LE BIEN ET LE MAL
On voit que la fausseté est attribuée aux choses à cause de 1 relation à l’intelligence, soit parce que ces choses ont été une occas d'erreur (1°), soit parce qu’elles ne reproduisent pas fidèlement l'id qui existe dans l’intelligence et qui est leur modèle (29), soit enfin p: que lintelligence peut émettre des propositions fausses (30). Mais, ob} tivement et en soi, toutes ces choses, dites fausses à raison de ce leur manque, sont vraies, ont une certaine réalité; ainsi une fau médaille d'argent est un vrai métal, est réellement de l'aluminium, ete: C'est pourquoi le faux n’est pas une négation pure et simple, un non: être. S'il s’agit de la fausseté ontologique, il est évident que ce qui appelé faux est une réalité à laquelle est jointe une négation. On dit cette médaille réelle n’est pas de l’aluminium ou que cette manière € parler n’est pas de la vraie éloquence, ete. RS
F) Fausseté logique. Fausseté morale. Cf. LociQuE, 121, I, ITL.
25. — LE BIEN ET LE MAL. ‘4 SL LE BIEN RU À) Définition. — 1° Le bien, en général, est ce qui convient à quel |
qu'un ou à quelque chose. La bonté implique l’idée de perfection, de quelque chose capable de perfectionner. À cette idée de perfection, que en est la base, la bonté ajoute l’idée de relation à une autre chose qu’ell
peut perfectionner. : A
La perfection est une réalité quelconque convenant à un être. Il y. des degrés dans la perfection. Un être est relativement parfait, quand . possède tout ce qu’il doit avoir sous un rapport déterminé, par exemple tout ce que requiert sa nature : tel homme qui a tous'ses organes et, facultés en bon état. Un être est purement et simplement parfait, quarid il possède tout ce qu’exigent et sa nature et la fin pour laquelle il a été fait. Les êtres libres naissent perfectibles : ils n’arrivent à la perfection morale qu’ils doivent acquérir que le jour où ils ont atteint leur fin dernière par un bon usage de leur liberté. "LDH "4
2° On peut définir encore le bien : l'être en tant que déstrable, « appé tuble » (appetibile). Ù |
La première définition est tirée de l’essence même de la bonté, tandis que la seconde est prise d’une propriété qui suit toujours le bien : pose. sédant une certaine perfection il est nécessairement désirable, car tout, être désire naturellement ce qui le perfectionne. :
B) Division. — On distingue le bien : “4
19 Vraï : celui qui convient réellement à quelque chose ; ve. la santé à l’homme. — ApPARENT : celui qui paraît convenir, mais ne convient