CAF LE FÉMINISME + | NOR ANETSE LAN
tretien des siens, la femme ne pouvant plus travailler à delle ;. obligée d'aller à l'usine ou à la fabrique, pour gagner un supplément de ressonrecs. C’est un pis-aller (1). Il faut donc viser à ‘introduire w état économique qui permette à la mère de famille de rester au foye où sa présence est nécessaire au bon ordre et à la prospérité domes tiques, et laisse à la jeune fille le temps de s’initier au rôle de ménagère.
Avec le temps, bien des professions sont devenues accessibles à femme. Les portes de beaucoup d’administrations lui ont été ouvert Ses qualités naturelles la rendent particulièrement propre à léducat de la jeunesse, au soin des malades, aux œuvres d’assistance et de c rité, etc. L’exercice de la médecine à l’égard des femmes et des enfa Jui convient également. Elle peut déjà être témoin, tutrice, faire pa des conseils d'administration des sociétés, des AR OSSIAURS des : syn
cats, des comités des pupilles de la nation.
111. Point de vue politique. —- C’est sur le terrain de la politique q les revendications féminines ont été les plus ardentes. Dès 1791, da la Déclaration des droits de la femme et de la citoyenne qu’elle opposai à la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen, une ancêtre féminisme, Olympe de Gouges, écrivait : « La femme a le droit de monte sur l’échafaud ; elle doit également avoir celui de monter à la tribune (?)« Les SAINT-SIMONIENS, Pierre LEROUX et Fourier, les écoles socia listes, des publicistes éminents (3), ont réclamé pour la femme l’octre des droits politiques. La résistance de l’opinion et des gouvernements a été longue et tenace. Mais les femmes ont fini par obtenir plus ot moins gain de cause dans nombre de pays. En fait, le suffrage fémimir existe, en tout ou partiellement, en Australie, dans l'Afrique du Sud. la Nouvelle- Zélande, aux États-Unis, en Danemark, Finlande, Autriché Allemagne, Angleterre, Hollande, Norvège, Suède, Tchéco- Slovaqu Ukraine, Belgique, Irlande. En France, la Chambre des Députés à accordé aux femmes le droit de vote et l'éligibilité (mai 1919) (4. 4
Cette extension des droits politiques de la femme soulève des cn is tiques qui nous. semblent justifiées. ;
On fait remarquer que la place providentielle de la femme est
(1) « C’est un fait, pour beaucoup, hélas ! une dure nécessité ; mais pour la fami c’est un mal ; car là où le mari et la femme travaillent hors de la maison, il n’y a plus” foyer, et, partant, plus d'éducation familiale, plus d'économie domestique ». (J. GUESS Un danger pour la famille, dans La Croix, 24 février 1922, p. 3, col. 5). |
(?) L. Lacour, Les origines du Féminisme contemporain. Trois femmes de la Révoluttbh Olympe de Gouges, Théroigne de Méricourt, Rose Lacombe, Paris, 1900. — L. ABENSOUR Le Féminisme sous Le règne de Louis-Philippe et en 1848, Paris, 1913.
(*) Par exemple, ÉD. DE LABOULAYE, Recherches sur la condition civile et politique femmes, Paris, 1843. — ST. Mizz, The subjection of women, Londres, 1869. &
(Ne Sénat s'est prononcé contre (21 novembre 1929).