A. — DÉFINITION DU MÉRITE ET DU DÉMÉRITE
On peut envisager le mérite ou le démérite : 4
I. — En eux-mêmes, et alors on en définit la nature : le mérite, « c’est l'accroissement volontaire de notre valeur morale ; le démérite, ” c’est la diminution volontaire de cette valeur. Tous les êtres ont été créés dans un état de perfection relative. Maïs l’homme a le privilège. d’être perfectible : il peut, par l’effort de sa volonté libre, ou bien s'élever au-dessus de la perfection qu’il a reçue et s'approcher de plus en plus # de l'idéal moral; ou bien descendre au-dessous. Notre valeur morale” est donc susceptible de hausse ou de barsse. 4
IT. — Dans leurs conséquences, leurs rapports avec la sanction : * alors le mérite c’est le droit au bonheur ; le démérite c’est le droit au malheur. Avant l’action, la conscience affirme que le bien est distinct. du mal, qu’il faut faire “de bien, que nous pouvons exiger les moyens d'accomplir le devoir, Après l’action, elle affirme que l’action bonne est A digne de récompense, que l’action mauvaise est digne de châtiment (9).
Ce dernier jugement moral est, comme les premiers ; à
a) Nécessaire : la vertu sans récompense et le vice impuni consti tuent aux yeux de la raison un désordre : cela est, maïs ne-doit pas être à
b) Absolu : nous le portons indépendamment des résultats ; non i seulement quand la vertu est honorée et le vice flétri, mais encore et surtout, quand la vertu est persécutée et le vice triomphant.
\ (49) LES SANCTIONS MORALES : DÉFINITION 119 | c) Universel : il s'impose à la conscience droite Hart et toujours ; . c’est Ron ruoi le vice prend les dehors de l'honnêteté.