‹ Traité de philosophie 1923Chapitre 237 sur 761 · LE FÉMINISME · texte numérisé non relu

LE FÉMINISME

| comme nous l'avons vu, au foyer domestique. Car c’est là qu’elle utilise ses qualités précieuses en remplissant la mission pour laquelle Dieu Pa faite, préparer dans ses enfants des hommes dévoués à la patrie et à la religion. C’est le meilleur service qu’elle puisse rendre à la société. Si ses qualités ne la prédisposent pas à la vie politique, on peut dire que Ses déficits invitent à l’en éloigner : inférieure à l’homme en forces corporelles, elle est moins constante que lui, moins apte à la réflexion et | pu raisonnement, moins capable par là même de manier les affaires délicates ou complexes.

ke Bref, comme le dit, dans un excellent article, M. J. GuiraAup « En donnant aux époux des natures différentes, Dieu leur a assigné lans leur communauté des rôles différents qui doivent se compléter en une heureuse harmonie. Or sa nature même, ses aptitudes propres, sa maternité font de la femme le ministre de Peur de l'État familial... À l'homme la vie extérieure, avec le soin de procurer aux siens tout ce ‘qui est nécessaire à l'existence et à la vie spirituelle et morale (1). » É De plus, accorder le droit de vote à la femme, c’est jeter dans la famille une semence féconde en discordes, à cause des vives discussions “que ne peuvent manquer de susciter les questions brûlantes de la poli- | « Nul ne le conteste : le plus actif dissolvant de tout groupement C'est la politique (2). » Or la paix et l'union sont le premier bien de toute société, surtout de la société familiale, dont les membres vivent dans un perpétuel tête-à-tête.

: Les dangers signalés sont réels. Mais, comme Je suffrage féminin nest point chose mauvaise en soi, la doctrine catholique, tout en metant en garde contre ses périls, ne le condamne pas. Il est même un cas où ce droit de vote s’ impose, celui de la femme veuve qui est devenue, par la mort de son mari, chef de la famille et le TeppRetens naturel de ses intérêts. M Il est possible, d’ailleurs, que le suffrage féminin apporte certains Avantages. En tout cas, une fois établi, « il ne faut pas que les vaillantes se récusent et laissent le champ libre aux hardiesses et aux fan- “taisies des moins dignes. Les électrices pourraient beaucoup notamment pour faire aboutir enfin un texte efficace contre l’alcoolisme, pour faire

dresser ces règlements d'hygiène sociale que les velléités masculines

“ont toujours ajournés. Elles pourraient encore se faire une spécialité

des questions familiales, établir le cahier des revendications domes-

tiques. Alors elles seraient les bienvenues autour des scrutins et ne > seraient

. GuirAUD, article cité, Ibidem, col. 5.

. GUIRAUD, article cité, Zbidem, col. 4.

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