L IDÉAL CHRÉTIEN
qui puisse lui faire Re d'honneur » (1). Cest Ars surtout que : s
Le beau c'est vers le bien un sentier radieux. 29. — L'IDÉAL CHRÉTIEN |
Dieu est l’objet suprême de l’art (?), car il est le beau absolu, ma il n’en est pas l’objet proportionné, parce que n'ayant pas de forme sel sible, il échappe aux prises de l'artiste (#). Pour trouver cet objet propo tionné il faut descendre aux manifestations sensibles de Dieu : c’est avar at tout l’homme, image de Dieu ; puis la nature, simple vestige de Dieu ( L'homme est donc par excellence l’objet de l'art, objet. non pas sou: verain, mais proportionné. Le plus grand service à rendre à l’art sera par conséquent de lui montrer dans un seul être l’idéal absolu sous ; forme qui le laisse transparaître. Or l’Incarnation nous présente modèle : Jésus-Christ est Dieu, partant l’objet souverain de l’art, beauté suprême. Jésus-Christ est homme, par conséquent, Pobjet prop tionné de Part, la beauté idéale rendue visible. C’est l’Idéal incarné (à C’est ainsi que le dogme chrétien donne à l’art : 149 Un Zdéal incompa rable, Notre-Seigneur Jésus-Christ. 20 Sa Règle fondamentale : l' Inca nation est le modèle achevé de l'union du spirituel et du corporel visible et de linvisible, ainsi que de la subordination du corporel e visible au spirituel et à invisible. C’est ainsi que sont établies les vr relations de la chair-et de l'esprit, des sens et de la raison, et conséqu ment du double élément de l’art, le visible et linvisible, la forme sensib et l'idéal (11).
« O mon cher Socrate, la Sériiable vie c’est le spectacle de la Beauté éternelle. Que penser d’un mortel à qui il serait donné de contempler
(2) G. LoNGHAYE, Théorie.., L. I, Ch. 1v, p. 104 (2° Édit.). $ (?)} Un élève de Saint: Mary’ s College à Cantorbéry se mourait à la fleur de Va Le R. P. Recteur lui posa cette question : « Que dirai-je de votre part à vos camarades Le moribond se recueillit un instant ; puis, ouvrant de grands yeux brillants de j0i « Dites à mes camarades qu'il n’y a rien de plus beau que le bon Dieu! » La foi aval inspiré à cet enfant de quatorze ans une réponse digne du génie dePlaton.Ilreposeen à l’ombre des grands arbres du parc de Saint- Mary, dans un humble cimetière, pres F face de l’antique cathédrale de Cantorbéry. On a gravé sur sa tombe la sublime per en jailli spontanément de son cœur chrétien. (S. pu LAC, France, 3° Lettre, p. 1: 6e Edit.) “@ (*) A. CAHOUR, Les Mystères de l’Art éclairés par l'Évangile, dans les PER ET 1871, T. XX V, p. 641-662. 28 (*) MGR LaANDprioT, Le Symbolisme, L. I, Ch. 1. = (*) G. LONGHAYE, Théorie des Belles- Lettres, L. IT, Ch. vr, $ 5. — J. FÉLIx, Conférences, de Notre-Dame, 1867. 42 - à