DE LA SOUSCRIPTION
La souscription est cette partie de la formule relative à sa confection. Lorsque la préparation n'offre rien de particulier,
on inscrit l'abréviation F. S. A., fuites selon l'art , ou bien encore le mot mêlez. En négligeant cette partie de la formule, on s'exposerait , dans beaucoup de cas, à ne pas avoir un médicament tel qu'on le désire. Le pharmacien peut bien suppléer à l'oubli du médecin ; mais, ignorant le but que celui-ci se propose , il ne le peut qu'incomplètement. Supposons, par exemple, qu'on prescrive une tisane avec le lichen, le pharmacien ne peut savoir s'il faut obtenir le principe mucilagineux seul , ou mêlé à l'amer. Nous pourrions citer encore beaucoup d'exemples semblables. La connaissance de la forme pharmaceutique , celle de la nature de la base et du véhicule ou de l'excipient , servent de guide dans cette partie de la formule. Si c'est une tisane composée de plantes aromatiques, la souscription serait tracée ainsi : faites par infusion. Il en serait de même si elles contenaient des principes extractifs alliés à des fécules qu'on veuille séparer, tandis qu'il faudrait indiquer, faites par décoction , si c'était avec des substances contenant des matières féculentes ou peu solubles dans l'eau. 11 est nécessaire , dans quelques cas , d'indiquer la durée de ces opérations. Si la préparation se composait de corps contenant des matières de nature différente, aromatiques ou non, solubles ou incomplètement solubles, la souscription serait conçue ainsi : Faites bouillir pendant un quart-d'heure ou une demi-heure , etc. (celles qui renferment des principes non aromatiques ou peu solubles) , versez le liquide bouillant sur ( substances aromatiques) , laissez infuser 5 ou 6 minutes; passez, ajoutez (substances solubles). Pour les substances contenant un principe amer, allié à de la fécule ; s'il faut obtenir ce dernier produit seulement, il est nécessaire d'indiquer de les dépouiller préalablement de l'amer, par le lavage à l'eau froide ou à l'eau chaude.
La souscription comprend encore ce qui est relatif à la division en plusieurs parties des préparations pharmaceu-
tiques qui en sont susceptibles ( pilules , tablettes , bols , grains, poudre* , etc. ) Après avoir indiqué si cela est nécessaire, ce qui concerne sa préparation, on dit en combien de parties elle sera divisée. Ainsi : mêlez et divisez en 12, 20 pilules, paquets, tablettes, etc.; ou bien encore : mêlez et divisez en pilules de 4, 6 grains, etc.
Lorsque c'est une préparation, qui n'est pas trèsactive (éiectuaires, conserves, lescérats, pommades), on peut indiquer d'en peser séparément i/2 gros , 1 gros , et ensuite , dans l'instruction, on dit d'en donner une égale quantité.
Si Ton se sert, par exemple , d'un cataplasme , d'un onguent , d'un emplâtre, comme excipients d'une poudre ou d'un liquide, il faut indiquer, dans la souscription, s'il faut les incorporer dans la masse , ou les placer à la surface. Si c'est une pommade, un cérat, préparés avec une matière pulvérulente , un extrait , il faut, dans la souscription, donner la manière de les préparer*, si c'est au mortier ou au porphyre que doit s'opérer le mélange ; si l'extrait doit être préalablement dissous dans de l'eau ou tout autre véhicule. Quelquefois enfin on indique la forme du vase dans lequel doit être conservée la préparation, s'il doit être bouché avec un bouchon de liège ou à l'émeri ; ces données nous paraissent suffisantes pour diriger le jeune médecin dans cette partie de la formule.