PREUVES DE L'EXISTENCE DU MONDE EXTÉRIEUR
collection de sensations, et que la causalité n’est pas une simple su cession de phénomènes (Psycx., 76). L ei
b) L’explication, que S. Mill à imaginée pour rendre compte de la. croyance au monde extérieur, est manifestement inadmissible. D’apré le philosophe anglais, la sensation actuelle a pour cause là sensation antécédente. Maïs, en l’absence de sensations actuelles, reste une possi bilité de sensation. Or une possibilité de sensation, qu'est-ce sinon une sensation que je pourrais éprouver, mais qu’en fait je n'éprouve pas Ÿ C'est une sensation qui n’existe pas ; c’est, par rapport à l’ordre réel, un zéro. Donc pour assigner sa cause à une sensation actuelle, il faut admettre, en dehors de notre conscience, non pas une simple possibilité de sensation, mais une réalité qui conditionne cette possibilité. à
c) Dans lidéalisme de S. Mill, l'illusion, qui nous fait croire à l'exis2s tence d’un monde extérieur, ne serait, en tout cas, possible qu'en pré“ sence des sensations actuelles, quelle qu’en puisse être la cause. Car que sont les événements qui se passent en notre absence ou avant Papparition des êtres capables de sentir ? « Ce sont, répondrait S. Mill, les séries de sensations que nous aurions pu avoir et que nous aurions: eues, st nous avions existé à cette époque. — Mais précisément nous né pouvions pas exister à cette époque, ni nous ni aucun être sentant, par. conséquent ces prétendues possibilités de sensations sont au fond des sensations impossibles (1). » à.