magistraux consacrés : la marmelade de Tronchin, la marmelade deZanelti , l'électuaire au beurre au cacao.

Usages, administration . Ces préparations polypharmaques , autrefois si vantées , spnt peu usitées de nos jours ; quoique très-composées , leurs propriétés peuvent être rapportées k quelques effets immédiats, qui sont en rapport avec la prédominance ou avec le degré d'activité de quelques substances en particulier. Comme les êlectuaires , et surtout ceux qui contiennent beaucoup de matières extractîformes ou mucoso- sucrées , subissent une sorte de fermentation dont les résultats ne sont pas bien connus , il peut arriver que les propriétés primitives des corps soient modifiées de telle sorte qu'il en résulte des médicaments nouveaux. Cependant , en ce cas encore , on retrouve quelquesunes des propriétés des composants. Les êlectuaires se donnent k l'intérieur sous forme de bols , de la grosseur d'un pois , d'un haricot , ou a la dose de 1/5 gros, 1 gros et plus, enveloppés dans une cerise, un pruneau cuits, ou enveloppés dans du paiu a chanter ou des capsules de gélatine , lorsqu'ils sont désagréables a prendre ; on peut aussi les délayer dans un véhicule , eau sucrée, vin , potion , etc. : ils peuvent être administrés dans un lavement, et s'appliquent quelquefois en é| ithèine k l'extérieur ( thériaque ) j ils se Conservent dans des vases de faïence.

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