‹ Traité de philosophie 1923Chapitre 106 sur 761 · L'INTÉRÊT ET LE SENTIMENT | AU · texte numérisé non relu

L'INTÉRÊT ET LE SENTIMENT | AU

en soi les mauvais instincts, afin d'offrir à la vertu des obstacles : plus | grands à vaincre (1). ASS 4 Réponse : I. —— L’homme doit tout mettre en œuvre pour procurer «

le triomphe de la loi morale en lui ; or les sentiments généreux sont au nombre des conditions qui assurent le succès. Refouler les nobles pas- # sions, surtout cultiver les mauvais instincts, c’est s’exposer à un échec 1 c’est donc déjà faire le mal, car c’est s’exposer de gaieté de cœur au péril | de violer la loi. Dai 4 IT. — La véritable vertu ne consiste pas dans cet effort pénible dont * parle Kant : c’est prendre pour la vertu ce qui n’est qu’un indice de son 4 imperfection. L'idéal c’est que la vertu devienne pour nous une seconde : nature ; que nous la pratiquions avec facilité et joie. Aristote a été plus é clairvoyant que Kant, lorsqu'il a défini la vertu « l'habitude de faire le : bien ». Or l’un des fruits de l’habitude c’est de faciliter les actes Aussi « ajoutait-il : « L’homme vertueux est celui qui trouve du plaisir à faire des actes de vertu. » Cette facilité acquise ou plutôt conquise au prix 4 de l'effort est le signe d’une vertu parfaite. « C’est aussi le plus haut | degré du mérite, et c’est la plus haute liberté (&). » (Ps. 223." SA ITT. — L'idéal rêvé par'les Stoïciens et Kant est chimérique, impraticable, contre-nature. Il ne faut pas amputer ainsi là nature humaine. L’untelligence montre le but à atteindre : le bien : c’est à la volonté d'y « tendre ; maïs elle a besoin d’être stimulée et poussée par la sensibilité, qui fournit la force impulsive. C’est avec toute l’âme, chaque faculté « gardant son rang, qu’il faut aller au bien, car, comme dit Platon, la’. vraie perfection de l’âme, c’est l'harmonie. PACE 2

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