B. — CEST UN AUXILIAIRE PRÉCIEUX
I. — C’est un fait d'expérience qu’on remplit mieux son devoir quand
II. — L'idée n’agit pas directement sur la volonté ; il faut qu’elle se fasse en quelque sorte sentiment pour mouvoir la volonté, qui, sans cela, resterait inerte. Aussi Dieu a-t-1l mis en nous, pour correspondre à chacun de nos devoirs, une inclination qui aide à laccomplir, car lincli- - nation agit directement sur la volonté par mode d’impulsion. Autant le sentiment est périlleux quand il est laissé à lui-même, autant il est efficace quand il est dirigé par la raison et mis par elle au service du . devoir. Il éxcite la raison et la rend ingénieuse à découvrir de nouvelles formes du bien ; il réchauffe la volonté et lui communique de généreux élans. C’est un fait qu’on ne fait rien de grand sans passion. |
III. — Le sentiment n’est pas seulement lauxiliaire du devoir, il en est encore la parure et la récompense. Une vertu aimable, comme - celle d’un saint François de Sales ou d’un saint Vincent de Paul, n’est que plus attrayante et plus parfaite. |