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Le 1
(61) EXISTENCE ET FONDEMENT DES DEVOIRS PERSONNELS 165 es On objecte à cette théorie que personne ne peut s’obliger soi-même. Kanr répond par une distinction (Ps. 207,$ B, IIT). Ildédouble la person- 5 nalités: 1l y a d’un côté la personne de l’'homme-phénomène, la personne empirique, imparfaite, soumise aux entrainements de la sensibilité et à la tyrannie des passions qui troublent la raison ; d'autre part, il y a la personne de l’homme-noumène, la personne intelligible, parfaite, affranchie de tout esclavage et guidée par une raison toujours droite. C’est la personne empirique qui est liée envers la personne parfaite : chacun de nous, personne imparfaite, doit tendre à la personnalité idéale en devenant de plus en plus libre et raisonnable.
PB) D’autres philosophes soutiennent avec raison que le principe de la dignité humaine n’est que le fondement prochain des devoirs de Phomme envers lui-même. Le fondement dernier et véritable ce sont les