‹ Traité de philosophie 1923Chapitre 235 sur 761 · LE FÉMINISME · texte numérisé non relu

LE FÉMINISME

On entend par Féminisme la doctrine qui réclame lextension des. droits de la femme. Sous sa forme extrême, elle va jusqu’à demander la pleine émancipation de la femme et sa complète égalité avec l'hommes Tel est le programme formulé par BEBEL (?) et accepté par beaucoup. de socialistes. Mais il est des revendications plus modérées qui méritent. d’être bien accueillies. | Le

Comme la question est complexe, il importe de l’envisager success sivement sous ses divers aspects : familial, économique et social, enfin. politique. À à

I. —— Point de vue familial. — Sous peine d’anarchie et de ruine,. il faut, en toute société, une autorité qui commande. Dans la famulles ce rôle revient manifestement à l’homme, d’après les indications mêmes de la nature, car c’est lui que la nature a fait le plus apte à le remplir. L'homme, en effet, si l’on parle en général, l'emporte sur la femme par la maturité et la fermeté du jugement, l'énergie du caractère, Paptitude aux affaires et la vigueur corporelle, toutes qualités qui conviennent à un chef. sue à ‘4

La révélation confirme et complète, au nom de Dieu, ces données fournies par l'expérience et la raison : « Que les femmes soient soumises, à leurs maris comme au Seigneur, car le mari est le chef de la femme, comme le Christ est le chef de l'Église...»(#). Léon XIII, dans l'Encyclis que Rerum novarum, s'exprime ainsi : «Aussi bien que la société civile»

(1) Me L. ZANTA, Psychologie du Féminisme, Paris, 1922.

(? Die volle Emanzipation der Frau und ihre Gleichstellung mit dem Mann i schlieszliche Ziel unserer Kulturentwicklung (Die Frau, 29° Édit., p. 435). À

(*) Mulieres viris suis subditæ sint, sicut Domino, quoniam vir est caput mulieris, siCut Christus est caput Ecclesiæ.. (S. PAUL, Ep. aux Éphésiens, Ch. v, v. 22-23).

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AU 7 LE FÉMINISME Poe

famille est une société proprement dite avec son autorité propre, torité et le gouvernement paternels (1). »

On ne saurait donc approuver, à aucun titre, la demande de ceux revendiquent la pleine émancipation de la femme et sa complète ité avec l’homme : ce serait la ruine de la famille et, partant, de la | diété, puisque la famille constitue la cellule sociale.

“Sans doute la femme est l’égale de son mari par rapport aux droits sont inhérents à la nature humaine (55, $ A). Mais quand l’homme a femme s'unissent pour contracter mariage, l'inégalité apparaît. amille, en effet, n’est pas une société d’égaux : les enfants doivent sance aux parents, et la femme à son mari. Mais cette obéissance en de dégradant pour la femme, car celle-ci & doit obéir à son mari, ommé une servante, mais comme üne compagne » (?). Pour être ent de celui de l’homme, le rôle de la fernme n’est pas moins beau son genre. Si l'homme est la tête de la famille, la femme en est le Sa fonction providentielle est de faire l'éducation morale et relieuse des enfants; c’est aussi de rendre le home agréable et la vie eure chère aux membres de la famille, en les charmant par sa e grâce et ses prévenances, en veillant à l’ordre, à la propreté et économie du ménage. Ses qualités de tendresse et de dévouement, Dtitudes de ménagère la prédestinent à bien remplir cette double ion. La vraie place de la femme est donc au foyer domestique, es capacités naturelles trouvent leur bienfaisant emploi.

Juant au régime des biens, la loi naturelle et la loi chrétienne ne rivent rien (3). La femme est libre, par conséquent, au regard de nscience, de choisir le mode qui lui paraitra le meilleur : commué de biens entre époux ou séparation.

L. — Points de vue économique et social. — Les nouvelles conditions miques, notamment les progrès de la grande industrie, ont modifié ondément le régime du travail. Autrefois la femme, jeune fille ou Ouse, pouvait travailler à la maison, sous la direction du chef de le. Comme le gain du mari est souvent incapable de suffire à l'en-

Qurmadmodum civitas, eodem modo familia veri nominis societas est, quæ potestate a, hoc est paterna regitur. (Encycl. Rerum novarum, 16 mai 1891. Lettres aposiode Léon XIII, Édition de la Bonne Presse, T. IIT, p. 26). Wir est familiæ princeps et caput mulieris, quæ tamen... subjiciatur pareatque morem non ancillæ, sed sociæ. (LÉON XIIT, Encyclique Arcanum, 10 février 1880. e édition, T. I, p. 84). i “Lie Code civil est trop restrictif. « … On peut approuver les lois qui, depuis trente nt élargi sensiblement les pouvoirs de la femme mariée en matière d'épargne », et n peut souhaiter une augmentation de ses droits dans la direction intérieure du ménage idministration des produits de son travail personnel. » (H. TAUDIÈRE, Famille, dans ONNAIRE APOLOGÉTIQUE DE LA FOI CATHOLIQUE, der Air D'ATES EPA % col) 60e 916). Rs

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