B. — EFFETS MORALISATEURS DE L'ART
un [. — 11 détache l'âme des préoccupations égoistes, parce que } POS thétique est désintéressée (1, $ III).
II. — /{ élève l'âme en lui communiquant les nobles sentiments et
5 grandes idées qu’il exprime : admirer, c’est presque imiter. L'art tant la manifestation d’une activité puissante et ordonnée, sa vue
aème le corps prend une attitude plus digne. « Quand je suis en présence lun chef-d'œuvre, j'éprouve le besoin de mettre mon âme à l’unison PA
€ loute beauté, à l'Idéal suprême, à Dieu. L'artiste est une âme puisante, mais ordonnée. € qui, en se montrant elle-même, en montrant à ravers elle-même les objets de sa pensée, nous mène par le vrai et le ea® jusqu'au bien, terme obligé de toute activité libre. Voilà le rôle
0 Pour atteindre ce but l’art dispose de trois moyens : la leçon directe, la thèse, l'imression. Cf. LONGHAYE, Théorie..., L. I, Ch. 1v, $ 4.
(2) CH. BLANC, Grammaire des Arts du dessin : Principes, $ III, p. 16, Paris 18887 - Sur le ae assimilant du béau, Cf. LONGHAYE, Théorie des Belles-Leitres: LET, CR: IH,
aux et immoral, il ne produit pas l'émotion esthétique, car s’il franchit
rovoque dans l’âme une activité semblable qui l’embellit. Parfois!
IT. — J nous fait monter du spectacle des beautés créées au Principe ;