‹ Traité de philosophie 1923Chapitre 398 sur 761 · B. — EFFETS MORALISATEURS DE L'ART · texte numérisé non relu

B. — EFFETS MORALISATEURS DE L'ART

un [. — 11 détache l'âme des préoccupations égoistes, parce que } POS thétique est désintéressée (1, $ III).

II. — /{ élève l'âme en lui communiquant les nobles sentiments et

5 grandes idées qu’il exprime : admirer, c’est presque imiter. L'art tant la manifestation d’une activité puissante et ordonnée, sa vue

aème le corps prend une attitude plus digne. « Quand je suis en présence lun chef-d'œuvre, j'éprouve le besoin de mettre mon âme à l’unison PA

€ loute beauté, à l'Idéal suprême, à Dieu. L'artiste est une âme puisante, mais ordonnée. € qui, en se montrant elle-même, en montrant à ravers elle-même les objets de sa pensée, nous mène par le vrai et le ea® jusqu'au bien, terme obligé de toute activité libre. Voilà le rôle

0 Pour atteindre ce but l’art dispose de trois moyens : la leçon directe, la thèse, l'imression. Cf. LONGHAYE, Théorie..., L. I, Ch. 1v, $ 4.

(2) CH. BLANC, Grammaire des Arts du dessin : Principes, $ III, p. 16, Paris 18887 - Sur le ae assimilant du béau, Cf. LONGHAYE, Théorie des Belles-Leitres: LET, CR: IH,

aux et immoral, il ne produit pas l'émotion esthétique, car s’il franchit

rovoque dans l’âme une activité semblable qui l’embellit. Parfois!

IT. — J nous fait monter du spectacle des beautés créées au Principe ;

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