LE JOLI, LE BEAU, LE SUBLIME
Si on les compare, on arrive à la conclusion suivante : dans le beau, il y a équation, équilibre harmonieux entre la puissance et l’ordre : dan le joli et dans le sublime l’équation n'existe plus, l'équilibre est rOMpU Dans le joli, c’est l’ordre qui prévaut. Dans le sublime, c’est la puissance qui prédomine : l’ordre, tout réel qu’il est, échappe aux sens et n'apparait qu’à la réflexion. Prenons pour exemple un chêne. Arbuste, il est joli arbre séculaire, il est beau ; résistant sans fléchir à l'assaut de l'ouragan
il est sublime. Le joli est la miniature du beau, c’est le beau en petit ;.
le sublime; c’est le beau en grand. Ce qui montre bien qu’il n’y a entre eux qu'une différence de degré, c’est que, dans certains cas qu'on peut appeler limitrophes, on les emploie l’un pour l’autre, ce qui serait IMPOSsible, s'ils avaient des essences différentes. Ainsi on dira : d’une fleur, qu'elle est jolie ou belle ; du spectacle de la mer, c’est beau, c’est sublime : d’une mort héroïque, c’est une belle mort, c’est un dévouement pbs