SV. = SANCTIONS DE LA VIE PRÉSENTE
J. — Espèces : on les ramène aux quatre suivantes : 19 Sanction naturelle : ce sont les conséquences mêmes de nos
actions. Santé, aisance, succès sont les suites normales de la tempérance, du travail et de l'énergie, tandis que des in firmités physiques
et. mentales sont le résultat naturel du vice. - 20 Sanction légale : ce sont les récompenses et les châtiments édictés
par les lois humaines.
30 Sanction sociale : c’est l’opinion publique ; c’est la bonne ou
. mauvaise réputation.
40 Sanction morale : ce sont les satisfactions et les remords de la
conscience.
Il. — Leur insuffisance : une sanction, pour être juste, doit: "être :
19 Universelle : ne laisser aucune bonne action sans récompense,
aucune mauvaise sans châtiment. -
20 Proportionnelle : la récompense et la punition doivent être en rapport exact avec le mérite et le démérite de l'agent.
Or les sanctions terrestres ne remplissent pas ces conditions : a) Sanction naturelle : il y a des hommes vertueux qui se portent
mal et des gens malhonnêtes qui se portent bien. Le travail, l'énergie, n'amènent pas toujours l’aisance ou le succès.
b) Sanetion légale : les lois humaines sont presque exclusivement
- pénales. Elles n’atteignent que les actes publics et extérieurs ; elles ne s'inquiètent pas des fautes ou vertus privées. — Elles ne punissent pas
tous les coupables et parfois frappent des innocents. — Leur application
est souvent disproportionnée, car les intentions, d’où dépend surtout la
. moralité, leur échappent.
et capricieuse. — Que de fautes dissimulées, que de vertus cachées !. [ei encore les intentions échappent.
c) Sanetion sociale : l'opinion publique s’égare souvent, est mobile
: d) Sanetion morale : c’est une loi psychologique que lhabitude
émousse la sensibilité. Ainsi l'habitude du mal affaiblit chez le coupable le remords et finit même par l’étouffer ; au contraire, l'habitude du bien rend lPâme moins sensible à la satisfaction morale et de plus en plus
exigeante avec elle-même. L’habitude produit donc, chez l’homme vertueux, la délicatesse de conscience, et chez le vicieux, l’endurcisse- ment; de là vient qu’un grand criminel souffre moins d’une grande faute qu un cœur droit d’une simple imperfection.
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selonsesœuvres. C’est ainsi que la loi morale postulel’immortalité del âme. .