RESPONSABILITÉ MORALE / MAN ..: (47). A
: . — Contrainte : DO distingue la contrainte : | 10 Physique : une action imposée par une violence extérieure, mais ee: qu'on désavoue intérieurement, n'est pas imputable à celui qui Îa subit. Dour de la violence est seul responsable. V 20 Morale : dans ce cas l’action n’est pas tout à fait mvolontaire, parce que la ID peut toujours résister à la menace. La liberté est seulement amoindrie et conséquemment la responsabilité atténuée. III. — Habitude, passion : les habitudes et les passions, bonnes ou mauvaises, diminuent la connaissance et le libre arbitre. Elles dimi- … nuent la connaissance, parce que les actes habituels et passionnels À sont faits avec moins d'attention ; elles diminuent le libre arbitre, à parce que la répétition des actes les rend de plus en plus nécessaires 4 (Ps. 218). Il peut même arriver que la passion soit violente au point de # troubler la raison ou soit devenue une nécessité physique. Les actes | accomplis, sous l'empire de la passion ct de l'habitude, considérés en. eux-mêmes sont donc moins libres ou, dans les cas extrêmes, ne le sont … pas ; mais ils le restent toujours dans leur cause, et par conséquent 4
cause, c'est la volonté, qui a posé, avec connaissance et liberté, les premiers actes dont la répétition consentie a déterminé le développement | 3 de la bonne ou de la mauvaise habitude. Il s'ensuit que la responsa- «
l'intelligence a prévu et la volonté accepté les conséquences de l’habi- * tude grandissante. C’est justice, puisque la tendance tyrannique à faire | mal et la facilité de plus en plus douce à bien faire sont toutes deux des 4 fruits de la volonté libre. (Ps. 60 ; Ve -4
I: — On est responsable, dans une certaine mesure, de la conduite de ceux qui nous sont soumis : vg. les parents de celle de leurs enfants, les maîtres de celle de leurs serviteurs.
IT. — Comme les exemples sont des enseignements, on est plus ou | moins responsable de leur influence sur les actions d'autrui.
III. — On est responsable du mal qu'on aurait dû et pu empêcher. Ù
IV. — On est responsable des actes auxquels on coopère. Dans une. É
action faite en coopération on distingue les causes : a) Principale : celle qui est la vraie cause efficiente : vg. le chef d'un complot. ; 4 b) Subalterne : celle qui concourt immédiatement à l’action, mais * sous la dépendance de la cause principale : vg. les sicaires qui ÉXÉGÇRIEESS 4 le complot. À