CONSTITUTION DE L'ÉGLISE
… L'Église est une société surnaturelle, nécessaire, visible, hiérarchique, narchique, parfaite, indépendante. À j. —— Surnaturelle : a) dans sa fin, qui est la béatitude des hommes Dar la vision intuitive de Dieu; — b) dans ses moyens : la grâce, les acrements ; — €) dans sa forme, ses droits, sa constitution, qu’elle tient de Jésus-Christ seul.
DH — Nécessaire : tous ont l'obligation d’y entrer, dès qu'ils la connaissent. Tout baptisé est sujet de l'Église ; le catholique sujet fidèle ; Phérétique sujet rebelle. Les non-baptisés sont des étrangers à conquérir par la persuasion.
… III. — Visible : pour être obligé d'y entrer, il faut pouvoir la reconmaitre. Or Dieu l’a faite reconnaissable à quatre marques ou notes principales : l'APOSTOLICITÉ, l’UNITÉ, la cATHOLICITÉ, la SAINTETÉ. Cependant tout n’est pas nécessairement visible. Le corps de l'Église le sera, c’est-
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“(1) J.-B. FRANZELIN, De Ecclesia Christi. — BELLARMIN, De Romano Pontifice. — PALMIERI, De Romano Pontifice. — P. JeansACQUOT, L'Église. — Dom À. GrÉA, De lise et de sa divine Constitution. — MGR BESSON, Conférences sur l'Église. — J. FONTAINE, glise. — R. PLANEIx, Constitution de l'Église. — A.-D. SERTILLANGES, L'Église. —
D'HEBRIGNY, Theologica de Ecclesia, ? vol. Paris, 1921-1922.
CONSTITUTION DE L'ÉGLISE (119) à-dire la pratique extérieure du même culte, la profession extérieure de la même foi, la soumission extérieure à la même autorité. L'âme, c’est-à-dir la grâce sanctifiante, la sainteté, restera habituellement invisible. Mais le sainteté, étant un signe de l’Église, doit se manifester çà et là au deho d’une façon merveilleuse. On peut être du corps sans être de l'âme (ve. : catholique en péché mortel) ; on peut être de l’âme sans être du corps, san même soupçonner l'existence de l’Église (vg. hérétique, infidèle, si. F
sonne foi et la bonne vie les maintiennent en grâce avec Dieu). Ains l'explique la maxime : Hors de l’Église point de salut. Dans certaines conditions de bonne foi et de bonne vie pure, il suffit pour être sauvé de faire partie de l’âme de l’Église. | eue is
IV. — Hiérarchique : l’Éolise est divisée en deux cätégories : 19 Je peuple fidèle (Audc), les laïques ; — 29 Ja part spécialement choisie de Dieu (xñpoc), le clergé. C’est le groupe des gouvernants, qui est gradué en hiérarchie. LM }
La hiérarchie ecclésiastique possède un double pouvoir : 10 d’Ordre, c’est le pouvoir de faire le Sacrement, d’attacher la grâce au signe sen-m
Sible; — 20 de Juridiction, c’est le pouvoir de gouverner le peuple
fidèle en l’enseignant et en lui imposant des lois. Ces deux pouvoirs
peuvent exister l’un sans l’autre. 0
Il y a deux degrés dans le pouvoir d’Ordre : 19 VÉpiscopat ; 20 le:
Sacerdoce ; et deux degrés dans le pouvoir de Juridiction : 49 Le Pontifes Suprême a juridiction sur l’Église universelle ; —- 20 Chaque Évêque ne l’a que sur son diocèse. La juridiction vient au Pape de Dieu ; à l'évêque n | de Dieu par le Pape. Les pouvoirs d’ordre et de juridiction, étant spi-# rituels et surnaturels, ne peuvent venir que de Dieu. 1 V. — Monarchique : le Pape est le centre nécessaire de l'Église, évoquant toute cause ecclésiastique à son tribunal suprême, jugeant toute controverse sans qu’on puisse en appeler, même au Concile, portant, en matière de foi et de mœurs, des décrets qui ont pleine vigueur indé-
. . . + 16 pendamment du consentement de l’Église. Monarchie d’ailleurs admi-. rablement tempérée d’Aristocratie hiérarchisée. 11 VI — Parfaite : elle se suffit à elle-même dans la poursuite de sa fin, car elle possède : a) en acte, c’est-à-dire en elle-même, ce qui lui est. nécessaire ; — b) virtuellement le reste, c’est-à-dire qu’elle a droit d'exiger … le concours de la société civile, quand elle en a besoin. Étant société. | parfaite, elle a par là même le triple pouvoir législatif, judiciaire, coercitif. «\ VIT. — Indépendante : cela résulte de ce qu'elle est parfaite. On est. indépendant quand on n’a besoin de personne, ou quand au besoin est annexé un droit strict d’en exiger la satisfaction. C’est ainsi que l'Église a le droit d'exiger de la société civile qu’elle lui prête son concours.
dans certaines circonstances : c’est ce qu'on nomme le concours du bras séculier. | |
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