‹ Traité de philosophie 1923Chapitre 183 sur 761 · DEVOIRS RELATIFS À L’AME · texte numérisé non relu

DEVOIRS RELATIFS À L’AME

La pratique des devoirs relatifs à l’âme donne naissance. selon 1 anciens, à trois vertus, correspondant aux trois facultés: 1. — Tempérance : devoir relatif à la sensibilité. La sensibilité « faite pour le bien sensible, le plaisir. 11 ne faut pas la détruire, comm voulaient les Stoïciens, mais la régler : peur cela on doit déraciner mauvaises inclinations et développer les bonnes (Ps. 59). C’est ai qu'on parviendra à subordonner la sensibilité à la raison et à pratiq - la tempérance. > ER eu IT. — Sagesse : devoir relatif à l'intelligence. L'intelligence e . faite pour la vérité. L'homme ne doit donc pas amoindrir son inte gence par l'ignorance et l'erreur, ni la dégrader par le mensonge SO intérieur où l’on se trompe soi-même, soit extérieur où Von trompe autres : par l’hypocrisie et le respect humain, qui sont des mensonges action. — Il doit la perfectionner par la recherche de la vérité : pot cela il faut se connaître soi-même et acquérir les connaissances reli: - gieuses et morales qui se rapportent à l’accomplissement de notre destinée, à nos devoirs. C’est ainsi que l’homme s’élèvera à la sagessé Rousseau a prétendu que la culture des sciences est une cause néc saire de corruption : c’est un sophisme. Tout dépend de l'usage qu’o lait des sciences et de l’intention dans laquelle on les étudie. Sans doute]

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(?} L. ROURE, Doctrines et Problèmes, Ch. VIri, Ascétisme et Philosophie.

jence sans conscience, comme dit Rabelais, est la ruine de l'âme »;

is on peut aussi faire servir ses connaissances à son perfectionnement : ak: | ; D il. — Courage : devoir relatif à la volonté. La volonté est faite = ur le bien rationnel : c’est la faculté principale de l’homme, car c’est ar elle qu'il est maitre de lui-même et réalise sa destinée, par elle qu’il st un être moral. L'homme ne doit pas abdiquer sa liberté en se laissant Ominer par ses passions, l’avarice, la volupté, l'ambition, etc., mais.il Le it la fortifier par des efforts généreux et répétés. L'examen de conscience r lequel on!' arrive à la connaissance de soi-même, et le travail, qui arte l’oisiveté « mère de tous les vices », sont des moyens efficaces, ec la lutte contre soi-même, pour tremper la volonté et devenir un me de caractère. C’est ainsi que lon acquiert la force d'âme, le

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