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droits souverains de Dieu sur l’homme. L’homme est obligé de respecter
ét de développer sa nature, sa personnalité, parce que Dieu en commande | Jerespect et en veut le perfectionnement (46, B); et Dieu impose à, . homme cette obligation, parce qu’elle est conforme à l’ordre essentiel des choses (). De la sorte tout s’éclaire : l’homme ne s’oblige pas lui-même, . -mais c'est Dieu qui l’oblige. Nous ne sommes plus en présence d'une . “abstraction, comme dans la théorie précédente, où c’est la personne idéale Fa -qui oblige la personne empirique ; nous sommes en face d’un supérieur Vivant, de l’Étre infiniment parfait. Si l’on prend pour base unique a dé la morale personnelle la dignité humaine, en excluant l'intervention | de Dieu, on ne saurait établir aucun devoir, mais de simples règles de convenance. La loi de l'honneur et de la dignité, abstraction faite de lautorité divine, revient à dire : Si l’homme veut pratiquer le bien, : il doit agir comme il convient à sa nature raisonnable. Mais ce n’est à qu'un impératif hypothétique. 11 ne peut y avoir d’impératif catégorique à qu'en face d’une autorité supérieure qui, de par son droit souverain et indiscutable, impose sa volonté. On ne saurait être obligé par ses égaux, ni par soi-même, parce qu’on n’est pas supérieur à soi-même ; “on ne saurait l'être davantage par un idéal abstrait, parce que Phomme est une réalité vivante. Dieu seul a donc l'autorité suffisante pour imposer une obligation absolue. En dehors de Lui, la morale indépendante en est réduite à des règles de convenance et aboutit à des maximes immorales Comme celle-ci : « Une belle pensée, dit RENAN, vaut une belle action... une vie de science vaut une vie de vertu (°), » :
ne (:) E. BEAUSSIRE, Les principes de la morale, L. IV, Ch. 1. e ©) RENAN, L'avenir de ta science, $ I, p. 11, Paris, 1890*.
l’âäme des conditions nécessaires à l’accomplissement de ses fins. De
sana in cor pore sano. Mais ce soin ne doit pas dégénérer en mollesse et
tranquillement de la vie « comme on sort d’une chambre remplie de
mettre le suicide. En effet la vie est la condition nécessaire de l’accor n-
de ses mérites et de sa destinée, c’est clore une lutte dont Dieu seul doit \ £ * SR CR