$B. — APERÇU HISTORIQUE
Les Sophistes grecs, les Proracoras, les GorGras, les CRITIAS, les Hrppras, etc., étaient des rhéteurs habiles, qui soutenaient indiftéremment le pour ou le contre sur chaque question, par intérêt ou par dilettantisme. Cette indifférence à l’égard de la vérité favorisait le doute : la Sophistique fraya le chemin au Scepticisme.
des apparences, mais ils ignorent si les choses sont en elles-mêmes
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422 0 —SCEPTICISME ABSOLU OU PYRRHONISME He (8)2
- d'aucune manière ; mais seulement qu’on ne peut rien connaître d'une
une attitude plus spécieuse, dont l’/déalisme et le Relativisme sont,
Les Sceptiques reconnaissent pour leur maître PYRRHON (vers 365- | 275 avant J.-C.), né à Élis. Après lui, le Scepticisme eut pour principaux représentants : ÆNÉSIDÈME (probablement du re siècle avant J. -CA qui composa, entre autres ouvrages, les Ilugveur Adyor (Drscoursé Pyrrhoniens) et ramena à dix les raisons de suspendre le jugement (AËxa Toômot vhs émoyñs); — AGRIPPA (peut-être enseigna-t-1l vers la fin du 1er siècle après J.-C. et au commencement du second), qui les. réduisit à cinq; — SexTus Emprricus (vers le milieu du wie siècles après J.-C.), door qui écrivit notamment les Iluppoveror € OToTUTU GEL a (Hypotyposes Pyrrhoniennes) et Ilcos ualnuatixouc cos les PORC liciens) (1). |
Le Scepticisme, imconnu au Moyen Age, reparaîit, parmi les inoderncsil avee MonTaiGne, dont le scepticisme est plutôt une boutade littéraire / qu’une doctrine réfléchie, PIERRE CHARRON, La Morne LE (VAYER BAYLE. | Pour PascaLz, Huer, La MENNaIs, leur Scepticisme est plutôt une | arme de controverse et un moyen apologétique pour rabattre la « su perbe » de la raison humaine qu’ils veulent ramener à la foi. È
De notre temps, le Scepticisme proprement dit n’a plus de partisans. Les philosophes, qui rejettent la valeur de la raison humaine, ont adopté”
l'expression subtile. : | 4