‹ Traité de philosophie 1923Chapitre 103 sur 761 · ROLE DU SENTIMENT EN OR · texte numérisé non relu

ROLE DU SENTIMENT EN OR

Le sentiment, même désintéressé, altruiste, sous quelque forme | qu'il se présente, ne saurait être le fondement de la morale, car : 1

I. — Le sentiment a toujours pour condition antécédente une ! idée, il implique certains jugements, dont il n’est que la manifestation ! sensible. Hutcheson dit : « Telle action excite ma bienveillance. » Il faut" dire : «Telle action excite ma bienveillance parce qu’elle est bonne. », Et ainsi des autres sentiments moraux. Sous la sympathie, sous l’al-#

moral plus ou moins voilé par le sentiment, mais que l'analyse fait appa-. raître ; et c'est sur cette idée, sur ce principe qu "est fondée la ris du sentiment. L.

IT. — Le sentiment n’a pas les caractères de la loi morale. Il n ”est : pas : 4 a) Obligatoire : il attire, il entraine la volonté : il ne commande ! pas. De cette proposition : CLes hommes tendent naturellement à agir ainsi », On ne fera jamais sortir cette conclusion impérative : « Donc.

ils doivent agir ainsi ». Bien plus, on est parfois CR de combattre le sentiment. 4 b) Absolu et universel : il participe à la mobilité dela sensibilité et est relatif aux imdividus et aux circonstances. \ 3 c) Clair et pratique : il dégénère en passion qui rene etilne Gepene i pas de nous.

IT. — La morale du sentiment serait DANGEREUSE, Car elle tendrait) ; à absoudre les vices aimables qui plaisent et à proscrire les vertus, austères qui n’agréent pas. Fe OR

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