‹ Traité de philosophie 1923Chapitre 372 sur 761 · LE BEAU, LE GRACIEUX, LE JOLI · texte numérisé non relu

LE BEAU, LE GRACIEUX, LE JOLI

A) Gracieux (1) : la grâce appartient surtout aux mouvementset au maintien qui, pour être gracieux, ne doivent avoir aucune raid Il se distingue du beau, parce que la puissance en est absente ; la puis sance est remplacée par l’aisance, la souplesse, la facilité. La Fontaini a dit de la grâce : La grâce plus belle que la beauté, voulant sans dout dire que la grâce a un charme plus pénétrant. Elle se rapproche du

B) Joli ou charmant : il a de commun, avec le beau, l’ordre ; m il s’en distingue parce qu’il n’a pas la puissance complète, pleinemen développée. Un être joli est un être faible encore, en voie de formation mais se développant et tendant vers sa perfection relative, d’une faç@l conforme à tout l’ordre de sa nature ; ve. l'enfant (?), Le lionceau, bouton de rose, l’arbuste, par rapport à l’homme fait, au lion dans to sa force, à la rose épanouie, à l’arbre séculaire. C’est encore l'être petite dimension par rapport à d’autres êtres du même genre : vg. collint lac, rivière, comparativement à la montagne, à la mer, au fleuve. 02 dira pas de P Océan que c’est une jolie mer, du Mont- Blanc que c’est u

(*) SCHILLER, De la Grâce et de la Dignité. — C. MARTHA, De la Délicatesse- que — P. Sourrau, L'Esthétique du Mouvement, IIIe P., Ch. 1, $ 3. (?) M. DE LA SIZERANNE, L’Esthétique de l'Enfance au Pelit-Palais, REVUE DES DE Monnes, 1901, T. IVAp. 160 et suiv. A

LE BEAU, LE SUBLIME à 389

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