‹ Traité de philosophie 1923Chapitre 359 sur 761 · EFFETS DU BEAU S IL. — ÉMOTION ET JUGEMENT · texte numérisé non relu

EFFETS DU BEAU S IL. — ÉMOTION ET JUGEMENT

Le beau produit en nous une émotion et un jugement. De ces deux phénomènes lequel est la cause de l’autre ?

| A) Les uns prétendent que c’est le jugement qui provoque le sen-. . timent. L'esprit juge de la beauté des choses d’après l'idéal qu’il porte en lui-même, et le sentiment éprouvé est la conséquence de ce jugement, L | Ils donnent pour raisons qu’on ne peut aimer et admirer ce qu’on ne connaît pas ét que le jugement porté sur la beauté des objets est indé- 2 pendant de Pémotion. L'objet beau est celui que nous jaseons se < à notre idéal. + B) Les autres soutiennent que c’est le sentiment qui one 1e jugement. Si le jugement précédait le sentiment, il serait fondé sur la connaissance expresse des éléments objectifs qui constituent la beauté.

: Dès lors on pourrait toujours rendre compte de son jugement. Or la. plupart sont incapables d'expliquer pourquoi tel objet leur semble beau.

Dis

— MÉRIT, Lettres sur le Beau. — J. FÉLIx, Conférences de Notre-Dame, 1867. — 1 Réflexions et menus propos d’un peintre génevois. — À. F. R10, L’Artchrétien. —E. CARTIER Études sur l'Art chrétien. — C. BAYET, Précis d'Histoire de l'Art. — MGR LANDRIOT, LE Symbolisme. — MONTALEMBERT (DE), Mélanges d'Art et de Littérature. — TH. DE BANVILLEN Traîté de Versification française. — V. DELAPORTE, La Versification. — E. BRUCKE € HELMHOLTZ, Principes scientifiques des Beaux-Arts. — M DE WuLr, Sur l'Esthétique de Saint Thomas d'Aquin. — M. Pico, La Psychologie du Beau et de l'Art. —J.-M. ORHAND, : Du Beau. —E. HEzLo, L'Homme. — J. SouBen, L’'Esthétique du Dogme. Les Manifesta= tions du Beau dans la nature. — Cu. LALo, L'’Esthétique expérimentale contemporaine d

. NATURE DU PLAISIR DU BEAU ae

… (Cette seconde opinion paraît vraie. Les objets beaux produisent une émotion d’un agrément Sut generis, qui provoque un Jugement

“qu'un objet est lumineux, c’est lui attribuer la capacité de produire

ainsi dire instinctif ; il est dû à cette faculté qu’on pourrait appeler le

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: Ce n’est que plus tard, après avoir comparé entre eux plusieurs objets trouvés beaux, qu’on se forme peu à peu une idée de la beauté, un idéal. Dans la suite, pour juger de la beauté d’une chose, on la rapprocherà me ce modèle idéal : alors on porte un jugement réfléchi. AE

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