É | | * 1 88. — FORMES DIVERSES DE GOUVERNEMENT
Le mot Gouvernement. signifie : | |
19 La partie du corps social qui exerce les fonctions du pouvoir. Le mot État s'emploie aussi dans ce sens. +
20 La forme spéciale que revêt l'autorité sociale. C’est en ce sens. que le mot est pris ici.
I. — Formes de Gouvernement : on distingue trois formes, selon que le sujet du pouvoir est la multitude elle-même, une élite de citoyens à ou un seul homme. Le gouvernement constitué par la multitude s’appelle Démocratie ;. celui constitué par une élite, Aristocratie; enfin celui constitué par un seul, Monarchie, Royauté où Empire. Ces trois formes se rencontrent soit à Vétat pur, soit à l’état mitie : |
19 Formes à l’état pur. — La Démocratie à l’état pur, est le gouver- | nement où, dans l’ordre social, rien ne se fait que par la volonté du peuple. L’Aristocratie à l’état pur, c’est le gouvernement où, dans l’ordre” social, rien ne se fait que par la volonté d’une élite. Enfin la Monarchie à l’état pur, c’est le gouvernement où, dans l’ordre social, rien ne se fait” que par la volonté d’un seul. Dans ces trois sortes de régimes politiques. le pouvoir souverain vient de Dieu : tous les trois sont éÉalement de, droit divin et également légitimes en soi. |
29 Formes à l’état mixte : ce sont les formes dans lesquelles les. éléments monarchique, aristocratique et démocratique s'unissent et se” tempèrent dans des proportions diverses. L'une de ces formes s ‘appelle, la monarchie constitutionnelle et représentative. Cette sorte de monarchie
sa:
(*) M. »'HuLsT, Conférences de Notre-Dame, 1895, IIe C., p. 36. :
(?) ARISTOTE, Politique, L. III, Ch. 1v, v. — TAPARELLI, Examen critique des gouver= nemenis représentatifs. Essai théorique de Droit naturel, L. II, Ch. 1X.— VAREILLE-SOM-“ MIÈRES (DE), Les Principes fondamentaux..., X XVIII. M. B., Institutes.., L. IX, Ch. VI. TH, MEYER, Instilutiones Juris naturalis, Part. LI, Sect: III, L. 1,4 C1 Art, 3,10 431 S4q..
— A. CASTELEIN, Droit naturel, V, Thèse 21. — R. DE CEPEDA, Éléments de pre naturels Leçons 63-65.
è INFÉRIORITÉ DES FORMES A L'ÉTAT PUR. | 298
. au onde sauf l'étiquette, qu’une démocratie tempérée. En effet, Le dans ce système, le roi règne et ne gouverne pas. La puissance exécutive ; b aux mains des ministres responsables, qui la conservent tant qu'ils ï btiennent une majorité suffisante auprès des représentants du peuple. Le ministère renversé, le roi doit en composer un nouveau, qui puisse enir devant les Chambres, Sans doute, il peut user du droit de disso-: lution, mais c’est un moyen périlleux et facilement usé. et du droit e velo ; mais, pratiquement, il en est presque toujours réduit à signer lois “votées par les Chambres. | Il ne faut pas confondre cette forme avec la Monarchie tempérée : | s celle-ci la puissance exécutive et la puissance législative apparnnent au roi, mais son pouvoir est limité par des institutions variant c les divers pays : vg. par des États généraux qui votent des subsides fie font des remontrances, par des Cours de justice qui peuvent s'opposer no enregistrement des édits royaux, etc. 4 . Il. — Forme la meilleure ? De toutes ces formes, légitimes en soi, uelle est la meilleure ? ue 19 Pratiquement : celle qui, au moment où l’on parle, est la mieux adaptée au caractère, aux traditions et aux besoins d’un pays, et par séquent est la plus apte à procurer le bien social. Il faut se rappeler illeurs le mot Fe J. de Maistre : : « Les Heupiee ont le souvent es ils méritent. HER 0120 Théoriquement : les avis sont très partagés. Platon (1) se prononce jour l’Aristocratie des sages ou Sophocratie ; Aristote (2), pour une épublique composée de deux classes de citoyens ; Montesquieu (5) ontre une grande sympathie pour la Monarchie constitutionnelle de ngleterre ; Rousseau (*), pour une Démocratie pure et simple. Nous lons rechercher quelle est l'opinion de saint Thomas. |
: 0 ie DES FORMES À L'ÉTAT PUR
ive. aux D ou suivantes : .
1. — Si l’on se place au point de vue le plus important, celui du Fe Di d'unité qui doit entretenir l’union des citoyens entre eux et .
el A souverain, c'est le pee OnAECHÈne qu l'emporte. « La
(1) PLATON, République, LS NL un.
5 ‘ ARISTOTE, Politique, IL. EE Ch: vin. | 3
être gouverné par un roi; Car la royauté reproduit le mieux le gouver-
LE
Mais la vertu parfaite se trouve chez peu de personnes... (3):». Or unes royauté tyrannique est le pire des régimes politiques. Car, « sous 1eu
pessimum vero tyrannis. (S. THomas, De Regimine…., L. I, C. 111). 2 ke