LES GOUVERNEMENTS DE FAIT
- Attitude : quelle est a conduite à tenir à Féiod de l'usur-/ ere q un pouvoir *ottine. à l'égard d’un gouvernement de fait ?. Le souverain légitime ayant seul droit à l’autorité, il est permis au. peuple de chercher à renverser Vusurpateur, pourvu que la tentative ait des chances sérieuses de réussir. Maïs supposons l’usurpateur soli- |
(2) Basilicon Doron, L. I, p. 137, dans les Opera omnia de Jacques Ier, Londres, 1619, 2e édition, en latin. —Jus Liberæ Monarchiæ, Ibidem, p. 181 sqq. — Cf. G. SorrTais, Lan Philosophie moderne depuis Bacon jusqu’à Leibniz, T. I, p. 122-123, 167-169 — Avant®# Jacques I°',.les princes allemands, au temps de Louis de Bavière, soutenaient la même doctrine.
(2) Triplici nodo triplex cuneus sive Apologia pro juramento fideliiatis, dans ses Opera. omnia, p. 237 sqq. — Cf. G. Sorrais, Les Catholiques en face de la Démocratie.., p. 17 et: note 2. F7
* (3) Apologia Roberti S. R. E. Cardinalis Bellarmini pro Responsione sua ad librum Jacobi, Magnæ Britanniæ Regis, Rome, 1609. — Cf. l’intéressant ouvrage de J. DE LA SERVIÈRE, De Jacobo T Angliæ rège cum Cardinali Roberlo Bellarmino S. J. super potesiaten cum regia tum pontificia disputante (1607-1609), Paris et Poitiers, 1900.
(+) Defensio Fidei Catholicæ et Apostolicæ adversus Anglicanæ sectæ errores, cum Responsione ad Apologiam pro juramento fidelitatis et Præfationem monitoriam Serenissimiw Jacobi Angliæ Regis Ad Serenissimos totius Christiani Orbis Catholicos Reges et Principes. In fol., 780 pp. Coïmbre, 1613. Souvent réimprimé. — Dans l'édition des Operaw de SuAREz par VIvès, la Defensio remplit le tome X XIV, Paris, 1859.— Cf. R. DE SCORRAILLE, François Suarez, L. IV, Ch. 1v :« Defensio Fidet », T. II, p. 165-221.
(5) Cf. G. SorTaIs, La Philosophie moderne, T. I, p. 144-147. — ‘Il faut noter que» Bellarmin et Suarez n’ont pas imaginé le-système de la collation immédiate de l'autorité au peuple pour faire échec à la thèse de Jacques Ir et des juristes régaliens. Suarez à bien" soin de faire remarquer que la doctrine qu'il soutient est depuis longtemps reçue dans l'École : Est antiqua recepta (Defensio Fidei…, li. III, C. 11, $ 2). Cf. G. SonTais, Les Catholiques, Loco eitato, p. 239-240.