‹ Traité de philosophie 1923Chapitre 303 sur 761 · LE LIBÉRALISME · texte numérisé non relu

LE LIBÉRALISME

Ce mot équivoque est pris en sens divers qu'il faut PRE RE : A) Sens général : doctrine favorable à la liberté. k B) Sens politique : système qui tend à faire prévaloir les libertés d civiles et politiques (107) contre l’absolutisme de l’État. { C) Sens social-religieux : on peut, à ce pont de vue, distinguer trois sortes de Libéralisme : | 1 I. — Libéralisme absolu : il proclame Dinde OUVRE de l’homme qu'il prétend affranchir de Dieu, et travaille à organiser la société d’après ce principe impie (2). | À II. — Libéralisme modéré : il accorde au vrai et au faux, au bien et. au mal une égale liberté d'expansion et de propagande (5). Il repose sur une double erreur : 4 a) Erreur théorique : il accepte l'Endifférentisme ou plutôt le Nihi- à lisme doctrinal, qui consiste à mettre, sur le même pied, le vrai et le 3 faux, le bien et le mal. ‘4 b) Erreur pratique : il suppose à tort que, la libre discussion des idées n'a pas un contre-coup nécessaire dans les faits et demeure inofifen- " sive (67, $ III, G 20). | 4

(?) On consultera avec profit le Programme de la Ceres des Publicistes chrétiens, 2 intitulé : RÉFORMES NÉCESSAIRES, OÙ les principales revendications des Catholiques sont 7 énumérées et motivées. Paris, au Bureau Catholique de Presse, 23, rue Vineuse, XVI®. "7

(?) Cf. PRoUDHON, De la Justice dans la Révolution et dans l’Église, Paris, 1858. A

(*) Cf. Donoso CorTÈSs, Essai sur le Catholicisme, le Libéralisme et le Socialisme, « Œuvres, trad. française, T. III. »

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